‹ Mémoire sur quelques espèces de cactéesChapitre 10 sur 19 · XI. MAMMILLARIA CRIMFORMIS. PL ir · texte numérisé non relu

XI. MAMMILLARIA CRIMFORMIS. PL ir

M. ùregulariter cœspilosa hast multiplex , axillis subnudis , tuberculis oi'ato-oblongis subdistantibus , setis S-to albidis mammee longitudini œqualibus , aculeis soUtariis rigidulis Jlavidis apice uncinatis, stigmatis lobis 4 subpalulis.

m. rosea, lloribus rosels , stigmatis staminibus seqiialis tobis obliisis, pclalis brevius apirulalis.

fi.nlkidn, (laribiis albidis, stigmatis ultra stamina subrxserli lobis paulù longioribiis cl acutioribus , pelalis angusiioribiis longius apiculalis.

Cette jolie cspiècc de Mammillaire forme une toulfe irrégulière composée du tubercule central et d’un grand nombre d’autres plus petits, nés de sa Itase. Sa hauteur, à l’âge de 3 ans , est de a à 3 ptouces, et le diamètre de la touiic est de 3 ou 4-

Chaque tubercule ou mamelle partielle est oblonguc, glabre, asseat séparée de scs voisines, et les aisselles sont glabres ou à peine laineuses; la sommité de la mamelle est garnie d’un duvet court et peu abondant, duquel sortent : i* 8 ou lo soies blanchâtres, longues de 4 lignes , formant un verticille étalé; et a" au centre un aiguillon grêle, jaunâtre , crochu au sommet, et d'une consistance assez molle, si on le compare à la plupart des espi'ces du genre.

Les fleurs naissent solitaires dans les aisselles supérieures, mais nombreuses sur toute la toulfe, sessiles, longues de 7 à 8 lignes; c’est-à-dire doubles de la longueur des mamelons, d’un rose élégant dans la var. «, et d'un blanc légèrement rusé dans la var. fi. Elles sont composées de i5 à ao pièces, prestjue semblables et réunies dans le quart de leur longueur; les extérieures, qui sont un peu plus coimtes; les intérieures, au nombre de la à i5, représentent les pétales; elles sont oblongucs, linéaires, terminées en pointe aigue, quchpues unes légèrement dentelées ou corrodées sur les bords. Avant la lleuraison , le bouton est ové-pointu , et les extrémités des pétales pointues et un peu embriquées en spirale. Après la fleuraison ,

les cxti-t^mitës des pëlnles sont inflëchies du côté du centre de la Heur, de sorte <jue celle-ci est comme ombilitpiëe au sommet.

Les ëlnmines sont au nombre de 5o .à 4» , plus courtes (|ue les pëtales , à filets giêles, les intérieurs un peu plus courts <juc les extérieure, tous terminés par de très petites anthères arrondies, à pollen jaune. Les filets sont d’un rose vif dans la var. «, et prcs<pie blancs dans la var. 0.

Le stj>lc est filiforme , rose , et à peu près de la longueur des filets dans la var. <t; blanc, et un peu plus long, dans la var. j3. Il sc termine par un stigmate .à 3 , 4 ou 5 lobes épais, papilleux , ovales-oblongs dans la var « , uu peu plus longs et plus étroits dans la var. /S ; lenrs bords extérieurs tendent tiès légèrement à se replier en tiehoi’s vere la base, surtout dans la var. «.

Le fniit m’est inconnu.

Les deux variétés de cette espèce croissent au Mexique, et m’ont été envoyées par mon ami le docteur Coulter. Elles ont fleuri à la seconde, et beaucoup mieux îi la troisième année de leur plantation, au mois d’avril, et poussent une multitude de branches du collet ou du l>as de la plante, de sorte que leur multiplication parait devoir être facile.

La var. <t sc distingue i *. à la couleur d'un rose vif de sa corolle et des filets des étamines; a", à ses [>ëtalcs un peu plus larges; 5*. à ses stigmates plus épais, plus courts, plus obtus. Elle forme une louirc très élégante loi-squ’elle est en fleur, et méritei'ait d’être cultivée comme plante d’ornement.

La var. 0 a les pétales plus étroits, plus aigus et blanchâtres, la face interne légèrement rosée, l’extérieure marfjuée d’une bande pâle, d’un vert olive sale; a°. les filets des étamines sont blanchâtres; 3*. les stigmates sont un peu plus longs et plus étioits. Au moment de son arrivée du Mexique , elle perdit par maladie toutes le.s soies et les épines qui terminent les mamelons, mais les nouveaux mamelons qui se développèrent les portèrent comme à l’ordinaire. C'est dans cet étal maladif, qu’au moment de l’aiTivée des Cactées de M. Coulter, je désignai celte variété sous le nom iM. crinita pauciseta (Revue des Cact. p. iia); mais cette plante n’est point une vai-iétc du M. crinita ; elle constitue une espèce voisine, il est vrai, mais très distincte, à raison de ses soies à peine égales à la longueur des mamelons, et non deux fois plus longues.

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MÉMOIRE Vin.

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