SECONDE MISSION A NIKOLSBURG RAPPORTS ET DÉPÊCHES
Télégramme au général La Marmara
Bologne, 19 juillet.
EXGBLLBNCB,
) roi in*a fait appeler ce matin, 19 juillet, pour me charger d'une )n près du quartier général prussien relative aux négociations listice. Le baron Ricasoli et le chevalier Visconti-Venosla ont lété les instructions que m'avait données Sa Majesté. Je suis parti de Ferrare pour Turin, Paris et Berlin, sans que personne rien su ni de ma mission, ni de la direction que j'ai prise. Sa lié m'a ordonné d'informer Votre Excellence de mon départ du \ et, n'ayant pu le faire de Ferrare, je profite de l'arrêt à Bologne vous en donner avis. »
Billet au ministre Niora en passant par Paris
Monsieur le Ministre,
'assaut par Paris et me rendant au quartier général prussien y traiter des questions relatives à l'armistice, il aurait été du haut intérêt pour moi de vous voir. Mais le prince Napoléon e si vivement pour avoir notre réponse, les événements se prént tellement et la route que j'ai à faire pour rejoindre le roi Lume est si longue, que je ne croie pas devoir attendre douze ïs à Pari^ Et cependant, j'aurais bien besoin de connaître,
^*aprè$ les minutes.
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1<* Rapport à S. E. le Ministre des Affaires étrangères Visconta- Vcnosta à Ferrure
Quartier général de Nikolsburi
28 juillet i Monsieur le Ministre,
« Comme j'ai déjà eu Thonneur de le télégraphier à Votre 1 lence, malgré tous mes efforts je n'ai pu rejoindre le qi général à Nikolsburg que le 26 à deux heures de Taprès-midi.
Parti de Ferrare le 19 juillet au soir, je n'arrivai à Turi le 20 à une heure de l'après-midi. Le 20 au soir, je pris Te: pour Paris où j'arrivai le 22 à six heures et demie du matin rendis à la gare du Nord d'où je repartis à sept heures et demi< Berlin où j'arrivai le 23 au matin. Je m'y procurai un onj Ministre de la (luerre enjoignant aux autorités civiles et mil de me faciliter mon voyage à travers le théâtre de la guer; onze heures du soir, je partis avec le train de Gôrlitz encom transports militaires pour Reichenberget Prague, où je n'arri\ le 24 à minuit. Reparti le 25 à six heures du matin, j'étais à le 26 à une heure du matin et pus de là me rendre à Niko dans une voiture réquisitionnée à cet effet.
Quand j'y arrivai, j'y trouvai la situation, telle qu'elle i indiquée par le comte de Bai rai, et bien différente de cel Votre Excellence connaissait lors de mon départ de Ferra Prusse avait consenti à une suspension d'armes de cinq jour avait accepté en principe les propositions de médiation de la I on vue de la paix. Elle avait examiné ces bases avec les pléni (iaires autrichiens, négocié avec eux un armistice et était point designer ces deux conventions.
Le comte de Bismarck me reçut un peu après trois heures. J'e au Président du Conseil l'objet de ma mission. J'insistai sur h santé pression qu'aussitôt après les premiers succès dos Pruj on avait exercée sur le roi Victor-Emmanuel et sur la gén ♦''uertîie qu'il avait dû déployer pour résister aux efforts fait l'amener à séparer sa cause de celle du roi (luillaume, sui pression à laquelle il résistait encore en ce moment en re d'accepter et les propositions apportées à Ferrare par le prince léon et l'armistice (ju'on lui offrait, parce qu'il voulait avant t mettre d'accord avec le gouvernement prussien. Ma mission c tait par suite à m'entendre avec lui, comte de Bismarck, rt'ponse qu'il y aurait lieu de faire à la France, à faire conna accepter au gouvernement prussien les vues de l'Italie sur le: sé(juonces inévit^ibles de celte guerre afin que la paix puisse d satisfaction à l'Italie, assurer la tranquillité et le calme d péninsule et resserrer en vue de l'avenir les liens qui • l'alliance l'unissaient à la Prusse, désormais seule représentât
516 LE GENERAL GOVONE
M A VOUS dire vrai, nous avons été étonnés nous-mêmes encore plus q « V Europe! »
J'ai pu voir par le récit qu'il m'a fait des épisodes de la guer qu'on attribue une bonne partie des succès remportés en Bohème l'incapacité du général Benedeck, et ceux remportés au cœur l'Allemagne aux fautes impardonnables des chefs qui n'ont pas concentrer les nombreuses troupes dont ils disposaient pour amener contre les forces prussiennes bien inférieures en nomb D'une part donc, à moins qu'on n'y soit absolument forcé, on désire pas s'engager dans de nouvelles entreprises qui peuvent t< remettre en question, tandis que de l'autre côté le fait que l'Autric abandonne les États secondaires prouve bien qu'elle est décidé renoncer définitivement à la lutte.
Ma mission auprès du roi Guillaume n'a donc, vu les circo tances, aucune chance de réussir. J'ai cependant demandé au coi de Bismarck ce que la Prusse ferait dans le cas où l'Italie refuse: d'adhérer à Tarmistioe du 2 août signé par la Prusse sous la rése de la ratification de l'Italie. 11 me répondit que le but de la gue prévu par le traité du 8 avril était atteint et que la Prusse invoq rait l'article 4, si je ne me trompe, aux termes duquel les deux| ties étaient obligées à consentir à l'armistice ou à la paix dès l'Italie aurait la Vénétie et que la Prusse occuperait un terril équivalant à l'intérieur de la monarchie autrichienne.
Au moment où j'allais prendre congé du comte de Bismarcl me dit : « Puis-je maintenant, Général, vous demander oflicit *< ment le consentement de l'Italie. >»
Je lui répondis : • Puisque l'armistice ne doit commencer qu 2 août, !♦' ItHégraphierai à Florence. » Il me recommanda de 1 vite et exprima le regret qu'on n'ait pas fait tenir en temps i des instructions au comte dt* Barrai.
Quant à ce qui a Irait aux uétrociations i\\x\\ avait entamées l'Autrii lie et la France avant de s'entendre avec l'Italie, ce constitue à mou sen^, au point de vue du droit strict, la seule v; tion dont la Pruss»* ^e soit rendue coupable envers les enga^^era qui la lient av(»c lllalie, b.* comte de Bismarck me dit qu'au pre moment il avait et»', comme nous, intimidé par l'immixtion i France et (jue la lenteur de nos opérations l'avait placé dans position &i diriiciie \\\x\\ lui était impossible de repousser absolui la médiation fian(:ais(; qui se manifestait sous un aspect si da reux. Il me dit cîuec'étaientlà les considérationsqui lui avaient sa première réponse et i}u'il regrettait de n'avoir pu se m immédiatement d'accord avec nous, mais que plus tard il n'y plus eu moyen de s«* dérober in«létiniment aux insistances i France. Les menaces de la France avaient pris à un certain mo un tel caractère de gravité qu'il fut forcé, alin de décider l'e: reur à se montrer moins exigeant, de faire sonner l'alarme i>ar les journaux allemands dont il pouvait disposer.
.\PPENP10B M^
S lieu de la demandera !*Uaîi*\ i?n îui dr^veU»pi>anl Ki >us^oi»libiliU* 0 ritalie concernaDt iD::ér^n<;e «^traiii:^i>^. Hismaivk ivpoiivlit vpie empereur ayant d'abord anni^n*.v que l'Autrir!)!* lui axait ot*di* ^nétie, il fallait au Gouverne m -'nt Prussien autn* ilfciavatiiMi \\\xk^ %, Vénétie appartenait à l'Italie et non pas à la Fraui r pour ivniplir lauses du traité 8 arril.
Votre Excellence recevra par Sr^urM-al Li MannoiarnmuiuuiiMtion lismarck relativement plènipotentiair*.' à i^nvityi-r à Prague. <-
apport au Chevalier ViiConti'VeHo>tti, Ministre il^^ Affiiiivs Etniuijircs
a Florence
llrrilll, "t fil Mit iHlili.
« Invité à Nikolsburg par Sa M.ij**<t.»^ [•• rji, j»- [ .n ai.i 'jiiii».il'ii^ |iimidant les derniers jours de ji^ill^t îi tout^^ 1*:^ t>:vii«-? i^u il ini^aii, Le 30, pour rarm»>e de l'Eibr. ir 31. pour l 'irrii'— «lu iinm *- l-n-ilitiii - Oarles, sur le Man:hfeM .i -^irl {u*-^ Liii/Oi^-tr*:^ «It Vii-niir. I.ir il aasoir, j'étais de retour à >i^ ^L'ir-^.
Le i*»" août, avant de r»*p.if..r v.'if B^r.^fi. ;r tu*- f'-udis • h*î/ le comte de Bismarck, y.iyin': p .r r-'r. .-r .■: .'.tuii «Jf ((.uiiil À mkolsburc et n'av^ct rr^ru ir '* .■ •-: E: .»- .-:'- : x . 'i?*r «.'//iiiuiuiii n lion relative à l'a':*. e^ ut. . - ir . ts .. -:. r : ■. . .i t .• 'Ji- ^in > ttinïr -de Bismarck que je n* ;•. i t.ï l. v,. •. :t •.; .-;.•../.■. ii,.ij.*î •jm* peat-^tre le comte ir fcijTi. i i .:-,:: , - -i. .'^ ;•: j.. ii.j^i,! ujou absence.
Le comte -i-e R^Tiîr:* -• : . .. v. '^i . -t • •. r'V .: •-•.'-•: 'i j >.*jin\*de Barrai aii.- i-". :i- .l • .: — •... . ,l «./j. e» -• 'U- -quatre sema i L «-« r-L.' ^ : Lt- l- i. ;• — î
Leprrsid^n: iL-^ l *i--l - ..'"-•-:. '^ ..•;■■ .. r : .. ^'■•'«Jj» l'empereur Nô:«.'i-"1 *'. - ■ l ..lil» :.-;.■• .^ ; m f^ • i- - "jide méJiativii îl îr j-û.' ' -n : — •• : • ■- • . - -••• ■ ■ .■ ■ ur.'ju
de I arml^tl : - . — * l./>iu.i '.ti.- • '•• • i. •■.■ .• .• *.'..ii ■.■■ • ■ • • u j • !• i^j
donlil Dr m fc dt Tr*ïi* i^ïs- .. :. : - ► .•- :">:..... .. • • \,-r.t . J'-Lini
fonne!l-ir:rt*. •« t-u -.'L l : • - .. •-. >.: -■.;. .-,«.•- o •«.« .!»i«^i; française. « Le l'ut, r i..;; - . . - .... ^- .. ....fi.> .;i Iji.»
*' marck. f! imu: a ■#/.■-■■ -. ■ •..-
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520 LE GENERAL OOVONE
sion d'armes porte la date du 22 juin. Mais il fallut ensuite ralen marche de Tarmée pour donner aux convois de pain et de vivp temps de rejoindre, et ce fut ainsi qu'il devint impossible d'occ Vienne.
Enfin le président du conseil me lut une note de M. Bene conçue à peu près en ces termes : « Vamhaf;sadeur de France m « gné est autorisé à déclarer officiellement à Son Excellence le prés '< du Conseil du roi de Prusse que la Vénétie est désormais acqi « r Italie et que partant rien ne s'oppose à donner suite à Varmist (' à la conclusion de la paix ».
Dans les préliminaires de paix signés à Nikolsburg,il est fait tion dans un article, que j'ai prié le comte de Barrai de télégra à Votre Excellence, de cette déclaration de la France qui, d'î les remarques faites par le président du conseil à l'ambassadei France, avait pour objet de mettre l'Italie dans l'impossibili refuser et devait l'obligera accepter l'armistice et la paix.
J'ai pris la liberté de dire au Président du Conseil : que, lui poser une question officielle que je n'étais pas chargé d adresser, je le priais de me dire quelle réponse j'aurais à faire à Florence dans le cas où on me demanderait de faire connai signification que le gouvernement prussien attribuait à la dé( tion de la France, déclaration qui avait donné lieu à la dépèc M. Benedetti qu'il venait de nie lire. J'ajoutai qu'en Italie nion publique gouvernait par l'intermédiaire de la Chambre celte opinion était susceptible, d'autant plus susceptible en ci ment que la terminaison brusquée de la guerre n'avait pas do l'Italie l'occasion de faire usage des ressources considérables ç avait prôparéos on vue de la guerre nationale; que l'opinion pnl repoussait toute ingérence de la France dans les affaires de Tl (jue l'empereur Napoléon avait si hi«*n reconnu la légitimité i senlirnenls, que, dans les propositions de médiation qu\\ récemment renvoyées à Ferrare, il avait parlé d'un plébisci rendrait la Vénétie à l'Italie; que, lorsque l'empereur nous proposé de nous faire remettre Vérone à titre de gage pe raiinistice, le gouvernement italien avait refusé d'admettre 1' venlion du trénéral Le Hceuf dans cette remise, bien que le r i:én»''ral fiançais «lui s(î bornera la constatation du départ de I nison autrichienne et à l'envoi à notre quartier général de de cette «'vacuation, sans (piil ait même à signer le moindre a procès-verlial. Je conclus en disant qu'en présence d'une si tibilité si vive et si légitime l'Italie avait quelque droit de s'ét que la IMiisse laissât la France s'immiscer dans les affaires c grâce à la déclaration (ju'elle avait demandée non pas à l'Italie à M. h«'ne(ietti.
Le président du Conseil me répondit que l'empereur, d [•reinière dépcclie de médiation du '» Juillet, avait déclaré qu triche lui avait cédé la Vénétie, que comme depuis cette époc
524 LE GENERAL GOVONE
« que d'accord avec la France TAutriche cherche à faire échoi « négociations... Ce serait une guerre bien dangereuse pour « si nous avions affaire à la fois à TAutriche et à la France, i « mon armée se battra bien et j'aurai avec moi toute TAllenu « Je ne dis pas que je compte beaucoup sur les armées dei << du Centre que je viens de battre, mais leurs soldats son « eux aussi, et ils feront nombre... En tout cas, l'armée franc « formidable et d'autant plus que je devrai partager mes force « l'Autriche et la France... Je vous dis la vérité, pour le moi << suis inquiet... »
Puis le roi me reparla de la dernière guerre, m'en entrell guement et me congédia avec des signes de sa plus gracieus veillance.
Dès que je fus entré chez le comte de Bismarck, Son Exe me parla avant tout des demandes de la France qu'il considère inadmissibles, absurdes, et qui feraient perdre à la Prusse prestige que lui a valu la dernière guerre, même si on ne les tait qu'en très faible partie. Le Président du Conseil me rép aussi, que la Prusse avait tout lieu d'être surprise des prêt de la France après les déclarations de désintéressement fa: l'empereur, lorsque pour plaire à la France la Prusse eûtc à épargner l'Autriche. Il continua en me disant qu'il aimerai' perdre tous les avantages acquis par la dernière guerre pli de faire à la France la moindre concession aux dépens du allemand. Il me dit que, si les hostilités recommençaient eC triche reprenait les armes, il soulèverait la Hongrie, établi gouvernements provisoires en Bohême et en Moravie et qi rAllomaiîne suivrait la Prusse dans sa lutte contre la France
J'interrompis le comte de Bismarck pour lui demander : « s « tendait parler (|u<' des peuples ou s'il croyait que les sou « ceux du sud, le roi de Bavière, par exemple, suivn « Prusse. »
Le comte de Bismarck me répondit : « Oui certes, oui. M « rois seront avec nous contre la France. Jo sais que la Franc* «« heaucouj) de chevaux en France et en Belgique. J'ai dema • ex|)lications à M. Benedetti qui m'a répondu : « Cest p u L'Kmpereur fait ici une politique absurde, comme celle ( u que et (le la Pt)l()gne. Ce sont les vieux partis qui le poussi <- cette mauvaise voie... xMoi à sa place, j'aurais chercha (' conclure une paix qui eût renfermé un germe de haine « cahie entre la Prusse et rAulriche. en imposant à cette • « une elTroyable humiliation. Mais voilà ([u'il réclame des co «< inai;nill([ues pour l'Autriche, de sorte que nous aurons Ta <' l»ien plus généreux (jue nous ne le sommes. Dans quelqu " nous saurons s'il y a accord entre la France et l Autr « comte Karolyi, lors<|u'il vint la première fois à Nikolsbi " déclaré qu'il était muni de pouvoirs i>our traiter même a*
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comte de Barrai et que je croyais que le cabinet de Florence terait pour prendre part aux négociations de Prague, qu'en ta Tarticle que la Prusse voulait faire insérer dans son traité d devrait être ou proposé par le gouvernement italien ou discut lui.
Le comte de Bismarck me dit alors : « Je ne puis m*engi « faire insérer l'article qui serait proposé par votre gouverne « puisque j'ignore quelles peuvent être ses prétentions; mai <c gouvernement il^ilien veut bien me faire connaître ses dési « ce point, je les discuterai volontiers avec lui... »
Au moment oii j'informai peu après le comte de Barrai de 1 versation que je venais d'avoir avec Sa Majesté et son Minii où je me disposai à en télégraphier le résumé à Votre Excel nous avons reçu le télégramme de Votre Excellence prescrive comte de Barrai de ne plus insister sur l'admission de nos pi* tentiaires à Prague. Nous en avons conclu que Votre Exce avait conçu d'autres projets, et nous avons cru utile de lu graphier. Mais, lorsqu'à mon arrivée hier soir à Paris, je me de suite chez le chevalier Nigra, ce Ministre, qui n'avait reçu a nouvelle des négociations que nous supposions en coui-s, utile de télégraphier à ce propos à Votre Excellence'.
Avant de terminer le présent rapport, je dois encore inf Votre Excellence qu'au cours de la conversation, le comte c marck m'a encore dit : « Maintenant, général, je veux vou « une demande à laquelle vous me direz que vous ne pour « répondre. Quelle serait l'attitude de Vltalic, si la France nous « rait la guerre?
Jv rr'pondis : que Son Excellence avait deviné juste et que pouvais connaîtie les résolutions que mon gouvernement pre à Tavonir; ot si cependant Son Excellence voulait mon o comme échantillon de l'opinion du grand parti modéré italien ^ j vais lui répondre que V Italie ne poîtvait, en aiicun cas, faire la à la France à laquelle nous devions d'avoir guidé nos premiers pc le chemin qui nous a conduits à notre grandeur actuelley tant France ne nous y forcera pas absolument.
<- Je comprends, a répliijué le comte de Bismarck, nous i « manderions à l'Italie, dans une pareille éventualité, qu'unt
1. La décision que le Gouvernement italien communiqua au co; Barrai avait »'lé amenée par le fait que le Gouvernement français a^ connaître <a ferme intention d'intervenir comuie partie contractant le traité de cessiun cle Venise à l'Italie et qu'en présence des compli» qui pouvaient résulter de cette manifestation, le Gouvernement avail cru plus simple <le néj^MH'ier et de si«:ner la paix dirertemec rAulri<he, a[)rès avoir obtenu la garantie que la Vénétie lui sérail aux mèuufs conditions (piu la Lomhardie, c'est-a-dire sans autres lions onéreuses que celles qui avaient traita la dette publique.
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guerre contre la Prusse comme d'une chose des plus improbables, dit que l'empereur n'en voulait absolument pas et pour de bon raisons ; d'abord parce qu'il n'était ni prêt à la faire, ni en éta la faire, ensuite parce que la situation intérieure de la France < des plus graves à ce moment, enfin, parce que l'Empereur \ atteint d'une maladie « dont il ne se remettra pas de longtemps moins pour pouvoir montir à cheval, La guerre est enfin itnpossible jourdhui...j je ne dis pas dans six mois, dans un an, dans deux mais pas aujourd'hui, »»
C'est aussi la conviction du chevalier Nigra. Tout en sacb Monsieur le Ministre, que vous avez certainement de bien meilie informations que celles que je puis vous fournir, j'ai cru cepen de mon devoir de vous communiquer, par lettre particul ces quelques renseignements, parce que j'ai pensé que dans circonstances aussi graves, une connaissance incomplète inexacte de la situation pouvait amener le gouvernement, s donner une extension plus grande encore à des armeineuts colossaux, soit à s'engager dans la voie des économies et des r^ tions, décider en un mot, le gouvernement à prendre des ré; lions qui sont sans aucun doute une des plus sérieuses pré< pations du Ministère.
Quant à la conduite de la Prusse à notre égard, elle est loin d'avoir toujours été édifiante. Lorsque les pressantes insl< que la Franco faisait pour arrêter la guerre arrivèrent au quî général prussien, lorsque le comte de Bismarck n'douta une i venlion qui aurait trouvé les provinces rhénanes dégarnie troupes, il poniil toute mesure dans les soupçons injurieux coinMit à légani île ritalie. Irrité de Tinaction de notre armée, qu'il n'eut Jamais admis que la bataille de Custozza fût une ba perdue, il dit au eolonel Avet, (juo si la Prusse s'était déoi» dégarnir les provinces rlit-nanes, elle ne l'avait fait (jue sur le seil du général (iovone. Il est vrai que dans les conversation: J'avais eues à Herlin avant la guerre. J'avais fait ressortir la n nilé d'amener sur le point défisif, c'est-à-dire sur la froi autrichienne, toutes les forces prussiennes, même celles du et de reci^ui ir à une mesure (lui a peut-être bien contribué à rer le gain de la bataille de Sadowa. Mais à ce nioment-l proie à l'inquiétude et au dépit, le comte de Bismarck en est j à croire que tout a été combiné entre la France et nous, qu a été combiné avec une jjertidie (jui dépasse tout ce qu'il es ^ible d'ima;ziner alin de préparer la ruine de la Prusse.
Maint«'uaut c«*s souj)Çons se sont dissii)és, notre parfaite le a été leconnue, tandis que la Prusse, au contraire, n'é|j aucun scrupule, J.' ne dirai pas, à violer ouvertement les izements «|u'ell«* avait souscrits, mais du moins à donner à expres>ion qu<'lijue peu douteuse l'interprétation la moins fav( aux intérêts de l'ilalie.
omte de Barrai m*a à plusieurs reprises demandé d'informer Excellence de ces tendances peu généreuses de la Prusse, ices qui ne sont pas exceptionnelles et particulières à ce Qt, mais qui font partie d'un système qu'elle applique dans les conjonctures politiques. »
$34 LE GENKRAL GOVONE
L'assaut fut repoussé en quelques instants, et avec la plus grai bravoure, i ar le 34« bataillon de bersagliers et les grenadiers.
Certain désormais que l'ennemi tenait sur et derrière le Belved des réserves qui menaçaient directement Custozza, je tentai de en déloger en faisant converger les feux de mes 18 pièces sui Monte Belvédère ainsi que sur les fermes qui se trouvent le lona ses flancs et en recommandante mon artillerie de battre les feri les unes après les autres.
(irac»» à cette concentration du tir de mon artillerie, f^rûce aux f( bien dirigés du 34* bataillon de bersagliers, du 51'' régiment d'infar rie et des j;renadiers, on parvint à chasser l'ennemi du sommetel pentes du Monte Belvédère. On put voir les troupes autrichien s'enfuir en désordre à travers le terrain couvert et boisé de la Ca china et de la Bagolina. Mais l'ennemi se maintint en arrière crêtes à Pabri de nos feux, qui pendant toute la durée de cet ce gement avaient été dirigés avec une remarquable habileté di| de tous les éloges, surtout à la 4® batterie Laparelli.
Aussitoi ce succès obtenu, j'envoyai mon chef d'état-major, le br major Chiron, à Custozza avec l'ordre de s'emparer du Belvédère toutefois la fatigue des troupes permettait encore de leur demander pareil elTort, mais en lui recommandant, dans le cas contraire, d( pas tenter une entreprise qui, si elle échouait, pouvait entraîne perte de Custozza. L'énergie du major Chiron et des 3 compagi du 34« bersagliers suivis parle 51® régiment et par le 4* balail du 3")'^ d'infanterie triompha de toutes les difticultés.
A (ItMix heures trois quarts, le Belvédère était enlevé et on occ vn même temps le cimetière, l'église et les fermes qui s'élevai sur la li^rue suivie^ i)ar la colonne d'attaiiuo et dont les dern dét>n>«'ur^ lonibèr<'nl ('nti(» nos mains.
L'ennemi chercha aussifôt à nous arracher h^s importantes j) tions (jue nous venions d'enlever. A trois heures, il Wu\à reprendre le Belvédère.
Quatre t^'rosses colonnes autrichiennes se portèrent en avant dirigeant : Tune veis le sommet de la hauteur, l'autre sur le l'izzo MalTi'i, la :\" sur le pahizzo Bafli, la i*^^ \ers le fond de vallée.
r.ette allatjue élait pleine de dangers pour nous. J'ordonnai à r arlillf^rie de diriger son lir contre les cidonnes qui, quoique d mées [»ai' nos projrclilcs, airivèrent néanmoins Jus«|u'à portée fusil (II' Custozza, jxMidant (ju'um- lutte furieuse d'attaques et conire-al laques à la baïonnette s'eugaijeaitsur les crêtes du Belvec et ipie If's cris de : Sai'oia ai rivaient Jusqu'à nous au Monte To
I/i^siif de la lutte demeuta incertaine pendant i]uel(jue ten Kiiliii, glace au tir iaj)ide et bi«Mi dirigé des batteries, grâce efVoi ts vJLiounMix des hnrsaglitM's et du '.\'t*' d'inranterie, renfoi entre temp'^ par le reste du XV' régiment, on parvint une f«»is eue à icjcler l'ennemi (|ui se retira en «lésordre assez loin en arri