Prégent de la Fin
2. Le nom de la localité a été laissé en blanc dans le manuscrit B. — L'Assemblée se sépara le 13 avril.
3. Françoise-Julie de Rochefort, dame de Salvert et de Blainville, mariée en 1607 à Charles d'Angennes, marquis de Maintenon, morte en 1G47.
4. « Lescrit » sur le manuscrit B. Serait-ce le nom du personnage ?
5. Picpus, village alors situé à l'est de Paris, aujourd'hui réuni au faubourg Saint-Antoine.
Cet avis, donné avec toutes ces circonstances, fit que, sans prendre congé du Roi, il se retira, vers la mi-mars, en son gouvernement, d'où il lui fit excuse de son subit partement sur le droit que chacun a de pourvoir à sa sûreté*.
Ce prince, en son passage chez le marquis de Villars^, tait savoir à la Reine que la réputation d'être son serviteur lui avoit pensé coûter la liberté, et qu'elle devoit donner ordre à s'en garantir elle-même ; à quoi
1. Le duc écrivit deux letti'es au Roi. Les Mémoires ont utilisé la seconde en date qui est adressée de Bordeaux, le 8 avril 1620. Une copie de cette lettre se trouve aux Affaires étrangères, France 773, fol. 34. Le Mercure françois, t. VI, année 1620, p. 270, donne le texte de la première, datée du 30 mars; la voici : « Sire, je ne fis jamais d'action avec tant de déplaisir et de regret que d'être parti de Paris sans avoir eu l'honneur de recevoir les commandements de Votre Majesté. Mais, ayant assez longtemps méprisé les avis que l'on m'a donnés de quelque dessein qui se faisoit contre moi, ils m'ont été depuis confirmés partant de gens, avec des assurances si fortes, que j'ai été contraint pour me tirer hors du péril dont j'étois menacé de m'éloigner ainsi soudainement. J'en demande pardon à Votre Majesté, avec toutes sortes de soumissions que peut faire un très humble serviteur et sujet, et la supplie qu'elle ne me rende point si malheureux que de me priver de l'honneur de ses bonnes grâces pour cet effet. Car, pour tout le reste de mes actions, je les ressens si nettes que j'aurois plus de raison d'implorer votre justice contre ceux qui les auroient voulu calomnier que de besoin de recourir à votre clémence. J'espère, Sire, que Dieu me fera la grâce que celles de l'avenir seront encore semblables ou, s'il se peut, meilleures. Et je m'en vais en mon gouvernement avec cette ferme résolution de rendre à Votre Majesté tous les devoirs de fidélité qu'elle doit attendre, pour me conserver l'honneur, que je tiens plus cher que ma vie, d'être, Sire, de Votre Majesté, etc.. »