‹ Mémoire sur les poissons de l'Afrique australeChapitre 7 sur 75 · Sebastes Capensis · texte numérisé non relu

Sebastes Capensis

SEBASTES CAPENSIS. Llnn. Gm. Syst. nat. t. 4, p. 1219, n. 7. Cuv. Val., t. 4, p. 341.

Pappe, Synops., p. 14, n° 3.

A. Smith, Illuslr. zool. South Africa, pi. 22, f. 1.

SEBASTfiS MACOLATDS. A. Smilh, Illuslr, zool. Soulh. Africa, pi. 22, f. 2. SCORPÈNE AFRICAINE. Lacép. t. 3, p. 266,

(Jacob Everslen et Jacob Piver, des colons du Cap.)

Ce poisson est d'une belle couleur rouge, souvent varié d'orangé et de vert clair. Il a aussi, en général, quelques taches couleur de chair sur les côtés ; iris rouge.

Il est très-reconnaissable à la grandeur de ses yeux et à sa vessie natatoire qui manque dans l'espèce suivante.

Assez commun au marché du Cap.

s. Sebastes maculatns»

SEBASTES MACDLATUS. CllV., Val., t. 4, p, 343.

Corps d'un beau brun rouge, marbré de brun obscur; base de la dorsale jaunâtre, le reste varié de rouge; iris jaune.

Commun au marché, surtout dans la saison froide (Juin, Juillet et Août).

AGRIOPUS.

fl . Agriopas toriras (Gronov).

BLENNIDS TORVOS GRONOV. Act. Hclv., t. 7, pi, 3, CORYPH^NA TORVA. Bl., Syst.^ p. 298.

AGRIOPUS TORVDS, Cuv., Val., t. 4, p. 382.

Ce poisson est des plus curieux, par la forme de sa tête qui ressemble un peu à celle d'un cheval, d'où vient le nom que les pêcheurs du Cap lui donnent (Paar devisch Cheval marin). Ils le croyent vénéneux, et c'est par erreur que MM. Cuvier et Valenciennes disent que sa chair se mange ; vivant, ce poisson est d'un vert olive, parsemé de marbrures noires, larges et irrégulières ; la bouche est rougeâtre, l'iris jaune.

s. Agriopas maltidentatas (N. Sp.)

Cet Agriope ressemble beaucoup au précédent, mais s'en distingue facilement par sa dentition. Dans le Torvus, les lèvres sont rugueuses intérieurement, et les dents sont disposées sur une seule rangée ; elles sont assez fortes, mais peu

nombreuses (cinq ou six de chaque côté de la bouche, aux deux mâchoires). Dans l'espèce nouvelle, elles sonten cardes, en immense quantité, fines et arquées.

Il diffère encore du Torvus par la forme du corps, qui est plus égale, se rétrécissant moins en arrière; la nageoire dorsale est aussi un peu moins échancrée, et le deuxième aiguillon est de la longueur du quatrième, tandis qu'il est plus court dans la précédente espèce.

Toutes les nageoires inférieures sont un peu plus longues, et la tête est plus courte.

La couleur est différente, étant entièrement d'un gris blanc sans taches pendant la vie de l'animal, bien qu'il en paraisse sur la peau sèche. La nageoire dorsale a une large bordure noire, ainsi que la caudale. Les nageoires inférieures sont d'un gris noir. Les yeux sont un peu voilés et d'un bleu terne.

Les nombres des deux espèces sont comme il suit :

Torvus, — Dorsale, 33. — Caudale, \h (grands rayons). — Anale, 1/7. — Pectorales, 9. — Ventrales, 6. — MuUidenfatns. — Dorsale, 34. — Caudale, 12 (grands rayons). — Anale, 1/9. — Pectorales, 9. — Ventrales, 6. — Les granulations de la tète sont semblables dans les deux espèces.

Il faut ajouter les deux Agriopus suivants, que je n'ai pas vus.

A. VERRDCosus. Cuv., Yal. , t. 4, p. 387, pi. 91.

A. SPINIFER. Smith, Illuslr. zool. South. Jfr., pi. 3,

Espèce remarquable par une épine sur le museau.

Nota. — Les Agriopus sont rares au cap de Bonne-Espérance. Ils se rencontrent quelquefois à Table-bay, aussi bien qu'à Simon's-bay.

FASIILIiE DES SCIiENOlDEIS.

Cette famille se trouve représentée au Cap par quatre genres et cinq espèces.

SCIyENA.

Scîîcna holoIepîdo(a (Cuv., Val.)

SCI^NA HOLOLEPIDOTA C. , Val., t. 5, p. 53.

— — Pappe, Synops., p. 15, n" 5.

— A. Smilli, Illustr. zool. Soiiih. Afr., pi. 15.

KABELJAUW des Hollandais du Cap.

Ce poisson atteint un mètre de long ; les adultes se trouvent pendant l'hiver (de l'Hémisphère austral), et les jeunes individus sont communs en été (Janvier-Février) . Il se trouve en grande quantité, et on l'exporte sec et salé pour l'île Maurice.

Le dessus du corps est d'un bleu assez foncé, à beaux reflets dorés, verts et pourpres; dessous du corps argenté; nageoires supérieures cendrées, les autres blanches; bouche rosée ; iris d'un jaune clair.

CORVINA.

Corvina punctata (N. Sp.)

J'ai hésité à ranger ce poisson avec les Corvina, à cause de ses mâchoires très-extensibles, qui sembleraient le renvoyer parmi les Ménides (Smaris). Mais plusieurs Sciœnoïdes sont également dans ce cas, tels que les Umbrina, etc. C'est une nouvelle preuve de l'inadmissibilité de la famille.

Le corps est d'un blanc argenté, avec le dos et le dessus de la tête d'un gris verdâtre à reflets dorés. Toute la partie supérieure du corps est couverte de points d'un noir violet, à contours irréguliers et disposés sans ordre. Sur le bord postérieur de l'opercule, on voit une tache un peu obscure. Nageoires dorsales un peu écailleuses à leur base, d'un violet noirâtre, avec une bande jaunâtre sur la partie membraneuse, entre les rayons; les rayons épineux sontviolâtres, avec leur extrémité blanche. — Caudale jaune, terminée en arrière par une nuance plus obscure; pectorales blanches; ventrales et anale d'un blanc jaune; le deuxième rayon des premières se prolonge un peu en| forme de petit fil ; les pectorales sont très- longues.

Le bord du préopercule est fortement dentelé. La deuxième épine de l'anale est très-forte, plate et un peu courbe.

Longueur totale, 0'»2Zi.

Dorsale, 11/1/i. ~ Caudale, 17. — Anale, 3/9. — Ventrales, 1/5. —Pectorales, 18.

Ce poisson habite le Port-Natal et a été rapporté par mon fils.

OTOLITHUS.

OtoIUhus eeqnidcns (Cuv., Val.

OTOLITHUS iEQDlDENS. C, V., t. 5, p. 66.

— — Pappe, Synops. , pi. 16, n" 6.

— — A. Smith, Illuslr., pi. 13.

CEELBECK des colons hollandais du Cap.

CAPE SALMON des Anglais.

Cette grande espèce atteint jusqu'à un mètre vingt centimètres ; elle se trouve en abondance, surtout dans Simon's-bay ; on la fait sécher et saler, et elle se montre pendant l'été (Janvier, Février et Mars). On l'exporte.

Les couleurs de ce poisson sont très-vives, lorsqu'il est frais; elles sont argentées et très-irisées, à reflets brillants et dorés sur le dessus du corps. L'intérieur de la bouche et une partie des lèvres est orange ; les nageoires supérieures d'un jaune clair, les inférieures blanches ; iris argenté, à reflets jaunâtres.

Nota. — La planche de A. Smith, bien que très-jolie, est peu correcte sous le rapport des couleurs.

LMBRINA.

Umbrina Capensis (Pappe.)

UMBRINA CAPENSIS. Pappe, Synops., p. 16, n" 7. BAARDMANNETJE des colons hollandais du Cap.

Ce poisson est très-rare, et habite Simon's-bay pendant l'été. 11 atteint environ 0™60 de long, et on le dit fort bon à manger. — Le museau est court et obtus, la bouche très-extensible ;

la mâchoire inférieure est sensiblement plus courte que la supérieure, et porte en dessous un barbillon charnu, épais et court, et deux pores de chaque côté.

Le dessus du corps gris ; les flancs et le dessous blanchâtres; la tête brunâtre, un peu pourpre; iris d'un jaune clair; écailles grandes, ayant leurs bords un peu plus obscurs^ ce quileurdonnel'apparence d'échiquier que l'on observedans beaucoup de poissons de cette famille. — Nageoires dorsales, pectorales et ventrales grises; anale et caudale plus obscures.

Première dorsale, 9. — Deuxième, l/2Zr. — Caudale, 17. — Anale, 1/7. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, J8.

CHEILODACTYLUS.

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