‹ Mémoire sur quelques espèces de cactéesChapitre 17 sur 19 · XXVII. IIARIOTA SALICORNIOIDES · texte numérisé non relu

XXVII. IIARIOTA SALICORNIOIDES

M. Haworth , auquel l'bistoire des plantes grasses a tant d’obligations , a, le premier, fait connaître cette plante dans un supplément, et l’a rapportée au genre Rhipsalis , mais seulement d’après le port et en avouant qu’il n’avait pas vu la fleur. Dès-lors M. Sims a suivi M. Haworth , et quoiqu’il ait eu la plante en fleur, n’a pas hésité à la ranger parmi les Rhipsalis. MM. Link et Otto ont donné une bonne ligure de la plante en fleur ; ils disent dans leur description que cette plante diffère des Rhipsalis par son calice ; mais n’en ayant pas vu le fruit , ils te taisent sur la situation des ovules. Mais leur peintre a indiqué un ovaire à 3 loges et des ovules attachés à l’angle interne des logea. D’après ces autorités , ayant à classer cette plante dans le Prodromus sans en avoir vu la fleur, je dus, à l’exemple de mes devanciers, la laisser dansle genre Rhipsalis , qni a pour caractère principal d’avoir les graines centrales et non pariétales. Cependant je ne me dissimulais pas qu’elle différait de tous les vrais Rhipsalis , soit par ses fleurs jaunes au lieu d’étre blanches, et terminales au lieu d’étre latérales, soit par ses rameaux inférieurs articulés. Ayant eu l’occasion de voir cette plante en fleurs dans la serre de notre Jardin Botanique, j'ai pm m’assurer de ses vrais caractères , et reconnaitre qu’elle n’appartient pas au genre Rhipsalis. ,

Elle eu diffère : i*. f»ar son ovaire uniloculaire et à ovules pariétaux comme dans tous les genres qui composent 1a tribu des Opuntiacées; a*, parce que les 5 sépales sont réunis par leur base en une espèce de godet presque membraneux , tronqué entre les sépales ; 3*. par ses fleurs rigoureusement terminales au lieu d’étre latérales ; 4*> P<tr ses corolles d’un jaune vif au lieu d’étre blanches; 5*. par ses pétales au nombre de i5 au lieu de 5 à 10 ; 6*. parce que sa tige et ses rameaux ollient des articulations prononcées au lieu d’étre continues.

Il est donc évident que cette pbnte doit être séparée des Rhipsalis , sortie même des Rhipsalidées , et placée dans les Opuntiacées à la suite du genre

CACTÉES. ’• a5

Pereskia ; elle difîêre de toutes les Opuntiacëes par la forme de son calice , et du Péreskia parce que ses stigmates ne sont pohit tordus en spirale les uns sur les autres.

N’ayant trouvé dans l’ancienne nomenclature dès Cactées aucun nom que je pusse sans confusion adapter à ce genre , j’ai préféré , plutôt (jue de lui en Êibriquer un nouveau , reprendre le nom A'IIariota sous lequel Adanson désignait le genre nommé postérieurement Rhipsalis. Ce nom est destiné à rappeler celui de Thomas Hariot, qui, dans le /XVl' siècle, a visité la Virginie , et a publié quelques observations sur l’histoire naturelle de ce pays. ^

Voici comment il me parait que le caractère du genre Hariota doit être i-édigé en l’insérant dans le Prodromus , 5 , , t

VI*. HARIOTA. DC. non Jtians. — Rhipsaliüis sp. jiaet.' ' .

Calycis lubiu breviuimiu ovtrio adliærcns lævis, limbiis superus siibmembrtnaceus cyalhifomiis truncatus, sepalis 4 ~S exsertis brevibns. Petala i 4 -i 5 oblongo-Ianccolata siibacuta staminibus longiora. Stam. circiler ao cum pelalis ima basi concreta, Sligmata 5 rmssa erecta valdè papulosa. Ovarium i-Ioculare, oTulis circiler iS ad parieles adtixis. Bacca matiira ignota. — Froticulus erecliis ramosus irdeniatna , articalia rtmonim inlérioruiD brevibus siiblnrgidU pilos Tasciculatos parros gerenlibus ; caulinis brevibua subcylindraceis ; ramorum superiorum clongatis basi contractis tanuiasimis apicc subclavatis. Flores terminales flavi solilarii aut gemini parce aperti.

I. H. SAUcoKinotDEs. 5 Pstr. ign. Rbipsalis salicoroioides Haw. siippl. 83 . DC. Prod. 3 .

p. 478. Sims Bot. mag. I. 2481. LiuL et OUo Abb. p. 49. t. ai. (v. t. in h. Genev. }

Je n’ai rien d'autre à ajouter aux excellentes descriptions des auteurs que je viens de citer ; je noterai seulement que les Heurs de ma plante sont d’un jaune plus doivi , et même un peu plus l'ougcâtrc cpie celles des deux figures citées. ,

MÉMOIRE VIII

Explication des Planches.

PI. I. MAMMILLARIA TENUIS.

A. La plante en fleurs de grandeur naturelle.

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