Le manuscrit B porte par erreur : « Miletière
<lnnri<Toit en grand secret quelque connoissance, mais <|ii« le Roi la leur voulait donner sans union avec le H» (I(m pour éviter la faction et agir avec réputation, suis doute ils rapporteraient contentement1.
1 !.. roL Franco 24<> contient, à la suite du mémoire du 2."i n. . vembre 1625, les « conditions de paix » suivantes (fol. 38 v°) : « Si l'on est contraint de faire la paix, il faut prendre quelque sujet plausible comme le refus de la vérification de quelques
si le parlement en fait difficulté, crainte pour quelques places de frontières, si l'on en reçoit des avis, et des monopoles des grande qai témoignent toujours trop ouvertement leur mécontentement. Faut insérer dans le traité quelques conditions par lesquelles l'on puisse revenir à la guerre toutes fois et quantes qu'on le voudra. Comme par exemple que ceux de la Rochelle ouvriront leurs portes au Roi toutes les fois qu'il voudra aller en leur ville. Pour les disposer aux conditions qui sont de cette nature, l'on leur dira que l'on ne les désire que pour l'honneur et réputation du Roi, qui ne peut donner la paix s'il n'y a en icelle de quoi contenter les catholiques et le clergé, mais qu'en effet le Roi n'ira pas. Faudra mettre aussi qu'ils raseront toutes leurs fortifications, et si on ne le peut obtenir, ronoric il n'y a pas d'apparence, par un traité à part, il sera dit qu'on s'en < «intentera du rasement d'une partie qui seront
ées. De plus, qu'ils prendront un intendant de justice de la part du Roi. Que le gouvernement de la ville ne sera plus entre les mains du peuple, mais des magistrats. Qu'ils n'auront plus de vaisseaux de guerre, mais seulement pour aller en marchandise; qu'ils ne feront plus voyager qu'avec congé de l'intendant et après avoir donné avis à celui qui commande au p«»rt huit jours auparavant leur parlement. Que les draps volés au marchand d'Orléans et retirés dans leur ville seront rendus.
ii- les biens des ecclésiastiques possédés en leur ville seront QfM si M. de BomUm est MMSprif dans o mité,
il faudra mettre que tous les vaisseaux pris par ledit sieur, tant sur I. Itoi <|in- sur se5 sujets, seront rendus: tuais il vaut mieux pardonner à ces conditions audit sieur de Soubise par un traité a part. » Il semble que ce document était d'abord destin.- |
dans les Mémoires, puisqu'une note de la main X Sancy :
200 mimoiuks [1625]
Tel lui l'avis du Cardinal, qui fut agréé du Roi; et il arriva que le peuple mutin de la Rochelle, nonobstant sa foiblesse et l'extrémité en laquelle il doit réduit, ne vouloit pas recevoir la paix à ces conditions1, ce qui fit que l'année se passa avant qu'elle fût résolue, et que les ambassadeurs d'Angleterre eurent loisir d'arriver pour servira les y faire condescendre, espérant
« cette page est bonne », figure au haut du fol. 38 v° ; le feuillet suivant porte également la mention : « bon ». Finalement, les deux pages ont été biffées d'un trait de plume.
1. La remise des conditions de paix aux députés rochelais est annoncée le 30 novembre par Herbault à du Fargis : « Le Roi a trouvé bon d'admettre à ses pieds les députés de la Rochelle qui ont demandé la paix à S. M. avec grandes soumissions. S. M. leur a fait répondre qu'elle leur feroit grâce et donneroit la paix, mais qu'elle vouloit qu'elle fût de durée et sûre pour la tranquillité de ce royaume; pour cet effet, elle leur a déclaré plusieurs conditions qu'elle désiroit d'eux, entre autres le rasement de toutes leurs fortifications à la réserve de l'ancienne enceinte, telle qu'elle étoit en l'an 1560, le changement du conseil de ville et d'y recevoir un intendant de justice, ce que lesdits députés ont dit qu'ils rapporteroient à leurs concitoyens avec peu d'espérance de les y faire acquiescer » (Arch. nat., KK1362, fol. 386). Le 5 décembre, Herbault faisait part à Réthune de la résistance des députés : « Ceux de la Rochelle témoignent assez que leurs concitoyens ne voudront pas acquiescer à ces conditions. Je crains que les autres ne veuillent pas aussi se séparer de leur uniqji et qu'ainsi le feu ne s'allume en plusieurs endroits. M. de Rohan a été reçu à Nîmes et à Uzès et villes des Cévennes ; elles danseront le même branle des factieuses. J'espère aussi qu'elles recevront le même châtiment » (Ribl. nat., ms. Français 3667, fol. 29 v°). Sur l'arrivée à la Rochelle, le 15 décembre, des députés venant de la cour, voyez Guillaudeau, Diarii, p. 311 : « On nous vouloit bien donner la paix, mais sous des conditions si rudes qu'il eût bien valu mieux demeurer perpétuellement en guerre que d'^ l'accepter. »
DE BM il m m 201
par <••• moyen fortifier l'effort qu'ils faisoient en Allemagne pour U' recouvrement du Palatinat.
Il M til en Italie. BUT la guerre de la Valleline. deux1 méchants livres, mus nom d'auteur, lesquels, pour le lieu d'où ils venoieut. »>n lit premièrement distribuer en Flandre, les attribuant sous main à Bou- <liery. <pii. par lettre qu'il écrivit a ses amis, s'en e\eusa3. Le premier étoit intitule : Mystères politiques' , et le dernier portail pour titre : Admonition*, par