‹ MémoiresChapitre 38 sur 47 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

crédit supplémentaire au crédit voté, en 1814, pour l'entier acquittement des dettes du Roi. « En «conséquence, monsieur Fauche., ajouta le mi- « lustre , vous êtes trop bon serviteur de Sa «Majesté pour ne pas attendre les effets de cette « mesure. »

Une année , deux années s'écoulèrent , et je n'en fus pas plus avancé que le premier jour. Les dettes vraiment énormes que j'avais contractées , pour servir la cause des Bourbons, s'étaient accrues d'une manière si effrayante, et mes créanciers, fatigués d'attendre, ne me laissaient aucun

relâdhe. «S'il est vrai, me disaient-ils, que vous «ayez travaillé à la restauration des Bourbons, «faites-le voir en acquittant les dettes que vous « avez contractées pour eux. »

Mais tout semblait conjuré contre la justice de ma cause. Plusieurs députés ayant invité le ministère à demander, enfin, un supplément de crédit pour acquitter les dettes de Sa Majesté, M. de Villèle s'y refusa ; les paroles qu'il ne craignit pas de proférer à la tribune, à cette occasion, retentirent dans toute la France , et affectèrent douloureusement les plus fidèles serviteurs de la couronne.

Je . m'abstiendrai de récapituler ici les causes qui excitèrent dans des cœurs français une dés-

affection alarmante ; ; un changement de système parut enfin indispensable à la grande majorité de la nation. Je m'en entretins avec le duc de Rivière, l'ami du Roi, aux bains de Leuck en Suisse. On a vu que j'avais été enfermé jadis au Temple avec le noble duc. Instruit à fond de tous les désagrémens que j'avais éprouvés à Gand et des intrigues qui m'avaient aliéné M, de Blacas* il s'écria , en présence du marquis de Montciel et du général de Gadi : « Je yeux absolument faire «finir votre affaire avec M. de Blacas, car c'est « une horreur !»

De retour à Paris , il me fit l'honneur de me dire qu'en effet il avait vu M. de Blacas; que lui parlant de moi avec intérêt, et lui témoignant sa surprise que j'eusse été si maltraité à Gand, dans un moment surtout où j'apportais des nouvelles si rassurantes, il lui avait montré le désir de savoir de lui s'il avait eu réellement des motifs pour en agir ainsi à mon égard ; que. M. de Blacas lui avait répondu qpi'en effet il s'était assuré qu'il avait poussé trop loin ses préventions contre M. Fauche - Borel ; qu'il en était revenu, et que bien que M. Fauche eût écrit contre lui, il ne lui en voulait pas; mais qu'il était parfaitement inutile qu'il le vît , et qu'il eût à cet égard aucune autre explication.

Le duc de Rivière m'ayant fait part de cet entretien, meMaissa voir combien il était satisfait d'avoir appris, par M. de Blacas lui-même, qu'il n'y avait rien eu de fondé contre moi, Je lui répondis que je ne demandais point à voir M. de Blacas, que je Pavais seulement trop vu; mais que puisqu'il convenait avoir été trompé sur mon compte , il me semblait qu'il devait , en honnête homme, réparer tout le mal qu'il m'avait fait, en contribuant à me faire rendre toute la justice qui m'était due

Ce fut quelque temps après le licenciement de la garde nationale que M. le duc de Rivière, pressentant un changement de ministère, me dit : « Si M. de Villèle entendait ses propres affaires, « celles du Roi et de la France, il se retirerait , et « dans deux ans il pourrait reprendre le porte- («feuille, car il y a des circonstances où il faut « savoir céder. »

Mais après la dissolution de la Chambre, et quand il fut démontré que M. de Villèle ne pourrait plus se maintenir, le duc , me témoignant le désir d'avoir avec moi de plus fréquens rapports , ajouta : «Vous voyez, mon cher Fauche, que les « devoirs de ma place ne me permettent pas de « disposée d'une seule demi-heure du jour, car je «dois tout mon temps au royal enfant qui m'est

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« confié; il s'ensuit que je ne sais p$s iqêrae ce « qu'on pense dans les salons. J'aimerais pourtant «bien connaître l'état de l'opinion publique, et « quelles sont les personnes qu'oq porte au mjnisr «tère; je vous charge, en conséquence, de jne « donner , aussi souvent que vous le pourrez , « des notes à ce sujet, telles que pelles que vous « m'avez déjà communiquées., et que j'ai pjacée* « sous les yeux du Roi. »

Je remplis les intentions du nobte djaç avec d'autant plus de zèle que, dans cette crise, il convenait d'éclairer la religion du Roi, -pour qu'un parti contraire ne parvînt pas à s'élever et à dominer exclusivement. Presque tous les matins, au lever de Sa Majesté, je remettais au duc fie Rivière la liste des personnes que l'opiniop publique portait au ministère; on y voyait figurer toujours MM. Rôyer-Collard , Martignac, Portajis, le prince de Pplignac , Hyde de Neuville, Chateaubriand , souvent le prince de Talleyrand, quelquefois M. Pasquier, et même M. Decazes f £tc. .

Comme M. Royer-Collard était syr toutes les listes, et qu'il avait attiré souvent l'attention de Sa Majesté , le duc de Rivière me dit : « M. Royer^- « Collard n'a pas à se plaindre du Roi , qui lui « a fait un accueil très gracieux lorsqu'il est verni « lui rendre ses hommages à la tête dp la dépu-

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« tation de rAcadémie Française ; le Roi s'est bien « rappelé que M. Royer-Collard avait servi les a Bourbons pendant la révolution. Mais on n'en «fera peut -être pas un ministre tout d'abord; «la présidence, par exemple, lui conviendrait «mieux. Du reste, ajouta le duc, je dois vous « dire que, n'ayant pas laissé ignorer au Roi que « les notes m'étaient remises par vous , le Roi y « met confiance. »

Barras , instruit de mes communications avec le duc de Rivière , me témoigna le désir de voir cet ami intime du Roi, comme en 1814 il m'avait témoigné le désir de voir Louis XVIII; mais il était dans un état de santé qui ne lui permettait pas <Je sortir.' J'en parlai au duc de Rivière et j'ajoutai que Barras se montrait toujours disposé à servir la cause des Bourbons. Le noble duc n'ignorait pas tout ce que j'avais fait jadis pour rallier Barras à cette cause, et que même, en 1814, M. deBlacas et le duc d'Havre avaient vu Barras; il lui vint alors en idée de voir luimême cet ex-directeur qu'il savait d'ailleurs toujours en rapport avec les hommes marquaus de la révolution. Je me rendis en conséquence chez Barras, et je lui dis que le duc de Rivière désirait avoir un entretien avec lui. Nous prîmes jour, et Barras ne reçut pas sa société ordinaire

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ce jour-là. J'accompagnai le duc à neuf heures du soir, rue de Chaillot , laissant la voiture dans les Champs - Élysées. Nous entrâmes à neuf heures et demie chez Barras, qui était seul, étendu sur sa chaise longue près de son feu. « Monsieur le duc , dit-il , vous voyez l'état de « souffrance où je me trouve , sans cela je vous a aurais prévenu; je vous en fais mes excuses. « Vous me prouvez par- la démarche que vous « faites que vous êtes véritablement le sincère « ami du Roi , et , si M. de Blacas eût voulu m'é- « coûter avant le 20 mars, on aurait évité les fu- « nestes cent jours qui ont tant coûté à la France; « mais M. de Blàcas était dans une sécurité bien « malheureuse, et jamais je n'ai pu lui faire coince prendre le danger que courait la dynastie par « suite de tout ce que je savais des intelligences a qui existaient entre Murât, l'île d'Elbe et Joseph « Buonaparte. » Le duc de Rivière , qui était en grande tenue avec toutes ses décorations , dit à Barras qu'il était venu le voir après avoir pris les ordres du Roi , qui désirait connaître son opinion personnelle , tant on était persuadé qu'il pourrait donner des renseignemens utiles à la patrie. Il s'ensuivit une conversation de près de deux heures, où Barras parla de la charte, à laquelle il fallait se rallier de bonne foi , et afin surtout de prévenir

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tes desseins d'un parti qui travaillait pour la jeune Napoléon. U parla favorablement de M. Rayer- Collard, de M* Roy, dé M. de Martigaac pour le ministère , et désigna aussi M. de Talleyrand comme celui qui pourrait porter confiance à l'étranger ; il ajouta qu'il fallait bien traiter l'armée et éviter les acte* de sévérité peu réfléchis- En parlant de l'administration de M. de Villèle , il dit qu'on avait remarqué que depuis le voyage de M. Can&iqg à Paris, M. de Villèle avait pris évidemment une autre marche que celle qu'il avait suivie jusqu'alors; que c'était à juste titre qu'on lui faisait le reproche d'avoir licencié la garde nationale avec des formes aussi acerbes, d'autant plus qu'on savait que le Roi n'y était pas enclin ; qu'il serait bien affligeant, d'un autre coté, qu'on vît reparaître au ministère M. de Blacas, qui y était poussé par une coterie; qu'il fallait autant que possible choisir des. hommes nouveau*». Comme j'étais présent à la conversation, je glissai .un mot des lettres patentés, sur quoi Barras dit que Buonaparte était venu tout gâter au i S brumaire ( novembre 1799)9 et il répéta plusieurs fois que la république, bien qu'il en eût désiré le maintien, ne pouvant pas s'établir, il ne fallait plus songer qu'à soutenir, les Bourbons et empêcher les buonapartistes d'envahir les premières places

de l'État; qu'il était convaincu que, si malheureusement une guerre avec l'Autriche s'allumait, on tirerait parti de la présence du jeune Buonaparte ; qu'il fallait bien traiter l'armée, et qu'elle oublierait facilement l'usurpateur, d'autant phjs qu'elle était presque toute renouvelée. Le Dyç et Barras se quittèrent satisfaits l'un de l'autre , et le premier, avec qui je sortis, m'assura qu'il était fort aise d'avoir eu cette conférence avec un homme qui savait tous les secrets du parti contraire.

Je désirais également que M- le duc de Rivière eût occasion de voir M. Laisné de Villeyéque , membre dé la chambre des députés et l'un des amis de M. Royer-Collard. Je connaissais parfaitement ses principes riîonarchiques et tout ce qu'il avait fait dans des temps bien difficiles pour obtenir la liberté de Madame Royale. x

C'était lui qui, le 18 juin 1795, au nom de divers citoyens d'Orléans , avait rédigé et adressé à la Convention la pétition Suivante :

« Citoyens Représentais ?

a Tandis que vous avez rompu les fers de tant « de malheureuses victimes d'une politique om- « brageuse et cruelle, une jeune infortunée, cort-

' Aujourd'hui madame la Dauphine.

a damnée aux larmes, privée de toute consolation, « de tout appui , réduite à déplorer la perte de « tout ce qu'elle avait de plus cher , la fille de « Louis XVI languit encore au sein d'une hor- « rible prison. Orpheline si jeune encore, si jeune « encore abreuvée de tant d'amertume , de tant « de deuil , qu'elle a bien douloureusement « expié le malheur d'une si auguste naissance. « Hélas ! qui ne prendrait pitié de tant de maux , « de tant d'infortune , de son innocence et de sa a jeunesse! Maintenant que sans craindre le poi- « gnard des assassins et la hache des bourreaux « on peut enfin ici faire entendre la voix de l'hu- « manité, nous venons solliciter son élargissement « et sa translation auprèS de ses parens ; car, qui « d'entre vous voudrait la condamner à habiter « des lieux encore fumans du sang de sa famille? « La justice , l'humanité ne réclament-elles pas « sa délivrance? Ah! que pourrait objecter la dé- « fiance la plus inquiète , la plus soupçonneuse ? » « Venez, entourez cette enceinte, formez un a cortège pieux , et vous tous qui reçûtes des bieif- « faits de cette famille infortunée, venez; mêlons « nos larmes, élevons nos mains suppliantes et «•réclamons la liberté de cette jeune innocente. « Nos, voix seront entendues , vous allez la pro- « noncer, citoyens représentai, et l'Europe ap-

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« plaudira à cette résolution, et ce jour sera pour « nous et pour la France entière, un jour d'allé- « gresse et de joie. »

Instruit de l'admirable conduite de M. Laisné de Villevêque , à cette occasion , M. le due de Rivière témoigna le désir de le voir ; malheureusement le jour même où l'entrevue devait avoir lieu , le duc tomba gravement malade. Dans l'intervalle , j'eus l'honneur d'adresser directement à Madame la Dauphine les pièces qui constataient la belle action de M. Laisné de Villevêque, et d'établir que la gloire lui en appartenait seul, bien que d'autres eussent cherché à s'en faire un titre, entr'autres l'infâme Perlet , qui jamais n'avait habité Orléans , et dont la signature aurait profané la pétition courageuse que je viens de rapporter. Je pris la liberté de représenter k Madame la Dauphine, que M. Laisné de Villevêque se trouvant candidat pour la questure , Son Altesse #Roy aie aimerait sans doute saisir cette occasion pour fixer sur lui le choix de Sa Majesté. En effet vtet nomination eut lieu, et deux jours après, ce brave et loyal serviteur du Roi fut reçu en audience particulière par Sa Majesté et par Monseigneur le Dauphin.

Le changement de ministère ayant précédé l'ouverture de la session , l'attente publique se

tourna tout entière sur le discours du trône : on sait la sensation que fit ce discours. Ce que je vais dire fera plus particulièrement connaître l'effet qu'il produisit sur l'opinion nationale.

J'allais livrer, à l'impression les premiers volumes de mes présens Mémoires, pour lesquels j'avais traité avec M. Moutardier. J'eus Favantage de rencontrer chez lui M. Etienne fils. L'ayant entendu nommer, je lui demandai s'il était le fils de M. Etienne , littérateur distingué , député , et l'un des actionnaires du Constitutionnel ; sur sa réponse affirmative je lui fis remarquer la singularité de ma position, en lui témoignant le désir de faire la connaissance de monsieur son père. « Il m'a souvent parlé de « vous, me dit -il, monsieur Fauche , et il aura « lui-même beaucoup de plaisir à vous voir. » Je vis en effet, peu de jours après, chez lui, M. Etienne, et voici ses propres paroles : «Il j « a long-temps, monsieur Fauche, que je» vous « connais, et vous ne vous doutez pas comment? « — * Non, monsieur, je l'ignore, en effet, et je « désire le savoir de vous-même. — * J'étais logé « dans la maison de la rue Saint- Lazare, où vous « vîntes vous réfugier en vous échappant du « Temple : vous étiez caché chez un sieur Schol, « qui avait épousé une de vos parentes. Mais

« quand j'appris qu'il avait eu l'infamie de vous . « vendre à la police , j'eus horreur de cette mai- « son et je la quittai huit jours après. Depuis lors « j'ai toujours pris intérêt à ce qui vous regardé...» Notre conversation s'étant portée sur les affaires publiques : « Eh bien! monsieur Fauche, ajouta « M. Etienne, on peut vous parler de Confiance t « avez-vous assisté , il y a trois jours , à la séance « royale? — Oui, lui dis-je, et j'étais même très « bien placé pour entendre le discours dé Sa « Majesté et pour voir l'effet qu'il devait pro- « dùire. — Eh bien ! lorsque le Roi arriva, pour- « suivit M. Etienne , et qu'il s'assit sur son trône, « au regard qu'il jeta sur la Chambre des Députe tés, nous vîmes qu'évidemment Sa Majesté avait « été prévenue contre la Chambre ; mais au mo- « ment où le Roi prononça avec un élan solennel : « Charte que mon frère a octroyée > Charte que «f ai jurée à Reims, Charte que je jure défaire « observer9\es acclamations partirent avec autant <c d'enthousiasme du côté de la Chambre des Dé- « pûtes que du côté de la Chambre des Pairs, le « visage du Roi rayonnant alors dç sérénité , nous « nous dîmes comme par inspiration*: Le Roi est « à nous , et nous sommes à lui! »

A dater de ce jour, la nouvelle administration ayant proclamé, pour ainsi dire, le régime légal,

n'étais-je pas en droit d'attendre que la justice en découlât pour ce qui me concernait , et que , les paroles royales si consplantes dont j'avais été l'objet reçussent enfin leur entier accomplissement?

L'intérêt ne me guida jamais, comme on a pu le voir, dans -aucune de mes démarches- Si je n'avais été animé que par des calculs sordides , je n'aurais pas réussi; car il est des choses qu'on ne fait et qu'on n'obtient que par sentiment. Aussi à quoi se bornent mes demandes? A. être replacé dans l'état de situation et de fortune' où j'étais en .1795, lorsque le prince de Condé m'attacha, par le plus noble entraînement, à la cause des Bourbons. On ne saurait révoquer en doute ma situation à cette époque : je jouissais d'une grande aisance ; j'étais à la tête de deux établissemens considérables; je commandais à un capital de près de cinq cent mille francs, et je ne devais rien. En sacrifiant cette existence à la cause des Bourbons , je me suis exposé à mille dangers, et pendant trente ans j.'y ai dévoué ma vie.

Qu'on remarque bien que , n'étant pas né Français, je n'étais lié par aucun serment de fidélité, soumis à aucun devoir, enchaîné par aucun bienfait, séduit par aucune habitude , au-

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cune promesse, aucune espérance, lorsque, par

enthousiasme , je me suis dévoué à la: cause royale

de France , qui était celle de la légitimité européenne.

Par l'organe de l'un des princes français, la qualité et l'étendue des récompenses à moi promises ont été précisées dans des termes si larges, que seuls ils disent tout pour la raison et pour la postérité. Mes titres ont été reconnus, puisqu'un provisoire m'a été accordé en 1820.

Si ma position sociale me permettait d'attendre l'accomplissement de ces promesses, confirmées par les consolantes paroles de S. M. Charles X, je serais sans inquiétude; mais il n'en est pas ainsi, et trente années de sacrifices de tous les genres , de dévoûment de tons les instans , mes établissemens anéantis, ma fortune dispersée, le pain de mes enfans engagé, ma liberté compromise , ne me laissent d'autre alternative qu'une prompte justice ou une catastrophe inévitable.

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