Le neveu, Frédéric-Rodolphe
compagnie, particulièrement chez M™" de Montbazon ', où M. de Richelieu Tavoit beaucoup connu. Après la mort de son oncle, il étoit retourné en Prusse ', d'où le roi le traitoit à merveille. M. de Richelieu trouva dans la lettre dont il vient de parler, et qui lui fut donnée en passant à Paris, que M. de Rottembourg avoit des choses importantes à lui dire, et, comme il ne vouloit ni se faire voir ni être connu à Paris, où il venoit d'arriver, il prioit M. de Richelieu de lui donner un rendezvous chez lui, de façon qu'il pût y entrer sans être vu de personne. M. de Richelieu ne douta point qu'il ne se fût fait une affaire personnelle, et il lui donna tous les moyens de le voir par une porte qu'il lui indiqua, maisM. de Richelieu fut fort étonné de le voir d'abord avec des instructions revêtues de toutes les formes qui pouvoient les rendre respectables. Elles étoient du roi de Prusse 'K II avertissoit le Roi du dessein que l'Empereur avoit de faire entrer un corps de troupes en Alsace, pendant qu'il seroit en Flandres, et il lui faisoit l'offre d'un traité par lequel il s'engageroit à entrer en Bohême, pendant que l'Empereur entreroit en Alsace. A quoi le roi de Prusse ajoutoit que la première condition qu'il exigeoit du Roi, par l'importance du secret