XV. MAMMILLARIA DIVERGENS. Mem. Mus. 17 . Rev. Cact
p. ii3.
Kle a atteint 6 pouces de longueur sur a à 3 de diamètre. Le M. triacantha n’en est pas très diflerent : ni l’un ni l’autre n’ont fleuri.
' XVI. MAMMILLARIA AÏTINIS. /V. FI.
M. simplex obovato - oblonga subcylindracea, axiUis summis lanatis , mammis ovatis obtusis, junioribus apice barbalis dein glabris , aculeis 4-5 erectis subdivergertlibus fuscescentibus. fin Mexico. Coulter.
Lorsque je reçus cette plante du Mexique en i 8 a 8 , je la désignai par le nom et la phrase que je viens de rapporter; mais à la publication de la Revue des Cactées, je craignis qu’elle ne fClt qu’une simple variété de la suivante {M. simplex), et je la supprimai. Dès-lors elle a fleuri, et il n’est
• a MÉMOIRE VIH.
plus resté aucun doute qu'elle forme une espèce parfaitement distincte; je lui ai cependant conservé le nom de M. affinis , parce qu’elle ressemble beaucoup par le port aux individus âgés du M. simplex,
La plante est d’un vert foncé; sa tige est parfaitement simple, obovée, prestpie cylindrique, un peu renflée vci-s le haut, longue de 5 pouces sur a à 5 d’éptaisscur; les aisselles jaunes ou supérieures sont garnies de laine, les autres en sont dépourvues : les mamelons sont ovés , obtus, un peu laineux à leur sommet dans leur jeunesse , couronnés par 4 ou 5 aiguillons droits, divergciis, bronâtres, longs de 4 à 6 lignes.
Les fleurs naissent .sessiles aux aisselles des mamelons supérieurs, au nombre de i5 à 14, disposées en une sorte d’anneau veis le sommet de la plante. Elles dépassent la longueur des mamelons, mais n’atteignent pas celle des aiguillons. Leur bouton est obové , pointu ; la fleur épanouie est un peu étalée etd’iin beau rouge cramoisi; son diamètre est alors de 687 ligues.
L’ovaii-e est très enfoncé et serré entre les mamelons. Les sépales sont lancéolés, linéaires, pointus, un peu charnus, d’une couleur pâle légèrement rougeâtre , un peu plus courts (jue les pétales et au nombre de 10 à la. Les péudes sont au nombre de ao à a5 , linéaires, mucronés, lisses, disposés sur deux rangs prcstpie égaux , longs de six lignes, et à peiue larges d’une ligne. Les étamines sont de moitié plus courtes que les pétales, un peu tordues en spii-ale,ct courbées à l’intérieur; leurs filets sont grêles et violets; leurs anthères petites, rougeâtres, à deux loges; leur pollen d'un blanc rosé. Le style est pâle, filiforme, de la longueur des étamines, terminé par 3 ou 4 stigmates épars, dressés, un peu papilleux, à peine rosés, réunis à leur base par des sinus épais et arrondis , comme dans la Mamillaire grêle ( M. tenuis'), à laquelle d’ailleurs cette espèce ne ressemble point. Le fniil n’a pas mûri.
XVII. MAMMILL.AIUA SIMPLEX. Haw. syn. 177 . DC, Prod. 5. y;. 45 q-
— PI. J ll.
Celle plante est une des M.'immillaircs les plus aneiennement connues, et j’en ai moi-méme publié la figure et la description au n” 3 des Plantes grasses; j’ai cru cependant devoir en présenter ici une nouvelle figure faite à un autre Age, et acoomp.agnée de détails qui mancpicnt à la première, et qui ont jx)ur but de montrer les dilfércnces qui séparent cette espèce de la précédente. La forme arrondie de notre figure actuelle parait tenir à sa jeunesse , et il est vraisemblable que, dans un âge plus avancé , la plante prendra la forme obovée de la précédente. Les mamelons au lieu de 4 à 5 aiguillons, en portent une vingtaine, savoir 4 à ^ centraux, et i5 disposés sur le bord en un cercle assez i-égulier ; les aiguillons centraux semblent représenter ceux du M. ajflnis, lequel manque de la rangée marginale. Les fleurs naissent en anneau moins i-égulier et beaucoup plus éloigné du sommet ; elles dépassent à peine la longueur des mamelons ; leur couleur est d’un blanc sale et verdâtre. Les sépales et les pétales sont ovales-oblongs , décidément mucronés. Le style est terminé par 5 à G stigmates longs, à demi étalés, hérissés de poils, et nullement réunis à leur base par le sinus épais qu'on observe dans la précédente. Ces fruits sont d’un beau rouge, oblongs, et remplis de petites graines noires. Je n’ai pas encore eu l’occasion de les voir germer, quoiqu'elles paraissent bien mûres et soient communes dans les jardins.
XVIII. MAMMILLARIA SEMPERVIVI. Mem. Mus. 17 . Rev. Cad. p. 114. — P/, y III.
Cette espèce est l’une des plus caractérisées de tout le genre. Elle forme une espèce de boule en forme de cône renversé dans la partie cachée sous terre , hémisphérique et déprimée dans b partie saillante ; son diamètre est d’environ 3 pouces, sa couleur d’un vert foncé; les aisselles sont garnies de laine, surtout vers le haut de b plante; les mamelons sont ovés, prestpie tétragones, droits, très serrés, assez courts; l’aréole qui les termine est glabre dans un âge avancé, garnie d’un duvet laineux dans b jeunesse.
,4 MÉMOIRE Mil.
Elle porte presque toujours deux (très rarement quatre) aiguillons épab, coniques, courts, divergens et robustes, qui partent du centre , et a à 6 autres plus gi-êles, qui forment autour de ceux-ci une espèce de rosette , et sont aussi courts et fermes.
Les fleurs naissent solitaires et sessiles aux aisselles des mamelons; Ters le haut de la plante , elles dépassent peu la longueur du mamelon ; les sépales sont, à l’extérieur, d’une couleur olivâtre sale ; les pétales sont d’un blanc sale, presque bnéaires, pointus, étalés au sommet; les étamines sont de moitié plus courtes que les . pétales ; le style est de la longueur des étamines. Le Irait n’a pas mûri. Il ne s'est développé qu'une seule fleur, dont la durée a été si courte, que la description et la figure des organes intérieurs sont restées incomplètes.
Xl\. MAMMILLARIA DISCIFORMIS. Mem. Mws. 17. Rev. Cad.
Cette plante est du petit nombre de celles dont j’ai à regretter la perte ; elle est arrivée presque moribonde, et je l’ai fait immédiatement dessiner pour conserver au moins le souvenir de son apparence générale. Elle est remarquable par sa forme large, orbiculaire et déprimée en forme de disque, d’un pouce de hauteur sur un diamètre de 3 pouces. La chair est un peu rougeâtre , peut-être par suite de l’état maladif de la plante. Ses tubercules sont rangés en séries spirales et régulières, dont chacune se compose de ao à a 5 mamelons déprimés, presque tétragones , très serrés les uns contre les autres. Ces mamelons se terminent par une aréole laineuse de laquelle naissent les aiguillons ; ceux-ci sont au nombre de 5 à 7, roides , grêles , blanchâtres puis roussâtres, longs de 8 à 10 lignes environ. A la fin de la vie ces aiguillons tombent , et les anciens mamelons sont tout-à-fait dénudés.
XX. MA^^MILLARIA MACRACANTHA. Mem. Mus. 17. Rev. Cad. p. Il 3. — P/. IX.
M. simplex globosa , axillts apicibusque taberculorum alüs nudis aliis lanalo - barbatis , tuberculis ovatis bast subtetragonis , selis nullù , aculeis i-a albidis aut subfuscis redis in parte inferiore coulis longissimis divergentibus in parte Jloridd brevissimis aut nullis, sligmatis lobis 6-7. — Mexico. Coulter.
Cette belle espèce de Mammillaii-e a sensiblement changé d’aspect depuis qu’elle est arriTéc du Mexique. Alors elle formait une masse globuleuse , déprimée , qui avait 3 pouces de diamètre et i et demi de hauteur, et dont tous les tubercules se teminaient par 1 ou a aiguillons divergens, longs de a pouces. Aujourd’hui, après trois ans de sqour dans nos serres, elle forme une masse globuleuse qui a 4 pouces de diamètre et 3 et demi de hauteur; ses tubercules inférieurs , ceux qui existaient à son arrivée, ont conserré ces longs aiguillons divergens qui étaient si remarquables , et dont j’avais tiré le nom spécifique. Ceux qui se sont développés dès lors sont de même forme et de même grandeur , mais terminés par des aiguillons beaucoup pins courts , peu ou point divergens , et plus souvent solitaires que géminés : il en est même plusieurs dans la zone où se trouvent les ilenrs rpii en sont totalement dépourvus. Est-ce rpie la plante, quoiqu’en apparence vigoureuse , n’aurait pas eu dans nos serres la force de produire des aiguillons développés comme dans son sol natal ? Est-ce qu’il est dans la nature de cette espèce d’avoir de longs aiguillons dans sa jeunesse, et de les perdre dans un âge plus avancé? Serait-ce enfin une particularité de cette Mammillairc d’avoir les tubercules de la zone florale dépourvus d'aiguillons , et ceux des zones stériles munis de longs aiguillons? Ce demier soupçoii semble autorisé par celte circonstance que les tubercules les plus recens qui formeront une zone au-dessus de celles où sont les fleurs actuelles ont les aiguillons plus longs dès 1cm' naissance que ceux de la zone florale qui sont plus âgés. Le temps nous apprendra laquelle des trois opinions fpie j’ai suggérées tout à l’heure représente la vérité. Je dois me borner à décrire la plante telle qu’elle s’olfre à mes yeux.
i6 MÉMOIRE VIII.
La mai^e caulinairc est simple, à peu près globuleuse, de 3 à 4 pouces de diamètre ; les luljercules inférieurs , déjà en grande partie desséchés , portent chacun i ou plus souTcnt a aiguillons divergens , gris , aigus , non crochus, de a pouces environ de longueur. Les tubercules moyens sont d’un vert foncé , pleins d'écume laiteuse insipide , distribués en un grand nombre de séries regulières tournant de droite à gauche , de forme ovale , un peu létragones à leur base; les aisselles et les sommets de tubercules sont tantôt nus , tantôt revêtus d'une bourre laineuse ; les sommités ne produisent jsoint de poils soyeux , et quelquefois point d'aiguillons. Lorsque ceux-ci existent, ils sont courts, droits, solitaires ou géminés; à leur naissance, ils sont blancs à leur base et d’un brun roux à leur sommet ; ils deviennent ensuite uniformément gi'is.
Les aisselles où naissent les fleurs sont toujours laineuses ; ces fleurs y sont sessiles, solitaires, d’un beau pourpre, et dépassent la longueur des tubercules qui les entourent. Leur longueur absolue est de g ligues. Toutes les pièces de leui- tégument floral sont soudées ensemble par leur base , et avec l’ovaire en un tube ovale, verdâtre, caché cntiv; les tubercules ; les deux rangées extérieures des lanières (jui paraissent représenter le calice sont un jHJU plus courtes que les auti-cs , lancéolées , linéaires , aigues , roussAtres; les deux intérieures qui représentent la corolle sont un peu plus longues, plus décidément mucTonées, d’une consistance plus délicate et d'une belle couleur pourpre.
Les éuimines sont sur plusieurs rangs, rapprochées, de moitié plus courtes que les pétales , et les filets des rangs intérieurs sont graduellement plus courts que les extérieurs ; ces filets sont blancs avec la sommité un peu rose , surtout dans les rangées externes. Les anthères sont jaunes , arrondies , assez petites.
L’oyaire est adhérent avec le tégument floral , rempli d’une foule de petits ovules pariétaux blancs et arrondis ; le style est cylindrique , blanc dans la partie cachée par les étamines , rose à son sommet , intermédiaire pour sa longueur entre les étamines et les pétales , terminé par 6 ou 7 lobes stigmatiques d’un rose vif , d'une consistance un peu épaisse, divergens en étoile demi-ouverte , ovoïdes-aigus , et comme repliés sur eiu-mëmes en dchoi's.
Le fruit n'est pas venu à maturité.
XXL MAMMILLARIA LATIMMAMA. Mem. Mus. 17. Rev. Cact.
D'après un individu reçu du jardin de Hambourg , le Mammillaria magmmamma de M. Otto parait le même que notre latimamma.
XXll. ECHINOCACTUS CORNIGERUS. DC. Prod. 461. Rev. Cact. p. 56 . T. VIL — PI. X.
J'ai publié^ dans ma Revue des Cactées, la figure de cette plante telle qu’elle avait été communiquée par mon excellent ami^ feu M. Moçino. Dès lors j’ai reçu de M. Coulter la plante vivante ; elle est arrivée à l’état même où la planche X la représente , c’est-à-dire en fruit couronné par les débris de la fleur. Je crois devoir reproduire ici cette espèce afin d'en faire connaître les détails avec plus de précision. La plante a la forme d’un hémisphère un peu déprimé], et marqué de 16 à aa côtes épaisses et verticales. Chaque côte porte plusieurs faisceaux d’aiguillons un peu écartés et dépourvus de duvet. Ces faisceaux se composent de 14 à 1 5 aiguillons , savoir: de chaque côté, 4 aiguillons rayonnans, étalés, grêles, subulés, blanchâtres, droits et longs de 10 à 1 1 lignes; a inférieurs, rougeâtres, subulés, un peu déprimés, dirigés vers le sol ; puis 4 aiguillons centraux et rougeâtres, dont les 5 supérieurs sont dirigés en haut, subulés, droits, planes du côté antérieur , et I inférieur long de 1 8 ligues , dirigé en bas comme une corne recourbée, plane, très large, marqué de stries transversales très prononcées : c’est de la forme et de la grandeur de cet aiguillon que l’espèce a tiré son nom.
Les fleurs naissent vers le sonunet de la tige, placées sur les côtes devant les faisceaux supérieurs d’aiguillons ; elles sont rapprochées , sessiles , dressées , dépourvues de bractées. Leur couleur est d’un pourpre mêlé de blanc, comme on peut le voir à la Planche VU de la Revue des Cactées. Les sépales sont embriqués sur l’ovaire , disposés en 13 à 14 séries spirales ; chacune de celles-ci se compose de 10 à 1 a pièces. Chaque limbe de sépale est ovale, pointu, appliqué sur l’ovaire, brun sur le dos, membraneux, blanchâtre et dentelé sur les bords. Les supérieurs sont fdus longs que les infé-
i8 MÉMOIRE VIII.
rieur»; les pétales persistent après la fleuraison sou» forme de lanières oblongnes-Iinéaires , rougeâtres on brunes, au nombre de a 5 à 5 o. Les débris des étamines sont de moitié plus courts que les pétales , et également persistans. Le style est cylindritpie, plus court que les étamines.
Le fruit est exactement ovoïde , couvert d’écailles embriquées qui sont les limi>es des sépales, et couronné par les débris des pétales et des étamines; l'intérieur est peu pulpeux, rempli d'un nombre immense de graines comme nichées dans la chair , mais réellement adhérentes aux parois par des cordons grêles, blancs et très allongés. Ces graines sont lisses, réniformes, d’un rouge de sang très vif.
A la germination , il est né des mêmes graines , dans des vases dilicrens , deux plantules assez diilërentes: la première, qui parait l’état sain et naturel ( Voy. PI. X, jig. 6 ) , présente une tige épaisse , courte , ellipsoïde , couronnée par deux cotylédons courts , épais et diveigens. La seconde , qui .semble un état maladif, oHre une tige allongée, cylindrique, couronnée par deux cotylédons semblables aux précédens (Voy. PI. X ,jig. y). Ce» dernières plantules ont péri , mais les premières se sont développées en passant par les formes représentées aux fig. 8 , g et lo. Les côtes ne sont pas encore visibles dans la plante âgée de i8 mois.