PI. I
Cette Mammillairc app-irtieiit, comme les précédentes, à cette section du genre que j’ai désignée jadis comme étant rcmar(|ual)le par sa tige cylindrique, et son aspect d'un Tcrt pâle et jaunâtre. Elle est la plus grêle et la plus petite de cette division , mais, malgré cette diflérence d’aspect, la figure ci-jointe peut très bien donner une idée générale de ces Mammillaires jaunâtres à tige cylindrique. Celle-ci pousse de sa base solitaire un petit nombre de tiges de la grosseur du petit doigt, droites ou plus souvent étalées, longues de deux ou trois pouces .à l'époque de la première ileuraison. Les aisselles des mamelons sont nues; les mamelons sont distincts, ovés , un peu déprimés , coui'onnés par une aréole qui dans sa jeunesse porte un peu de laine , et ensuite des aiguillons seulement. Ceux-ci sont au nombre de 30 à a5, en forme de soie grêle, et tous allotigés, étalés en étoile, d’un roux vif .à leur naissance , puis jaunâtres : leur longueur dépasse celle du mamelon qui les porte ; ils sont tous disposés à peu près sur le même i-ang et le centre en est dépourvu.
La fleur naît vers le sommet de la tige, à l’aisselle des mamelons; cette fleur est blanche , assez petite , saillante cependant au-dessus des faisceaux d’aiguillons. Elle est composée d’environ i5 pièces sur 3 rangs; les 5 extérieures , qu’on doit considérer comme les sépales , sont plus courtes , plus entières , plus épaisses , plus verdâtres , plus décidément collées par leurs bases entre elles et avec l’ovaire. Les 1 o autres , qui sont de vrais pétales, sont ovales, oblongues, rétrécies à la base, pointues au sommet, dentelées sur les bords , de couleur blanche et de consistance membraneuse. Les étamines sont très nombreuses , plus courtes que les pétales , et peu apparentes ; leurs anthères sont d’un jaune pâle. Le style est cylindrique , saillant au-dessus des ébimines, et à peu près de la longueur des pétales; le stigmate est à 3 lobes dressés , obtus , réfléchis sur les bords de manière à former des espèces de sinus rentrans qui rappellent un peu les sinus réfléchis des calices de certaines Campanules. Cette structure de calice se retrouvera dans le Mammillaria ajfinis , et pourra peut-être servir dans la suite à diviser les Mammillaii-cs en sections distinctes. Le fruit n’est pas venu à maturité.
La var. 0 , indiquée dans la Revue des Cactées , est morte peu api-ès son arrivée.