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a KOpfe und Eztremitaten der Frauen und Tânien

70 NOTE SUR QUELQUES L^CTTHBS BLANCS D'dlfnlS.

N'* VI. Petit lécythe blaDC jaune clair à dessin bruD. Goulot et pied noirs; le col, t'aose et une grande partie de la panse couverts d'une couche épaisse de concrétions calcaires. Ornements en pendeloques sur l'épaule qui n'a pas reçu la même couverte que la panse et qui a conservé la couleur rougeàtre de la terre. Sujet funéraire (Bg. III).

Figure III.

Au pied d'une stèle étroite couronnée par un fronton en demi-cercle à corniches saillantes, et ornée d'une double rangée de grecques, se trouve

NOTE SVB QUELQUES LlSCTTHES BLANCS D^iuflEIE. 74

no siège à dossier et à pieds recourbés (xXiafjiéç) , recouvert d'un épais coussin rayé de larges stries d'un noir lustré, dont une partie retombe par derrière à travers t'évidement du dossier. De ce siège parait se lever une femme, les cheveux noués en chignon derrière la tête, peints en brun noir vernissé, ceux de devant cerclés d'une bandelette réservée dans la peinture, retombant en boucles frisées sur le front ; cette femme est vêtue d'une longue tunique sur laquelle plisse un x.(T(ov(ov à larges manches laissant nus les avant-bras ; elle tend les deux mains en avant. Peut-être tenait-elle de la main gauche, perdue sous les concrétions calcaires, un vase à libation dont elle versait le contenu dans un grand bassin placé à ses pieds; ce bassin est peint d'une couche de blanc laiteux. Dans le champ, devant le visage de la femme, traces d'une inscription sur deux lignes.

Hauteur du sujet sous la grecque : 1 0 centimètres. Hauteur totale du vase : 25 centimètres. N^ VU. Petit lécythe blanc jaune clair à dessin brun noir. Goulot, anse, base et pied noirs avec stries circulaires. Ornements en pendeloques sur l'épaule qui a reçu la même couverte que la panse. Sujet : une offrande funéraire.

La grecque cesse immédiatement à la gauche de la stèle et semble indiquer ainsi qu'il n'y a eu aucune figure de ce côté.

72 NOTE SU& QUELQUES LJGTTHES BLANCS D^éH^TRIE.

La stèle, étroite et 8e terminant dans la grecque par une palmette au-dessus d'une corniche, porte deux bandelettes, l'une noire lustrée, l'autre rouge. Elle repose sur un double degré dont celui de la base est noir vernissé opaque. L'autre est revêtu d'une couche de blanc laiteux ainsi que la stèle tout entière.

A droite de cette stèle, est une femme debout revêtue d'une longue robe flottante avec ceinture et larges manches pendantes; sur cette tunique, un himation plus court, qui a dû être peint en rouge, d'après les traces qui restent de cette couleur. La chevelure, noire lustrée, est relevée en chignon. Cette femme avance la main droite vers la stèle. De la gauche, elle porte une corbeille (xavouv) avec ornements noirs vernis en damier, de laquelle pend une bandelette rouge et où est placé un objet indéterminé (dessiné au trait noir) que l'on pourrait prendre pour un oiseau.

Dans le champ, entre le visage de la femme et la stèle, on aperçoit la trace d'une inscription sur deux lignes.

Hauteur du sujet sous la grecque : 1 0 centimètres. Hauteur totale du vase : 35 centimètres et demi.

N® VIIL Petit lécythe blanc jaune très clair à dessin brun noir, analogue au précédent. Goulot, anse, base et pied noirs avec stries circulaires sur le goulot et la base. Ornements en pendeloques

90TB SUk QUELQUES LJCTTHBS BLANCS d'^R^TRIB. 73

sur Tépaule de la panse qui n'a pas reçu la même couverte que la panse elle-même. Sujet : une offrande funéraire.

Aucune figure à gauche de la stèle.

Cette stèle, placée sur un degré, est surmontée d'un fronton rond en palmette qui empiète sur la grecque et dont le sommet atteint le haut de la panse; on y distingue la trace de plusieurs bandelettes rouges. La stèle tout entière, ainsi que le degré sur lequel elle est posée, est peinte d'un enduit opaque blanc de lait.

A droite, une femme debout, vêtue et coiffée comme celle qui figure sur notre vase n^ VU. Son himation devait être peint d'une couleur rouge dont on voit les traces. Sa main droite se porte en avant, vers la stèle, paume en dessus. Elle tient de la main gauche un miroir (?) ou un flabellum (?) auquel est attaché une bandelette rouge. Derrière elle se trouve un siège à dossier (xXu7[i^(;) avec coussin, analogue à celui de notre numéro YI.

Dans le champ, entre le visage de la femme et la stèle, on distingue une inscription sur deux lignes, la première de cinq lettres, la seconde de quatre. La première est complètement illisible; sur la seconde, je crois déchiffirer : xaXdç.

Hauteur du sujet sous la grecque : 8 centimètres. Hauteur totale du vase : SIS centimètres.

74 NOTE SUR QUBLQinES L<GTTHES BUNG8 d'&^TEIE.

Ainsi qu'il est facile de le constater, ces cinq derniers vases (numéros lY à YIU) appartiennent à une catégorie spéciale et sont dus à une technique particulière qui a été signalée pour la première fois, si je ne me trompe, par M. Ghr.-D. Tsountas, dans rEçYUJieptç apjaxokoyixifi de 1886, et étudiée plus tard par M. Weisshaupl dans les Mittheilungen de Tlnstitut archéologique allemand d'Athènes (année 4890).

Us ne peuvent être confondus avec les vases dits c de Locres, » puisque leur décoration est toute différente; ils ne peuvent, non plus, être pris pour des lécythes blancs attiques ordinaires, puisqu'ils sont revêtus d'une couverte jaunâtre, très claire, il est vrai, mais qui ne peut se comparer à celle des lécythes blancs et qui, d'ailleurs, est beaucoup plus cuite et, partant, beaucoup plus luisante. Les sujets qu'ils représentent sont, du reste, les mêmes que ceux de la grande majorité des lécythes blancs attiques : comme eux, ce sont des vases funéraires.

Mais le caractère tout particulier de fabrication, qui en fait une classe à part, consiste dans l'emploi de teintes noires vernissées et de couches opaques de blanc laiteux venant relever certains détails et les faire ressortir d'une manière éclatante sur la couverte du fond. Nous avons cons-

ncn SUE QUELQUES itoTHKS BUNCS D^^RélUE. 75

taté le noir lustré employé pour les cheveux, la base de la stèle (n° YII), Thydrie du numéro Y et d'autres détails. Nous avons vu également la peinture blanche opaque appliquée aux chairs nues des fenmies de notre numéro Y et aux vases que porte Tune d*entre elles, au bassin placé aux pieds de la figure du numéro Yl et aux deux stèles des numéros Yll et YllI.

La couleur noire lustrée est tout à fait analogue à celle des vases rouges ornés de dessins noirs à teinte plate. Quant à l'application sur certaines parties d'une couche de blanc laiteux, ce procédé, sans être d'une rareté excessive sur les vases à figures noires et à figures rouges, constitue néanmoins une exception. Un nombre relativement restreint d'entre eux porte des parties entières revêtues d'une couleur blanche opaque. On peut s'en assurer dans les vitrines du Louvre et dans l'excellent Catalogue des vases du Musée de la Société archéologique d" Athènes ^ dû à notre savant confrère M. Max. GoUignon^.

1. Sar les 780 vases décrits par M. GoUignon, il n'y en a que 53 qui portent des teintes blanches opaques. En dehors d'un très petit nombre de pièces, — 14, — sur lesquelles ces teintes blanches s'appliquent à des objets accessoires (n«* 239, 300, 312, 315, 339, 346, 347, 409, 412, 417, 424, 425, 437, 521), elles sont toujours réservées pour les parties nues du corps humain (n*» 257, 262, 265, 285, 352, 400, 414, 438, 463 à 465, 522, 545, 547 à 549, 551, 559, 568, 570 à 576). Dans les scènes où figure Éros, ce dieu semble avoir le privilège de cette coloration blanche; je constate, du moins, au Musée

76 IfOTE SUR QUELQUES LÉCTTHES BLANCS D'âtJTltE.

Nous n'avons, du reste, trouvé dans ce vaste répertoire aucun vase qui semblât, de près ou de loin, rentrer dans la technique de nos lécythes. Il y a donc là, très certainement, un procédé de fabrication spécial qui, à part de frès rares exceptions, dont nous parlerons plus loin, parait n'avoir été constaté jusqu'ici que dans les fouilles d'Érétrie.

Un lécythe de même provenance, un peu plus petit que notre numéro Y et qui a pris place, il y a quelques jours à peine, dans les vitrines du Louvre (salle des Céramiques grecques, armoire E), montre aussi deux femmes, Tune assise à gauche, tenant une plémochoe de la main droite et un alabastron de la gauche, séparée par une inscription sur deux lignes d'une autre femme debout à droite, portant une corbeille contenant des couronnes et des bandelettes. Or, les chairs nues des deux femmes, les vases que porte l'une d'entre elles, les couronnes et au moins l'une des bandelettes du panier, tout cela est enduit d'une couche de blanc laiteux opaque. De plus, l'hima-

d*Athènes, 15 vases où les chairs du dieu de l'amour sont peintes en blanc opaque (n®* 441, 462 à 465, 522, 549, 550, 556, 557, 565 à 567, 571, 576). I^s céramiques du Musée d'Athènes sur lesquelles on rencontre le plus souvent ces couches laiteuses sont les lécythes communs à figures noires, les vases à figures rouges de style béotien et les vases à reliefs et ornements dorés. Par contre, pas un des lécythes à décor rouge décrits par M. Gollignon ne présente cette particularité, et aucun des vases sur lesquels elle se rencontre ne paraît avoir eu de destination funéraire.

JfaiE SU& QUBLQQIS L^CTTHES BLAIIGS D'àlémE. 77

tion de la femme assise est noir foncé, les cheveux et d'autres détails sont noirs lustrés, de vase appartient identiquement à la même technique que les nôtres^.

Il en est très certainement encore de même du lécythe de Ja collection de Branteghem indiqué plus haut.

Dans la Céramique de la Grèce propre (t. I, p. 390, pi. XXXYII), MM. Dumont et Ghaplain décrivent et dessinent un lécythe représentant Demeter et Goré, dont les chairs nues ressortent en blanc laiteux sur le fond blanc jaunâtre du vase. Ce lécythe appartient bien certainement à la technique des vases d'Érétrie.

Au Louvre même, nous avons remarqué, dans l'armoire E (n° 84) de la salle des Céramiques trouvées en Grèce^, un petit lécythe jaunâtre sur lequel on voit une colonne rehaussée de blanc, qui parait bien tenir du même procédé, et nous sommes convaincu que, si on connaissait la provenance exacte de ceux des vases de cette technique qui existent dans les collections, on y recon-

1. Ge lécythe est malheureusement très raccommodé. Les autres bandelettes sont rouges, et la femme qui les porte a les cheveux cachés par un o^evô^.

2. Au milieu de la môme salie du Louvre, dans la vitrine plate, on peut admirer deux petites coupes à fond blanc d'Érétrie, avec sujet au trait, exécuté avec une grande finesse et représentant des Muses. Le diadème de l'une de ces Muses est doré; l'autre est rehaussé de points blancs laiteux empâtés en godrons saillants.

78 NOTE SUR QimLQUES L<GTTHES BUNG8 D'iE^TEIE.

naîtrait, dans la plupart des cas, des trouvailles partielles faites à Érétrie à une époque où des fouilles régulières n'y avaient pas encore été entreprises.

Il est, en effet, très probable que nous sommes bien ici en présence de vases de fabrication érétrienne.

Un auteur qui s*est déjà occupé de ces vases, M. R. Weisshaupl^ affirme que l'origine attique des lécythes d'Érétrie n'est pas discutable.

S'il entend par là que ces vases appartiennent à un type et à un style se rattachant à l'art de r Attique, je suis entièrement de son avis. Érétrie était, il ne faut pas Foublier, une colonie athénienne, très voisine de la métropole, et ses potiers s'inspiraient évidemment des traditions et des procédés de cette métropole ; cela n'est pas douteux. Mais si, au contraire, l'archéologue allemand veut dire que les vases trouvés à Érétrie ont été fabriqués à Athènes même ou dans TAttique, je ferai alors les plus expresses réserves.

Pourquoi ne pas admettre, en effet, que les lécythes trouvés à Érétrie étaient tout simplement de fabrication érétrienne ?

M. Weisshatlpl cite lui-même dix-sept lécythes de cette technique. Or, sur ces dix-sept vases, deux seulement ont été trouvés à Athènes ou

1. Attische Grablekythos, dans Mittheilungen des Kaùerlich Deutschen Àrchaeologischen Instituts Àtheniscke Abtheilung (Athènes, 1890, p. 40 à 63).

nom $0E QUBI.QUES lIcTTHES BU1IC8 B'jfuEniE. 79

dans rAttique, et trois hors de la Grèce. Au con* traire, six proviennent authentiquement d'Érétrie et cinq ne portent Tindication d'aucune provenance. En écartant ces derniers, — dont Fongine douteuse doit néanmoins profiter à notre thèse, — on voit qu'Érétrie est le lieu principal où Ton rencontre les lécythes de cette technique, et les fouilles qui se poursuivent en ce moment dans les nécropoles de cette antique cité justifient cette affirmation.

Nous croyons donc que ces vases d'Érétrie sont la manifestation d'un art inférieur, d'un art de province, — qu'on me permette encore cette expression. Ils sont, sans doute, l'oeuvre de potiers ou de décorateurs de second ordre, venus de l'Attique ou y ayant étudié, s'y étant inspirés de ses méthodes et de ses procédés, mais n'osant ou ne sachant imiter la fragile couverte des lécythes blancs.

Cette couverte, on le sait, s'altérait plus ou moins et se fonçait à la cuisson ; aussi, les potiers athéniens les cuisaient-ils le moins possible pour leur conserver cet éclat laiteux resté, pour cette raison, si fragile, et qui en rendait l'exportation si difficile, et les fait rencontrer presque exclusivement dans leur lieu d'origine.

C'est probablement à une préoccupation du même genre qu'obéissaient ces fabricants en n'y plaçant que très rarement des inscriptions. En effet, ces vases, ayant une destination exclusive-

80 NOTB SDR QUBLOnBS liCTTHES BUUIGS D'âlâXIE.

ment funéraire, étaient faits à Tavance et conservaient un caractère impersonnel jusqu'au moment où ils étaient achetés pour servir aux funérailles de telle ou telle personne^. On ne pouvait y inscrire le nom de cette personne qu'en opérant une seconde cuisson pour fixer cette inscription, ce qui faisait courir le risque de modifier la blancheur de leur couverte, laquelle constituait leur principale beauté. Il n'en était pas de même des lécythes jaunâtres, et on remarquera que quatre de nos lécythes d'Érétrie appartenant à cette catégorie portaient des inscriptions, ainsi que celui du Louvre de même provenance, celui de Bruxelles, dont nous parloi^ plus haut, et enfin plusieurs de ceux qu'indique M. R. Weisshaûpl.

Les potiers d'Érétrie ont certainement obéi à une nécessité impérieuse en donnant, par une cuisson plus complète, une plus grande solidité à leurs lécythes, et se bornant à en relever certaines parties par une appUcation de couleur blanche.

i. Le duc de Luynes [Description de quelqttes vases peints, p. 42, pi. XX Y) fait judicieusement remarquer que les inscriptions c portant des noms avec les épithètes xàkk ou xoXiq ont dû être posées après coup et lorsque le vase acheté du fabricant avait été consacré à un emploi personnel ou spécial, ce qui explique l'anomalie que Ton rencontre parfois entre le sujet représenté (une jeune fille, par exemple) et l'inscription, qui peut s'appliquer à un homme, comme dans l'exemple qu'il cite : xaX6c FXauxt&v. — Voir aussi, sur cette particularité, Koumanoudis, 'Ei»Ypaipa\ êiciTv(&6toi (Athènes, 1879, in-8<>).

2fOn SUR OUBLQVES LJGTTEBS BUNGS D*tfliTlIB. 81

Noas raisonnons ici dans Thypothèse où ces vases seraient contemporains des lécythes attiques à couverte laiteuse ; dans ce cas, ils répondaient saos doute à d'autres nécessités, peut-être à une exigence spéciale relative à l'inscription du nom du mort; ou, peut--étre, constituaient-ils une manifestation d'art toute locale, conforme au goût particulier des Érétrieus^.

Mais il est possible aussi, — et cette opinion est soutenue par des antiquaires de grand mérite, — que ces vases d'Érétrie soient le produit d'un art intermédiaire entre les c vases de Locres » à fond blanc et même parfois à dessin au simple trait, dont j'ai parlé plus haut comme de pièces de transition, et les vrais lécythes attiques auxquels ils seraient par là même antérieurs.

Certains vases archaïques à dessins polychromes sur fond noir, étudiés par M. J. Six dans la Gazette archéologique de 1 888 (p. 1 92-S81 ), pourraient, dans cette hypothèse, se rattacher à la même technique. Plusieurs d'entre eux portent, en effet, de grandes parties peintes en blanc laiteux. On serait ainsi amené à penser que ces vases polychromes ont été les premiers essais de ce genre et le passage entre les vases à fond noir et

1. Les rares exemplaires trouvés authentiquement aillears qu'à Ërétrie ne détruiraient pas cette hypothèse, car rien n'empôche de supposer qu'ils avaient été portés, au lieu où ils ont été découverts, par des citoyens de cette ville maritime et commerçante.

82 NOTE SUE QUELQUES LlÎGTTHES BLINGS D*iRéT&IR.

ceux à fond blanc. Ce serait alors le mélange des deux techniques représentées par les vases < de Locres, » d'une part, et les vases archaïques à dessins polychromes, d'autre part, qui aurait conduit assez rapidement les céramistes athéniens à faire les lécythes blancs à dessins polychromes dont les lécythes d'Érétrie seraient la première manifestation.

Ceux-ci se classeraient alors à une date qui se rapprocherait du milieu du v^ siècle avant J.-G.

Cette opinion serait corroborée par la ressemblance de leur couverte opaque, formant silhouette plate de couleur ocreuse, avec celle des vases à figures noires, dont la fabrication n'était probablement pas encore abandonnée à cette époque ^«

Mais il resterait toujours, si l'on admettait celte seconde hypothèse, à expliquer comment il se fait qu'Érétrie soit presque exclusivement le gisement unique où l'on retrouve ces lécythes, qui, dans ce cas, devraient, semble-t-il, se retrouver dans tout le monde grec^.

i. La colonie d'Érétrie, de fondation athénienne, fut corn* plètement détruite par l'armée de Darius, lors de son invasion de la Grèce en 490; mais elle fut rétablie peu de temps après, et c'est peut-être à cette époque que fut inaugurée la fabrication de nos lécythes rehaussés de blanc, si on adopte Topinion que cette fabrication précéda celle des vrais lécythes attiques, qui, comme on le sait, ne brilla de tout son éclat que dans la première moitié du v* et la seconde moitié du IV* siècle avant Jésus-Christ.

2. A cette objection, on pourrait répondre sans doute que ce qui s'est passé pour les miroirs grecs, pour les lécythes

HOTE SUR QUELQUES LlicTTHES BLANCS d'&<TEIR. 83

G^est ce fait capital qui nous parait également rendre inadmissible l'idée de ne voir dans nos lécythes qu'un article plus solide que les lécythes blancs, spécialement fabriqué pour l'exportation.

Telles sont les questions que je me permets de poser ici et que je laisse à des confrères plus autorisés le soin de résoudre. Mais, un heureux hasard m'ayant mis dans les mains une série assez nombreuse, d'une origine absolument certaine, de ces lécythes blancs d'Érétrie, encore nouveaux dans nos collections et peu connus en France, j'ai cru devoir saisir cette occasion de les étudier et d'appeler sur eux l'attention des antiquaires qui s'occupent plus particulièrement de la céramique grecque.

blancs attiques eux-mêmes et pour tant d'autres séries antiques, peut avoir lieu pour les lécythes d'Ërétrie. Des fouilles subséquentes peuvent nous causer des surprises inattendues, et Farchéologie, comme toutes les autres sciences, se renouvelle et se complète sans cesse.

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