CHAPITRE V
4704. — Duchesse de Nemours rappelée. — Mariage de Nangis et de Mlle de La Hoguelle. — Mariage du vidame d'Amiens et de Mile de Lavardin.
— Visites du roi, de la reine el des Qlles de France , etc.; époque de leur cessation. — Deuils d'enfanis et leur cause. — Messages ou envois. — Réception d'un valet de pied envoyé par le roi au duc de Montbazon.
Comte d'Ayen duc par démission de son père. — Mort de Sainle-Mesme.
Mort du baron de Bresse. — Mort de Mme de Boisdauphin. — Mort de
Termes et sa cruelle aventure. — Mort de l'infanle de Poriugal. — Tessé en Iialie; sa bassesse. — Petit combat en ItaUc. — Conduite de Vendôme.
FlaUerie artificieuse de Vaudemont. — Auire action en Italie. — Tessé en
Savoie. — La Feuillade enDauphiné, fait lieutenant général seul. — Grand prieur général d'armée. — Le fils unique de Vaudemont feld-maréchai des armées de l'empereur. — Maréchal de Villeroy et la marquise de Bedmar à Versailles. — Grande sévérité du conseil de guerre de Vienne. — Progrès des mécontents de Hongrie. — Villeroy en Flandre. — Baron Pallavicin. — Mariage du fils aîné de Tallard avec la fille unique de Verdun. — Tallard sur le Rhin ; Coigny sur la Moselle. — Deux cent mille livres d'augmentation de Ijrevel de retenue au maréchal de Bjufïlers sur sa charge, qui ne sert point. — Adoration de la croix ôlée aux ducs. —Mort du duc d'Aumonl ; sa dépouille. — Mort du cardinal Norris.— Mort de Mme de Lyonne; ses enfants. — Mort el deuil d'un fils de l'électeur de Bavière. Duchesse de Veniadour gouvernante survivancière des enfanlsde France.
— Maréchal de Chàleaurenauld lieutenant général de Bretagne. — Walstein mis en liberté. — Phélypeaux et Vernon échangés. — Mort d'Harlay, conseiller d'Etat. — Mort de Coliorn. — Villars en Languedoc el Montrevel ea Guyenne. — On me fait une opération pour une saignée. — Chamillart m'avoit raccommodé avec le roi; Maréchal achève. — Avidité mal reçue du comte de Marsan. — Mort du célèbre Bossuet, évêque de Meaux, et du cardinal de Furstemberg ; leur dépouille.
Cette année commença par un acte de bonté du roi, dont il est vrai qu'il auroit pu s'épargner la matière. Puysieux , ambassadeur en Suisse , avoit son frère le chevalier de Sillery attaché de toute sa vie au prince de Conti plus de cœur encore que d'emploi. Il étoit son premier écayer, et intimement avec son frère. La conduite de Mme de Nemours, de ses gens d'affaires et de ses partisans à Neuchâtel , avoit fort embarrassé fes vues et les démarches de ce prince , et souvent déconcerté tous ses