‹ MémoiresChapitre 80 sur 111 · I S XXXI · texte numérisé non relu

I S XXXI

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M. le Président rappelle que le concours de dialogue aura lieu le jeudi 9 avril dans la salle des séances de la Société Photographique de Dunkerque ; il invite les membres de la Société Dunkerquoise à assister à la critique du concours qui sera faite à 4 heures de l'après-midi par M. Rolland.

Les Cahiers de M. le Président est heureux d'annoncer que les «Cahiers

la Flandre

Maritime de de la Flandre Maritime », publiés par MM. A. de Saintet Phfsagnac. Léger et Ph. Sagnac, ont été honorés d'une souscription du Ministère de l'Instruction publique.

Communication M. le commandant Lévi donne lecture de quelques pages

deM.leOLévi. ,7

des « Procès-verbaux du Conseil Général de Bergues en 1793 ».Ces procès-verbaux, qui sont le complément de ceux de la ville de Dunkerque qui ont déjà fait le sujet d'une communication, montrent la rivalité qui existait entre Dunkerque et Bergues, rivalité qui obligea les représentants du peuple à intervenir pour éviter des querelles entre les municipalités des deux villes ; il est cependant à remarquer que la bataille d'Honsthoote fut gagnée grâce à l'intervention de la garnison de Bergues, conduite par le général Leclercq. M. le commandant Lévi cite de nombreux faits relatifs à divers épisodes de cette époque et fait remarquer que toutes les autorités, tant civiles que militaires,se sont, dans de nombreuses circonstances, prêté le concours le plus absolu sans jamais empiéter sur leurs fonctions réciproques, de sorte que les conflits ont été excessivement rares ; les représentants du peuple, tout puissants à ce moment, veillaient là aussi au bon ordre et à ce que tout se passe correctement. Enfin, M. le commandant Lévi annonce qu'il a réussi i

PROCES-VERBAUX DES SEANCES XXXI

découvrir un plan de Dunkerque datant du lendemain du siège de notre ville. Ce plan sera reproduit et joint aux publications de la Société 'Dunkerquoise.

M. le Président remercie et félicite chaudement M. le commandant Lévi des intéressantes communications qu'il veut bien nous faire sur un sujet si captivant pour notre Assemblée. Les applaudissements qui ont été prodigués à . notre collègue sont, d'ailleurs, une preuve du vif intérêt qui

a été pris à sa communication.

M. le Dr Duriau donne lecture d'une étude qu'il a faite en collaboration avec M. Feuillié, interne des hôpitaux de Paris et interne du bastion 25, lors de l'épidémie de variole de 1907. Après avoir fait l'historique de l'épidémie de 1907, les auteurs montrent qu'elle a été beaucoup plus bénigne que celle de 1902 qui dura de janvier à décembre, atteignant tous les quartiers de la ville, sans pour cela que la presse politique en fit la moindre mention. Puis par la description de l'installation de fortune faite au bastion 25 en 1902 et 1907, ils prouvent combien il est facile de faire face à une épidémie dans une ville fortifiée, à condition que l'autorité militaire veuille bien prêter ses locaux. Ils abordent alors la description clinique des cas soignés en 1902 et 1907 et décrivent le traitement qui a été adopté dans ces deux épidémies. Ce traitement qui n'a jamais été employé en France ni à l'étranger, d'après ce qu'en pensent les auteurs, est dû exclusivement au Dr Duriau. Ils expliquent ce qui a poussé l'un d'eux, le Dr Duriau, à l'employer en 1902 et en 1907. Ce traitement est la levure de bière fraîche qui, administrée méthodiquement, diminue la durée de la période fébrile dans la variole et supprime les cicatrices si épouvantables après cette maladie.

Ce traitement a été appliqué en 1902 puis en 1907, cette fois comparativement avec un traitement au Xylol préconisé à Paris à l'hôpital Claude-Bernard, et les auteurs ont trouvé que le traitement par la levure de bière lui était supérieur parce qu'il était accepté très facilement par tous les malades. ce qui n'existe pas pour le traitement par le Xylol.

En présentant cette communication qui a été suivie très attentivement et qui éclaircit d'une façon absolue, alors qu'au bout d'un an l'effervescence est calmée, bien des points qui avaient été exposés d'une façon inexacte e: tendancieuse, les docteurs Duriau et Feuillié ont voulu établir d'une façon scientifique que ce traitement était intégralement l'œuvre de l'un .d'eux, et poser d'une façon indiscutable leur droit de paternité.

L'auditoire n'a pas ménagé ses applaudissements an Président, l'un des auteurs du travail rendant ainsi hommage à son dévouement professionnel en 1902 et 1907.

L'heure avancée ne permettant pas la lecture de la communication de M. Debacker, elle est remise à la prochaine séance.

La séance est levée à une heure.

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