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LE TRAITÉ DE TILSIT ET LA SITUATION DE LA PRUSSE

(Note 21, p. 222, t. I.) 95. Metternich à Stadion (E. D.), Paris, le 26 juillet 1807.

95. J'ai l'honneur d'envoyer à Votre Excellence les traité* conclus le 7 et le 9 de ce mois, entre la France, la Russie et la Prusse, tels qu'ils ont été communiqués hier au Sénat*. . . .

On ne s'occupe guère ici des résultats que la paix pourra exercer sur les relations politiques de l'Europe. Les Parisiens^ accoutumés à voir tant de trônes crouler et tant de nouveaux États renaître journellement de leur poussière, ne sont point étonnés de la position à laquelle se trouve réduite la Monarchie prussienne. Leur imagination les porta bien plus loin , dans le laps de temps qui s'écoula depuis la nouvelle de la signature des deux traités et leur communication au Sénat.

On refondit l'Europe entière. Deux Empires, dont l'un d'Occident et l'autre d'Orient, devaient réunir autour d'eux de petits Etats confédérés pour leur servir d'intermédiaires réciproques. Dix-sept nouveaux Royaumes, parmi lesquels figuraient ceux d'Autriche, de Hongrie, de Bohême, etc., etc., donnés à autant de princes de notre Maison , un déplacement

* II» sont déjà publiés. Voir Martens, de Clercq et d'autres.

(A'o<e de l'Éditeur.)

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