‹ Mémoire sur les variations diurne et annuelle de la température, et enChapitre 10 sur 32 · août · texte numérisé non relu

août

16,S o 16,1 > llt,8 leptembi

*',9 centigr

. 51%6 cent

0,6 février

Nous Toyons par ce tableau cpie :

1" Les maxima différent bien moins entre eux que les minimal puisque, d'une part, la différence des températures indiquées par le thermomètre le plus haut et le thernlomètre le plus bas, n'est que de 4°,3, et qu'elle est, de l'autre part, de 6°,1 ; ces discordances sont plus remarquables encore en comparant la marche du thermomètre le plus bas à celle du thermomètre placé à l'air libre ; on n'a pour différence des mo^tmaque 3°,6, tandis que, pour différence desjnzmma, on a 8*^,4.

2° Les maxima et les minima ne suivent pas une marche uniforme; il semblerait qu'il y a solution de continuité, en passant de l'air libre au-dessous de la surface du sol.

3° La différence des températures extrêmes diminue, à mesure qu'on descend plus bas.

4° Les époques des maxima et des minima reculent d'autant plus qu'on s'abaisse à des profondeurs plus grandes.

S*' La température moyenne de Zurich est de 8°,8 centigrades; cette moyenne prise par rapport aux mois le plus chaud et le plus

donné -que \9ffi pour le mois le plus chaud, d'après la même série d'obserTations. La moyenne de l'année indique aussi qu'il faut 16,6. Je a'ai pas les moyens de vérification nécessaires , mais je Grains qu'il ne se soit encore glissé d'autres erreurs dans les nombres.

froid de Tannée serait un peu moindre, mais elle est sensiblement égale à celle qui a été observée à ■- pied de profondeur*, puis sa valeur Ta croissant à mesure qu'on s'enfonce au-dessous du sol, et d'une manière plus rapide que ne l'indique la théorie, eu égard à la chaleur du globe et abstraction faite des variations diurnes et annuelles.

6° Si l'on compare la température moyenne des différens mois de l'année, aux températures moyennes déterminées de la même manière à l'aide des thermomètres enfoncés en terre, on trouve sa valeur moins grande, et l'on reconnaît encore une progression croissante dans les températures des thermomètres, à mesure qu'ils sont placés plus bas. Mais le tliermomètre placé à -; de pied de profondeur semble encore faire anomalie, soit que le zéro de son échelle fût placé trop haut , soit qu'il y ait effectivement un maximum de température dans cette couche, soit enfin, comme nous en avons fait la remarque, que cette anomalie apparente dépende des heures des observations.

7^ Quoique les dates précises des maa^îma et des minima ne soient pas indiquées, on remarquera cependant que février a été le mois le plus froid pour tous les thermomètres, tandis que le mois le plus chaud a été juillet, août, ou septembre, selon les indications des thermomètres les plus ou moins enfoncés en terre. En portant à 1 mois ou 1 j mois le temps de transmission de la température, depuis la surface du sol jusqu'à la profondeur de 6 pieds où était le thermomètre le plus bas, on aurait de cinq k sept jours environ pour le temps employé par la température à traverser une couche de terre d'un pied d'épaisseur, et en supposant la vitesse de transmission uniforme.

Nous nous occuperons maintenant de rechercher la formule qui peut représenter les différences observées des mois le plus chaud et le plus froid de l'année. Afin de mieux juger de la facilité avec laquelle la formule (a) se prête au calcul, nous avons successivement fait concourir à la détermination des constantes les résultats de l'ob-

1 Le UiermomËtre placé à \jX de pied de profondear semble former ici une anomalie ; il parattrait que sa hauteur devrait être moindre ; cette discordance peut tenir aux heures des ohserra- Uons qui étaient peut-être celles de son maximum, tandis que le contraire avait lieu plus bas.

serration du thermomètre placé à la plus grande profondeur aTec les résultats observés au moyen des thermomètres placés à -^ pied , 4- pied et à un pied de profondeur; ces trois com))inaisoas ont donné les formules suivantes, en prenant pour unité le pied,

d'où ont été déduites les valeurs de ce tableau :

PROFONDEUR

DlFFÉKBnCEft ob«rWn.

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