‹ Mémoire sur les roues hydrauliques a aubes courbes, mues pardessous, suivi d'experiences sur les effets mécaniques de ces roues, par m. PonceletChapitre 2 sur 35 · DE L’ÉDITEUR · texte numérisé non relu

DE L’ÉDITEUR

Le premier de ces Mémoires , qid a obtenu, en i 8 a 5 , à V Académie royale des Sciences , le prix de Mécanique fondé par M. de Montyon , a déjà paru dans les Annales de Physique et de Chimie, dans le Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale et dans les Annales des Mines, années i 8 a 5 et 1836. Quelques exemplaires, tirés à part pour les personnes qui ne sont pas à même de consulter ces importantes collections , furent livrés au commerce et rapidement enlevés ; les demandes n’tyant pas discontinué, et P auteur recevant de divers endroits, au sujet de F établissement de la nouvelle roue, des lettres auxquelles ses occupations ni Vétat de sa santé ne lui permettent pas de répondre, s’est décidé à faire une nouvelle publication de son Mémoire, en y joignant le résultat des expériences en grand qu’il a entreprises, pendant l’été de 182G, sur une roue à aubes cylindriques établie à Metz, par M. de Nicéville. Cette nouvelle publication lui a semblé d’autant plus nécessaire qu’il s’est glissé, dans les précédentes , plusieurs incorrections qu’il était essentiel de faire disparaître. Néanmoins, il a cru devoir s’abstenir d’ajiporter au texte aucun changement qui pût lui attirer le reproche d’avoir cherché à faire cadrer ses premiers résultats avec ceux qu’a a obtenus en dernier lieu.

Dans ses expériences en grand. Fauteur ne s’est pas seulement proposé ePéclaircir quelques questions, sur l’établissement et la

théorie du nouveau système de roue , (jui n’avaient pu l’être par les expériences en petit du premier Mémoire , il a voulu encore lever toute espèce d’incertitude sur l’avantage réel qu’offre^ pour les chutes ordinaires des peys de plaine^ le système en question^ quand on en compare les effets à ceux des anciennes roues en usage. Il avait d’abord eu l’intention de faire hommage flu résultat de ses expériences en grand, à l’Académie royale des Sciences, et de r.adresser ensuite aux rédacteurs des reetteils périodiques, qui avaient bien voulu insérer son premier travail : c’était en quelque sorte , acquitter Ut dette de la reconnaissance. Mais cette marche entraînait des lenteurs inévitables et n’atteignait point le but dune publication spéciale ; il s’est donc décidé à Uvrer de suite à l’impression l’ensemble de ses recherches, dans l’espoir qu’il pourrait encore être utile à plusieurs des personnes qmhdont fait V honneur de le consulter sur l’établissement de leurs roues fydrauliques.

Pour rendre la nouvelle publication plus profitable à Pindus— trie manufacturière, l’auteiœ a eu soin (P insister sur tous les points qui donnaient lieu à des observations importantes ; il n’a même pas craint de se répéter en revenant , à plusieurs reprises ^ sur quelques-uns <P entre eux pour les éclairer de plus en plus, notamment sur ceux qu’il n’avait point assez étudiés ou développés dans le premier Mémoire. Pour mettre d ailleurs tous les constructeurs d’usines en état de saisir et d’appliquer les préceptes concernant la nouvelle roue , il a joint à son travail une instriuition sommaire sur la manière d’établir cette roue , ainsi que les divers accessoires qui en dépendent, tels que coursiers, pertuis, canaux d arrivée et de fuite , etc. ; il a résumé, à ce sujet , les principaux moyens

connus dévaluer la dépense des pertuis et des déversoirs ^ le produit des cours (F eau, leur force motrice disponible et celle que rendent les différentes roues hydrauliques en usage. Afin de se faire mieux entendre des praticiens , il a évité, autant qu'il était possible , tout langage trop scienlifîque et Femploi de calculs qui exigeraient au-delà des quatre premières opérations de l’arithmétique : une table des hauteurs de claites correspondantes à différentes vitesses, suffit pour atteindre ce but, et des exemples de calculs servent à faire saisir Papplication des règles.

Enfin Fauteur a joint à son travail des Notes sta~ tous les objets qui donnaient lieu à des développemens scientifiques plus étendus ou à des observations intéressantes : il a cru également utile {le rapporter un extrait des Lettres qui lui ont été (ulressées, par MM. Poucet frères, d’Avignon, relativement aux résultats avantageux obtenus par ces habiles fabricans, dans Papplication du nouveau système de roue à leurs moulins à garance de FAverne. Quelques essais qui y sont relatés, lui ont fourni l’occasion de signaler le vice des moyens qu’emploient souvent les praticiens pour apprécier la force des roues hydraidiques en mouvement , et de rappeler plusieurs principes de Mécanique , dont Futilité et F exactitude , bien qu’incontestables , n’en paraissent pas moins assez généralement méconnus par beaucoup de ceux qià raisonnent sur les machines ou qid en construisent.

rrrrrnr>irf i frf i r i fr <i »w i fwi i fn nnwiiipiiiipwiiiM^Mlp — pi

MEMOIRÉ

son

Page 1