‹ Mémoire sur les poissons de l'Afrique australeChapitre 40 sur 75 · Temnodon conidens (N. Sp · texte numérisé non relu

Temnodon conidens (N. Sp

Ce Temnodon ressemble extrêmement au précédent, mais s'en distingue par ses dents, qui sont nombreuses, fortes, serrées, hautes, coniques, au lieu d'être espacées et élargies comme chez lui. Le troisième article de la première dorsale est beaucoup plus haut que les deux précédents, tandis que c'est le quatrième qui est le plus élevé chez le saltator.

Ce poisson est noirâtre sur le dos, d'un blanc sale sur le ventre; les nageoires jaunâtres: la partie inférieure de la caudale obscure ; iris jaune.

Première dorsale, 8. — Deuxième, 1/25. — Anale, 1/25.

— Caudale, 18 grands rayons, trois petits de chaque côté. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 17.

Je n'en ai vu qu'un seul individu, long de 0"56, qui m'a été envoyé d'Algoa-bay, par M. Chabaud.

THYRSITES.

Thyrsifes atun (Euphrasen).

SCOMBRE ATUN. Lacép., Hist. nat. des Poissons, t. v, p. G80.

THYRSITES ATUN. Cuv., Val, t. 8, p. 197, pi. 219.

ACINACÉE BATARDE. Bory Sl-Ymcent, Foyage aux iles d'Afrique, l. 1, pi. -i, t. 2.

— — Pappe, Sijnops., p. 24, n. 28.

suvEK des colous du Cap.

Corps argenté, sombre, en dessus d'un bleu obscur; iris argenté ; très-commun à Table-bay ; apparaît vers le milieu d'Août, mais ne devient abondant qu'en Septembre; disparaît vers la fin de Juin. — Il atteint un mètre de long. C'est un poisson vigoureux et vorace. Les pêcheurs, après l'avoir pris aux hameçons, l'assomment dans leurs embarcations à coup de massue sur la tête. C'est le meilleur poisson du Cap.

XIPHIAS.

Xipliîas gladîus (Linn.)

Cette espèce se trouve, bien que très-rarement, dans les mers du Cap. On conserve encore au Muséum de cette ville la têtede l'individu dont parlent MM. Guvier et Valenciennes, et elle ne semble diflerer en rien de celle de l'espèce de la Méditerranée.

HISTIOPHORUS.

nistiophorus granalifer (N. Sp )

Après une de ces violentes tempêtes si communes au cap de Bonne-Espérance, on trouva sur la plage de la baie de Saint- Sébastien un squelette mutilé d'un grand poisson que l'on en-

voya au Musée de cette ville, et qu'il me fut facile de reconnaître pour celui d'un Histiophorus. La tête est bien conservée. Sa longueur totale est del"'07 et sa hauteur de 0"35. La longueur du bec jusqu'au bord antérieur de l'orbite de l'œil est de 0"'67. Le bec est un peu aplati en dessus, pointu à l'extrémité, couvert en dessous et sur les côtés de granulations, dont celles qui sont placées en dessous sont plus fines et plus serrées que les latérales ; des granulations semblables existent au bord supérieur de la mâchoire inférieure.

Le squelette ressemble entièrement à celui figuré dans l'ouvrage de MM. Cuvier et Valenciennes {Tetrapterm).

LEPIDOPUS.

Lepidopns caudatus (Euphrasen).

TRICHIURL'S CAUDATUS, Euphr. : Nouveau mém. de Stock, t. 9, pi. 9, tig. 2. VANDELLIUS LUSITANICUS. Sliaw, Gen. zool., t. 4, part. 2, p. 99. LEPIDOPUS ARGYREUS. Cuv. , Val, t. 8, p. 223, pi. 223.

Ce poisson, qui est d'une couleur argentée très-brillante, est très-rare au Cap, où je n'en ai vu qu'un seul individu, pris en Septembre 1856. Il nage en serpentant. Sa chair est bonne à manger; les pêcheurs, qui le connaissaient à peine, lui donnaient le nom de Lyre-fish. M. Pappe dit qu'il porte les noms de Kallvvish et de Scobard-fish. Etant infiniment rare, je suppose que chaque pêcheur lui donne un nom différent.

Ce poisson semble avoir un habitat très-étendu, car il se rencontre sur les côtes de l'Océan et sur celles de la Méditerranée.

TRACHURUS.

Trachnrns Capensis (N. Sp.)

CARANX ïnACKURUS. PappC, Sijnops., p. 25, n. 31, BASTARD MACKEf.EL (les colons du Cap.

MAASBAiNKER des pècheurs.

MM. Cuvier et Valenciennes réunissent en une seule espèce, mais avec doute, les Sawels pris dans toutes les parties du monde. Il existe, en effet, les plus grands rapports entre les

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individus pris dans les mers les plus éloignées ; cependant, ceux du Cap offrent quelques différences constantes, qui obligent à les considérer comme formant une espèce distincte. — La ligne latérale, ainsi que l'avaient observé ces savants, est fléchie d'une manière moins brusque. Ce poisson est trèsargenté, avec le dessus du corps d'un bleu éclatant. — L'on compte de 65 à 67 plaques à la ligne latérale. Se prend en hiver. — Je n'ai vu que des individus de petite taille.

STROMATOIDEA, Nov. Gen.

Les mers de la partie orientale de la Colonie du Cap m'ont offert un Scombcroîde qui, par ses ventrales rudimentaires, ne peut être confondu qu'avec le Seserimis; mais il s'en éloigne par les épines qui précèdent son anale, — Sa forme est celle des Slromatées, mais ceux-ci n'ont pas de ventrales ; enfin, il se rapproche des Apop/ectes, mais ceux-ci ont des ventrales prolongées. Je me vois donc obligé de créer pour cette espèce une nouvelle coupe générique, à laquelle je donne un nom destiné à rappeler les grands rapports qui existent entre elle et les Strotnatées.

Ce genre se place dans la quatrième tribu des Scomberoïdes, caractérisée par l'absence de fausses pinnules, d'épines libres au dos et au côté de la queue.

Les dents fines, très-serrées, très-nombreuses, en carde, sur plusieurs rangs, fines et arquées; la bouche est extensible. — Le corps est comprimé et court, ayant un peu la fonue de celui de beaucoup de Chetodons, et les nageoires dorsales et anale sont couvertes d'écaillés, dans une grande partie de leur surface. Ces nageoires sont précédées d'épines. Les ventrales sont rudimentaires, et présentent une très-forte épine. Dorsale unique et longue, ainsi que l'anale ; œil grand.

Stromatoïdea Layardi (N. Sp.)

Corps argenté; dos à reflets bleuâtres ; écailles assez petites; les nageoires jaunâtres ; les anale, caudale et ventrales terminées par du brun obscur; iris jaune.

Pectorales, 15 ou 16. — Dorsale, 8/29. — Caudale, 16. — Anale, 3/28. — Ventrales, 1/5.

Les premiers individus de cette espèce que j'ai vus m'ont été envoyés d' Algoa-bay par M. Chabaud ; depuis lors, j'en ai reçu d'un peu plus grands, recueillis à. Natal par mon fds.

Longueur totale, 0'"20. — J'ai dédié ce joli poisson à M. Layard, directeur du Muséum du Cap, et frère du célèbre voyageur et antiquaire anglais.

ATIIERIXOIDES.

ATHERLNA.

t. Atherina breviceps (Cuv., Val.)

ATHERINA BREVICEPS. Cuv., Val., t. iO, p. 445. ASANCE des pêcheurs du Cap.

D'un blanc laiteux verdâtre, avec une bande d'argent de chaque côté du corps ; cette bande se termine supérieurement par un trait noir; dos couvert de très-petits points noirs, yeux dorés; nageoires hyalines; une rangée de points noirs à la base de l'anale.

Vu en grand nombre au mois d'Août.

Z. Atherina parvipînnis (Cuv., Val.) ATHERINA PARVIPINNIS. Cuv, , Yal., t. 10, 446.

Je n'ai pas vu cette espèce.

TJS^IOIDES.

GYMNETRUS.

Gymetras Capensîs (Cuv., Val.)

Un seul individu de cette espèce a été trouvé pendant mon

séjour au Cap, et il était dans un tel état de décomposition et de mutilation qu'il était impossible de l'étudier.

FAITIlIiLE DES IflUQ IliO ADFS.

MUGIL.

Les espèces de ce genre sont nombreuses dans les mers du Cap, ainsi que dans les rivières de cette Colonie ; je n'ai vu que bien peu de ces derniers.

Aux huit espèces que je décris, il faut encore ajouter celles qu'a fait connaître M. Smith, et que je n'ai pu me procurer.

fl. IHugil C'apensis (Val., t. 11, p. 108.)

MUGIL MCLTILINEATUS. Smith, Ilh/str., pi. 30, fig. 2.

— Pappe, Sytwpsis, p. 27, n. 35.

LE SPRiNGER dcs colons du Cap.

On trouve communément, dans la baie de la Table, deux espèces de Mugils, et il est assez difficile de décider laquelle des deux se rapporte au Capensis de Cuvier et Valenciennes. En effet, le plus commun, qui n'a pu que difficilement échapper aux recherches si actives de M. Delalande, est le IJarder qui, dans certains moments, abonde au marchéde Cape-Town; mais la description dit qu'il existe une tache noirâtre à la base de la pectorale, et ce caractère ne se trouve que dans le Springer, ainsi que le nomment les pêcheurs du Cap. Je me suis donc décidé, d'après ce caractère, à regarder cette espèce comme le vrai Capensis. M. Smith avait cru reconnaître le poisson des naturalistes français dans l'espèce la plus commune, et avait donné à celle-ci le nom demutlilineatus, à cause de ses lignes plus nombreuses, bien que moins fortes, que dans l'autre.

Le Mugil Capensis a le corps ovalaire, allongé, la tête moyenne et un peu élargie, les nageoires pectorales très-peu écailleuses. Il est d'une couleur bleue assez obscure en dessus ;

argenté dans les parties inférieures du corps, et présente sur les flancs treize lignes longitudinales, étroites et obscures ; une petite tache semblable se voit à la base de la pectorale.

Dans les individus adultes, il y a une tache allongée et dorée sur les opercules ; les nageoires dorsales et caudale sont d'un gris obscur; pectorales un peu obscures ; ventrales blanchâtres, un peu rosées ; lèvres roses ; yeux argentés.

Ce Mugil doit son nom de Springer aux sauts nombreux et rapides qu'il fait presque constamment, caractère d'autant plus remarquable, que c'est précisément au Mugil saliens que M. Cuvier l'a comparé.

La longueur des plus grands individus est deO'^SS à 0"30.

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