Sur cette affaire, voyez l'appendice n" VI. On y trouvera
Vieuville usa d'une autre malice, faisant faire en cachette un brevet par lequel, à son compte, il auroit moyen de le chasser du Conseil quand il voudroit*. Ce brevet portoit que, pour le différend mû entre le Connétable et le Cardinal sur le sujet de leur séance au Conseil, le Roi, à la prière de la Reine sa mère, commandoit audit Connétable de céder la sienne, sans conséquence pour l'avenir, à un desdits cardinaux seulement; mais ce brevet, fait à l'obscurité, ne vit- point le jour et fut sans effets
En ce temps-là, le Roi étant à Compiègne, les comtes de Carlisle^ et de Hollande ambassadeurs extraordinaires du roi de la Grande-Bretagne, l'y vinrent trouver pour demander à S. M., de la part de leur maître,
des renseignements sur un mémoire relatif aux droits de préséance des cardinaux dans le Conseil.
1. Avec la phrase suivante commence le second cahier du ras. A, sur lequel on trouvera des renseignements à l'appendice VII ; les corrections destinées à être effectuées sur ce second cahier ont été écrites par Sancy sur une feuille spéciale qu'il a intitulée « feuille de corrections ». Nous donnons à ce même appendice VII, outre quelques détails sur cette « feuille », la première correction qui y est inscrite.
2. Le manuscrit B portait primitivement neut; Charpentier a fait la correction.
3. L'entrée de Richelieu au Conseil est du 29 avril, date que les Mémoires ont omis de donner. — Le récit qui précède, et qui a trait en partie à cet événement, ressemble beaucoup à ceux de plusieurs confidents du Cardinal, notamment de Guron, sur ce sujet; nous donnons des extraits de ces récits à l'appendice n° VIII.