Entre les mains de Puyzieulx
Cette année se passa en toutes ces intrigues et débats des ministres les uns contre les autres, tandis que, par toute la chrétienté, les ennemis du Roi s'avançoient en leurs affaires et ses alliés n'étoient ni assistés et défendus, ni conseillés et encouragés à se défendre. Le peu de places qui restoient au Palatinat se perdoient.
Le roi de la Grande-Bretagne se laissoit décevoir ou aux Espagnols, ou à soi-même, ou à leurs artifices, ou à son désir, ou à tous les deux ensemble, avoit remis, le 25^ avril, Frankenthal, avec tous les forts qui en dépendent, sous le nom de dépôt, pour l'espace de dix-huit mois, entre les mains de l'archiduchesse de Flandre S et fait sortir la garnison angloise, le tout avec espérance certaine qu'on lui donnoit et qu'il recevoit, qu'auparavant que ce terme fût échu, l'Empereur auroit remis son beau-fils^ en sa grâce et lui auroit rendu ses États ^. Depuis encore, il avoit fait, au mois de mai, une suspension générale d'armes en l'Empire entre lui, son beau-fils et tous ses alliés, d'une part, et l'Empereur et tous les siens, de l'autre*; ce qui lui fut d'un grand préjudice, attendu que Halberstadt^ levoit une grande armée qui, composée de