‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 175 sur 200 · Var. : Au même temps (ms. Français · texte numérisé non relu

Var. : Au même temps (ms. Français

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dissemblable au président Jeannin, finit ses jours*; la naissance duquel fut aussi préjudiciable à la France que celle de l'autre lui a apporté d'utilité. [Ce] fut un homme sans religion, et de plus d'extérieur et d'apparence que de réalité de foi^, d'une ambition démesurée, factieux et inquiet, qui ne pouvoit vivre ni laisser vivre aucun en repos. Il étoit né et fut nourri catholique; mais, dès qu'il eut atteint l'âge auquel l'amour de la grandeur commence à poindre le courage, il changea de religion, pour avoir plus de matière de brouiller et de moyen de s'agrandir. Il n'y eut depuis aucun mouvement en cet État dont il ne fût la principale partie ou la cause par ses pernicieux conseils^. Il servit aussi constamment le feu Roi auparavant qu'il fût venu à la couronne et tandis qu'il eut la guerre contre le roi Henri IIP, comme il lui fut fidèle depuis qu'il fut parvenu à la royauté. En récompense de ses services, il lui fit épouser l'héritière de la principauté de Sedan ' qui étant morte sans enfants, il ne laissa pas, par la volonté de S. M., de demeurer maître de cette place, au préjudice de MM. de [la] Marck\ auxquels elle appartenoit; ce que la nécessité que le Roi eut depuis de l'y assiéger et les maux que du temps du Roi d'aujourd'hui il a faits en cet Etat montrent que Dieu n'a pas eu agréable. Il étoit coura-

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