‹ Mémoire sur les variations diurne et annuelle de la température, et enChapitre 2 sur 32 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

TEMPÉRATCKE DE L'AIR.

1. Résultats généraux des observations des variations diurne et annuelle de la température de Pair.

Si l'action solaire se manifestait immédiatement, et si les phénomènes des températures ne se compliquaient d'aucune influence étrangère, le thermomètre, chaque jour, serait, à l'heure de midi même, à son plus haut point d'élévation ; et les degrés par lesquels il monte, dans le cours de la matinée, formeraient une échelle qui serait sensiblement la même que celle des degrés par lesquels il s'abaisserait après

' Ce n'ëUit pas l'opinion de Saussure ai celle da baron de Zach, foyeM le dict. de Gehier , m, lOli et UComip. do Zach, XXI, 119.

' D peut exister d'autres variations périodiques encore, bien moins sensibles et plus longues; par exemple, celle qui dépendrait du déplacement de la ligne des absides et qui se rapporterait aux températures moyennes annuelles, comparées entre elles.

midi; de sorte que la courbe qui représenterait la marche du thermomètre pendant l'espace de vingt-quatre heures, pourrait être considérée comme symétrique des deux côtés de l'ordonnée mammum^ il en serait de même de la courbe qui représenterait les Tariations des températures annuelles ; le maximum se manifesterait au solstice d'été, et le minimum au solstice d'itiver. Mais il n'en est point ainsi; les courbes des -variations ne sont point régulières, et les mawima et les minima ne tombent pas aux époques ofi le soleil a sa plus grande ou sa moindre action. Le problème se complique d'un grand nombre de causes , parmi lesquelles il iaut surtout ranger les facultés inégales qu'ont les corps d'absorber, de transmettre ou de rayonner la chaleur, l'humidité de l'air ou de la terre, les vents ainsi que la configuration et l'élévation des terrains. Ces causes sont si complexes qu'il n'est guère possible d'aborder la solution du problème auti*ement que par l'expérience, en se réservant d'exprimer ensuite par des lois empiriques les principales circonstances qu'il présente.

Le premier travail suivi sur les variations diurnes du thermomètre parait dû à Chiminello de Padoue, qui, vers la fin du siècle dernier, eut la constance d'observer le thermomètre pendant 16 mois , et d'heure en heure, depuis 4 heures du matin jusqu'à 11 heures du soir. Des observations horaires furent aussi faites à Leith, près d'Edimbourg, pendant les années 1824 et 1825. Vers la même époque, des observations semblables se faisaient par les soins de Neuber  Apenrade en Danemarck , mais sur une échelle moins étendue. Bento Sanchez Dorta, à Rio Janeiro, en 1785, et MAI. Homer et Langsdorff sur le Grand-Océan se sont aussi occupés des variations horaires du thermomètre.

Les principaux faits qui ont été mis en évidence par ces séries d'observations, sont les suivons :

1'' La courbe qui indique les variations diurnes du thermomètre n'est pas régulière; elle présente un ma:Bimum et un minimum qui sont séparés par des intervalles de temps inégaux. La distance de ces intervalles pendant le jour est moindre que pendant la nuit. Ainsi, l'on a trouvé :

SUR LES VAWATIONS

TEttPÉBiTUBE.

A Padoue .

A Leith .

A Paris .

Vit mat.

2W wir.

2° Les termes maximum et minimum sont variables selon les saisons, non-seulement pour les heures auxquelles ils se présentent, mais encore pour le nombre de degrés qui les séparent On en jugera par les résultats suiTans, déduits de l'obserratioa '.

ÉPOQUES DU HAXIBUK.

DIFTÉlEnCE au TEMPÈKAT. l

FIDODI.

JaiiTier

Février

Mars .

Avril.

Mai .

Juin .

Juillet

Août .

Septembr

Octobre

Novembr

Décembn

SÎl soir.

sU «oir.

AmrtE

3° La moyenne des températures de deux heures homonymes, d'après AI. De Humboldt, s*écarte généralement peu de la température moyenne du jour; Técart est surtout peu sensible, quand on choisit 4 heures du matin et 4 heures du soir.

Si l'on recherche, d'une manière expérimentale, les instans précis où se présentent les moyennes températures de l'année , on obtient

' Kxmtz , Lekrbuch der meteorologU, tome 1 , pag. 88 et 87. Voyei auwi Saggi tcientifici di padova, 1, 198 et 208, ainsi que i'Edinburr/h journal oftcienc», n* U, juin 1826.

DES TEMPERATURES DE LA TERRE, ces résultats, d'après les observations de Leith et de Padoae :

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