pieds
Il semblerait d'après ces nombres que, pour des latitudes élevées, les variations annuelles des températures pénètrent moins profondément en terre, du moins les nombres d'Edimbourg et d'Upsal tendraient  le faire croire. Dans nos climats, on peut estimer, d'après les observations de Paris, de Strasbourg, de Zurich et de Bruxelles, que les variations sont à peu près éteintes à 74 pieds de profondeur, puisqu'elles n'y sont plus que d'un centième de degré; même, à 50 pieds, elles ne sont plus guère sensibles, puisqu'elles ne s'élèvent qu'à un dixième de degré.
vGooQle
En rapprochant les formules qui ont servi aux calculs des observations^ on trouve
.ur Upnl . .
. log.
■• Edimbourg .
i> Paris. . .
» Bruxelles .
« Strasbourg .
. Zurich . .
Il est très-remarquable que le coefficient, qui dépend de la chaleur spécifique et de la conductibilité de la terre pour la chaleur^ semble croître avec la hauteur des latitudes. On doit regretter que les observations qui servent à le déterminer soient encore si peu nombreuses, car cet élément est appelé à jouer un grand râle dans la physique du globe. D'après la théorie de la chaleur , la valeur de b , comme il a été dit plus haut, est la suivante
log. e;
71 est le rapport de la circonférence au diamètre, c est la chaleur spécifique de la terre , A sa conductibilité, et log. e = 0,43429 *.
' Depuis que ce qui fH-écède est écrit, nous avons reçu une lettre de M. Kupffer, qui se propose de faire également en Russie des observations sur les variations annuelles de la température de la terre. Ce savant s'est occupé de calculer les observations de Strasbou^, de Zurich et d'Edimbourg. « La valeur de a, écrit-il ( c'est le coefficient de votre p , divisé par log. e ou par 0,43429), est ^Bruxelles, selon vous, égal à 0,09378 et 0,0867; il est, d'aprâs mes calculs, de
pour ÉdimboDTg
u Cette valeur serait-elle plus grande pour les hautes latitudes que pour les basses? Les observations de Zurich ne sont cependant pas làvorables ^ cette supposition. » En multipliant les coefficiens de M. Kupffer par 0,4S429 , on trouve les valeurs suivantes , un peu différentes des nAtres :
Pou fcdunbonrg j ^^^^^
» StTMbogrg 0,039S6 <> Koriob. . 0,0418».
62 SUR LES VAIOATIONS
5. Sur la loi des variations de température que subit une même couche de terre pendant la durée dune année. Voyez fig. 4.
D'après la théorie, quand on prend les temps pour abscisses, et les hauteurs thennométriques pour les ordonnées d'une courbe, cette ligne doit être une logarithmique. Nous allons chercher si ce résultat du calcul est conforme à ce que nous apprend l'expérience. En nommant y les hauteurs thennométriques aux époques désignées par a; , on aurait
y = A -I- B sin. C'-^Qî
w sera exprimé en degrés et compté k partir du premier jour de l'an, de telle manière qu'après une année révolue, sa valeur sera de 360°; on pourra donc considérer la distance d'un mois à l'autre comme étant de 30°. G, â et B sont des constantes que l'expérience fait connaître ; du reste A indique la température moyenne de l'année pour la couche dont il s'agit, B est la demi-différence du maximum au ■mini-mum. de température annuelle pour la même couche, et G est compté de l'époque où l'on avait la température moyenne de l'année.
Les conséquences nécessaires de cette formule seraient que deux époques de l'année, également distantes du point maximum ou du point minim,um.y doiTcnt toujours présenter des températures égales, et que ces derniers points sont à six mois de distance l'un de l'autre. En effet, si cû' donne le maximum ( ce qui suppose âî'-f-G^dO); 180+aî' donnera nécessairement le minimum, car nous aurons
pour le maximum y = A + D sÎd. (jt' -4- C) 3= A -v B
» mtntmttm y = A + B sin. (ISO-t-x' -t-C) b= A — B.
Pour deux instans également éloignés du maseimum, de z degrés, par exemple, on aurait
AvaDt le mimimwiN y = A + B sin. (90 — m) Après » y = A + B sin. (90-i-«)
Quel que soit z, il est évident que ces deux expressions sont égales.
Ge qui précède étant admis , nous allons passer à l'examen de ce qui se passe dans la couche placée à 24 pieds de profondeur. En prenant la moyenne des températures pour 1835 et 1836, on remar-
vGooQle
quera d^abord que la moyenne température de l'année équivaut à 12°,06, ce qui sera la -valeur de k dans la formule. D'une antre part f l'excès du mcueimum sur le minimum de température de l'iuinée est ]2o,80 — lIo,34=<=Io,46; la moitié de cette valeur ou O^^TS formera la constante B. La troisième constante G pourra se déterminer par les époques auxquelles sont arrivées les températures moyennes et les températures extrêmes ; or, on a eu à 24 pieds de profondeur:
La température moyeniie le 11 mars.
— — le 10 septembre.
— morimwmle 11,8 décembre.
— minimum le 18,8 juin.
Supposons qu'on prenne effectivement le 10 septembre pour époque de la température moyenne, ce qui nous ferait compter vingt jours plus trois mois» ou 1 10 degrés jusqu'à la fin de Tannée. Ce nombre sera notre troisième constante C ; la formule est donc déterminée » et devient
y = 1**,06 + 0»,78 sin. (H0« + *).
Nous allons mettre en présence les nombres calculés et ceux qui ont été donnés par l'observation.
Variations annuelles de la température à 24 pieds de profondeur.
MOIS
viLEEH osaaavu.
V41.1CH CALCDIAE.