‹ Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de la Force, maréchal de France, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, suivis de documents curieux et de correspondances inédites de Jeanne d'Albret, Henri III (volume 2)Chapitre 113 sur 233 · CHAPITRE VII. 3C · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. 3C

de s'exposer et de se mettre au hasard de mille 1621, dangers, s'achemine au bourg de Bren dans la terre de la Force et à une lieue de Bergerac, où elle donne rendez- vous à plusieurs particuliers; lesquels étant venus, s'il faut ainsi dire, elle leur dessilla les yeux et leur fit comprendre dans quelle extrémité ils se verroient bientôt réduits pour le regard de la Religion, si par une prompte résolution, ils ne travailloient aux moyens de l'empêcher et se pouvoir conserver, en évitant la ruine d'euxmêmes et de tout le parti ; et qu'ils ne dévoient rien appréhender puisqu'il s'agissoit de la gloire de Dieu et du maintien et conservation de ses Eglises; si bien que plusieurs qui s'étoient laissés allés au torrent des belles espérances et promesses par lesquelles on les avoit entraînés, jugèrent qu'enfin on les alloit conduire dans le précipice où leur perte étoit assurée, à moins que par une vigoureuse résolution ils ne travaillassent aux moyens de tâcher à l'éviter.

Voilà le sujet qui causa les premiers bruits de la rumeur en Guyenne; ceux qui s'y trouvent néanmoins manquent de chef et de conduite, et se voyent bien empêchés de l'ordre qu'ils doivent tenir et par où ils doivent commencer; enfin la personne qui les avoit émus, leur propose, ayant

i^. aussi attiré monsieur de Tbéobon ' qui pour lors éloit le persontiage le plus considérable parmi eux, de faire une entreprise sur Bergerac, se promettant qu'avec l'assistance des babitants et de quelques-uns de ceux du lieu qui éloient deliors, comme Belrieu.. Dangounet et Larquay, d'en pouvoir venir à bout, et que nonobstant la garnison qui s'y trouvoit, que ceux de la ville en faciliteroient l'entrée par les faubourgs où il n'y avoit point de soldats; et que se saisissant du pont et une fois entrés dans la ville, ils se rendroient aisément maîtres de la eitadelle, proposant même de faire égorger les soldats qui n'étant point de .garde, logeoient ebez 1rs bourgeois. Parmi les entrepreneurs étoient les sieursd'Auripecb,Boudou,PedelmasetRiebonnn<', assez repentants de ce qui s'étoit passé à Clairac.

Voilà donc la résolution prise, ils se mettent en cbcinin avec quelque nombre de cavalerie et d infanterie sous l'opinion que rien ne pouvoit empêcher L'exécution de leur dessein. Il faut encore

1 Fonlcnay-Marcuil prétend que ce fut la Marquise de la Force qui gigna ThcVibon et assura >aiiilc-F<ii an parti : «M. de Tlienbon ayant reeeu, deapuia sa révolte, H, dr la force dans Saintc-foy, fust enm il avisé que <!<• devenir amoureui de la Marquise de la Force; In<]iic]lo. ilet qu'elle s'en Décqiftt, ne le luy H— Oigne p"urtant p m ; DO lit, BU U B une habile lcinine, l'en servlst pour

gagner un ici crédit sur la garnison, qu'elle en rendJsl M. de la 1 orée le maislre. •• {touten ■ly-Mmcuil, tom. /rr, !><ir/. .'»-'

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