‹ Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la régence (volume 3)Chapitre 117 sur 345 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Mémoire des pertes de la dignité de duc et pair, etc. - Tête-à-téte du Dau- Xn avec moi - Affaire du cardinal de NoaiUes remise par le roi au

mille et mort du prince de Nassau, gouverneur de Frise - Mort de Penauuèr aaeTiïéloil - Mort du duc de Lesdiguières, qm éteint ce ducheiaTr'ie - Neuf miUe livres de pension sur Lyon au duc de Vdleroy - Mort de Pelletier, ci-devant ministre et contrôleur gênerai. - Mort de Kvpeaux, cons iller d'Etat, frère du chancelier - Mort de Serrant et du cheviuer de Maulevrier ; leur famille. - Mort de la prmcesse de Furs temberg sa famUle, son caractère. - Maison de son mavi. - Le tabouret lui estp^ocuréTard par adresse. - Mariage du chevalier de Luxembourg avec Mlle dTarlay. - Mort du cardinal de Tournon. - Mort et caractère du Mlle ^f ■"y'^J; j^ Daneer aue j'y cours. — Triste fin de vie. — Hor "u^dt médS - oSit^é diïa maréchale de Boumers, qui accepte à peine une pension du roi de douze mille livres.

Parmi tous ces soins et ces affaires, il falloit travailler au mémoire de

nos pênes tel que le Dauphin me l'avoit demande. De tout temps je les

avois rassemblées avec les occasions qui les avoient causées autant que

?Ivois pu J'avois eu cette curiosité dès ma première jeunesse ; je 1 avois

touiours suivie depuis; je m'étois continuellement applique a m en in-

stmke des vieux ducs et duchesses les plus delà cour en leur temps e

les mieux informés; à constater par d'autres ce que j'en apprenois, et

surtCt à m'en donner à moi-même la dernière certitude par des gens .

non titrés, anciens, instruits, versés dans les usages de la cour et du

monde, qii y avoi^nt été beaucoup, qui avoient vu par eux-mêmes et

par d'akciens valets principaux. Je mettois les uns et les autres sur les

voies et par conversation je les enfilois doucement a raconter ce que je

m'étois proposé de tirer d'eux. J'avois écrit a mesure ; ainsi j avois tous

mes matériaux , où j'avois ajouté à mesure aussi les pertes depuis mon

temps et dont j'avois été témoin avec toute la cour. Sans une telle

avance , le recueil m'eût été impossible , et les recherches m en auroient

mené trop loin. Mais l'arrangement tel que le Dauphin le vouiut. fut en-

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