THERMOMÈTRES
^ , dont la boule est à la surface du sol. . .
B, — est à moitié enterrée . . .
C, — est au-dessous de la surface .
Thenn. — est à 0",2 de profondeur. .
Nous nous bornons à présenter ici les observations obtenues par les quatre premiers thermomètres, à cause des incertitudes que les corrections doivent nécessairement introduire dans les indications des thermomètres inférieurs , surtout après que celui placé à 4 décimètres de profondeur eut été cassé ; et nous prendrons pour température de la terre, à sa surface, la moyenne des indications des trois thermomètres A, B et C ; nous aurons ainsi 13°, 12 pour le mois de mars, et 18^,75 pour le mois de juin. Ces valeurs combinées respectivement avec celles de 2''iI9 et 3<',92, obtenues par le thermumètre de0™,2, donnent lieu aux équations suivantes, qui exprimeraient la marche des variations diurnes aux deux époques indiquées :
Pour le mois de mars, log. /\, =. 1,11792 — 0,98874 p; — de juin, log, Ap = 1,27800 — 0,88888 p.
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70 SUR LES VARUTIONS
p exprime, en décimètres, la profondeur de la couche de terre pour laquelle A^ est la variation de température la plus grande en 24 heures.
D'après ces deux formules, on calcule que A a les valeurs suivantes, aux profondeurs où étaient les autres thermomètres :
VAlIATIOIfS DIURNES
PROFONDEURS. rAK la 1" louou. rAK la 2~ roKHOLt.
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o,ooa 0,007
Les mêmes formules montrent encore que la plus grande variation diurne de la température se réduirait à un c«itième de degré, aux profondeurs de 8 décimètres d'après Tune , et de 1 mètre environ d'après l'autre; c'est-à-dire à peu près à la profondeur même où nous avons trouvé que les mawima et les minima arriveraient aux mêmes instans qu'à la surface de la terre.
Or, nous avons vu plus haut que la variation annuelle de la température se réduit aussi à un centième de degré à la profondeur d'un peu moins de 25 mètres; en prenant la 19^ partie de cette valeur ou 1™,3, on aurait le point correspondant où devrait s'éteindre, d'après la théorie , la variation diurne. Ce point tomberait donc plus bas que ne semblerait l'indiquer l'observation; mais la discordance peut être due à l'exposition même des thermomètres et aux variations brusques de température qu'ils éprouvent sous l'action immédiate des rayons solaires.
Si, au lieu de prendre la plus grande variation diuiiie de la température, d'après ces derniers thermomètres, on prenait celle indiquée par les thermomètres exposés au nord et à l'ombre, on aurait 8°,66 et 10°,10 au heu des valeurs 13°,12 et 18^,75. En faisant concourir ces valeurs avec les indications du thermomètre placé à la profondeur
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de 0*°,^, à la composition des formules, on trouve :
I^- Ap = 0,99752 — 0,2985* p, I^- A;, = 1,00485 — 0,20881 p.
La première formule donne un mètre environ et la seconde J ™,46 pour la profondeur oJi les variatious diurnes ne sont plus que de 00,01 ; ce qui s'accorde mieux avec les valeurs déduites indirectement des observations des températures annuelles : la moyenne efièctivement des deux valeurs précédentes est 1^,13 au lieu de 1™,3.
COHCLCSIOKS.
Noos allons essayer de résumer succinctement les principaux résultats que présentent les observations sur les températures de la terre faites jusqu'à ce jour, et particulièrement celles de Bruxelles.
1» En descendant, à partir de la surface de la terre, à des profondeurs toujours croissantes, la température moyenne de l'année augmente graduellement; néanmoins, il paraîtrait qu'immédiatement, au-dessous de la surface du sol, et  la profondeur d'un demi-pied ou d'un pied environ, il se présente une couche dont la température moyenne est un minimum.
2" La vitesse avec laquelle les variations annuelles des températures se transmettent à l'intérieur de la terre, peut être considérée comme étant de 6 à 7 jours pour une couche de terre de 1 pied d'épaisseur.
3° L'observation montre que , conformément à la théorie, les différences des températures extrêmes de Tannée décroissent en pro-
gression géométrique pendant que l'on descend au-dessous de la surface du sol, selon une progression arithmétique.
4° Les variations des températures annuelleê peuvent être considérées comme à peu près nulles aux profondeurs de 60 à 75 pieds, c*esf>^-dire vers la couche où les maxima et les minima des températures devraient arriver aux mêmes époques qu'à la surface du sol.
5° Quand on descend à plusieurs pieds de profondeur , les variations annuelles des températures sont comme les sinus des temps , en supposant que la circonférence représente la période de l'année.
6^ Il paraîtrait qu'en avançant vers des latitudes élevées , les variations annuelles des températures pénètrent à des profondeurs moins grandes.
1° La vitesse avec laquelle les variations diurnes des températures se transmettent à l'intérieur de la terre, peut être considérée comme étant d'un peu moins de trois heures pour une couche de terre de 1 décimètre d'épaisseur.
%° Les variations diurnes des températures peuvent être considérées comme étant à peu près nulles à la profondeur de 1*°,3 ; c'est-à-dire  une profondeur 19 fois moindre que celle oà s'éteignent également les variations annuelles, conformément à la théorie.
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