LE TRAITÉ DE FONTAINEBLEAU, ENTRE L AUTRICHE ET LA FRANCE
(Note 24, p. 222, t. I.)
96. Metternich à Stadion (lettre particulière), Paris, le 11 octobre 1807. — 97. Metternich à Stadion (E. D.), Paris, le 12 octobre 1807. — 98. Metternich à Stadion (E. D.), Paris, le 12 novembre 1807.
96. Vous recevez enfin le résultat de plus d'un mois de travail, de soins, de dégoûts surtout, impossibles à rendre. Vous me jugerez, mon cher comte, avec le coup d'oeil sûr et impartial que je vous connais ; vous lirez la convention du 11 octobre et en serez effrayé. J'ai agi d'après ma seule mais bien entière conviction; j'ai agi en homme qui ne craint pas de se compromettre quand il s'agit d'éviter des pertes plus grandes encore à la Monarchie ; j'ai tranché le nœud gordien enfin, et si vous ne rendez point à mon œuvre l'hommage que je suis loin de réclamer, vous rendrez au moins justice à ma position et à mes intentions. Je n'ai jamais trouvé plus de mauvaise foi , plus d'impudence, dans aucune des tortueuses négociations dont j'ai été chargé. Jugez-moi avec bienveillance,