LUCQUE
Antérieurement déjà (mai 1817), j'ai porté à la connaissance de Votre Majesté l'opinion de Manzi sur les causes du mécontentement qui règne dans ce pays, ainsi que sur les agissements du lieutenant-colonel Werklein, qui l'administre. Sans doute, ce gouverneur provisoire a pu se laisser entraîner par ses subordonnés à plus d'une mesure impolitique; mais il est, d'autre part, un homme estimable, et par son zèle, son activité et son intégrité, il s'est acquis des droits à la bienveillance de Votre INIajesté.
Lors de mon départ, j'ai eu occasion de me convaincre que
toutes les classes de la population, tout en désirant voir cesser radministration provisoire (autrichienne), rendent pleine justice à nos principes; que même elles vont jusqu'à compter sur notre protection dans le cas où leur futur Souverain voudrait les gouverner d'après les principes de la Cour de Madrid.