EXTRACTION ABRÉGÉE DE TALLARD
mère du premier maréchal de Villeroy, laquelle se remaria à Louis- Charles de Champlais, sieur de Courcelles, lieutenant d'artillerie, sous le nom duquel elle a tant fait parler d'elle, et est morte fort vieille en 1688. Par ce mariage il eut la terre de Tallard dont il porta le nom, et par le premier maréchal de Villeroy , frère de sa femme . il fut sénéchal de Lyon . et commanda dans le gouvernement du maréchal de Villeroy en son absence. De ce mariage est venu le maréchal de Tallard, qui étoit ainsi cousin germain du second maréchal de Villeroy, dont il tira toute sa protection toute sa vie. Il avoit donc grand besoin d'alliance ; et comme il étoit riche et grandement établi , surtout esclave de toute faveur, et aboyant toujours après elle, tout lui fut bon pour faire nager son fils, par conséquent lui-même, en toute sorte d'éclat. Celui des Rohaii étoit lors en tout son brillant, et il crut, en s'amalgamant à eux. arriver au plus haut de la fortune.
Le prince de Rohan avoit un fils unique et trois filles, toutes trois belles. Ce fut" où Tallard adressa ses vœux. Le maréchal de Villeroy étoit de tous les temps plus que l'ami intime de la duchesse de Ventadour. Son grand état, ses grands biens, la perspective de sa place dans le lointain, une grande amitié, l'unissoient avec grand poids aux Rohan. Il s'agissoit d'une de ses petites-filles. Tallard s'accommodoit de tout, pourvu qu'il en pût obtenir une; par cette voie et à ces conditions cela lui fut bientôt accordé. Le prince de Rohan vouloit marier ses filles pour l'honneur et le crédit de leur alliance , réserver tout à son fils , substituer tout à son défaut et de ses fils, aux Guéméné, leur marier une de ses filles convenable en âge , et donner gros à celle-là aux dépens des deux autres. Les biens, la dignité, le gouvernement de Tallard, quiis espérèrent faire tomber à son fils, un fils unique, l'esprit accort du père qu'ils coraptoient mettre dans leur dépendance, toujours actif, occupé et plein de vues dont ils espéroient bien profiter, tout cela leur plut et le mariage fut bientôt conclu, et le maréchal se démit de 56n duché en faveur de son fils.
Le roi . lassé de faire dans son cabinet des fiançailles d'autres que des princes du sang . qui s'étoient hasardés quelquefois à lui en faire sentir l'indécence . ne put en refuser une encore plus marquée à la petite-fille de celle qu'il avoit tant aimée . et pour l'amour de laquelle il avoit princisé les Rohan. Cet honneur des fiançailles dans le cabinet du roi, qui est une des distinctions que les princes étrangers ont emblée , ne s'accorde régulièrement que lorsque l'époux et l'épouse sont l'un et l'autre de ce rang. Le roi passa outre en faveur de la fille du fils de Mme de Soubise. quoiqu'elle ne fut plus, mais dont la constante faveur porta sans cesse sur sa famille. Ainsi le mardi 14 mars , les fiançailles se firent dans le cabinet du roi par l'évêque de Metz, premier aumônier, avec tout l'apparat possible, sur les six heures du soir; le prince de Rohan prit pour soi et pour sa fille toutes les qualités de prince qu'il lui plut, que le maréchal de Tallard ne lui contesta pas dans le contrat de mariage . et il n'y eut point de difficulté pour la signature du roi . qui avoit déclaré depuis très-longtemps que sa signature aux contrats de mariage hors de sa famille, n' étoit que pour l'honneur, et qu'elle n'approuve,
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386 ADRESSE, PUIS HARDIESSE [l'I^]
ne ac„„e et ne conflue <,uoi,ue ce soU dans ces actes, et ae donne aucun poids à "«"^f^^^'^n'i^ee' qu'ont saisi les secrétaires d'État
C'est, pour le 'l"' ?"?;,'f j i'^ "^t to"' «» >«" l''^"** ^' ''°^''' pour décrasser 1«« ^^'f »", ™l i^r s gnature est devenue nécessaire du roi. C'est par cet e q^.^1^^ 5"^ '^" if ,,„i valide par la force que à tous les actes que le lO' f.gne et qu ^^ ^^. ^^^ ^^ j^^
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tenus d'y ^'S»" - J' ™ ™ eiémo"'^ aux fiançailles qui se taiso.ent S iHaSdu ?roa le" secrétaires d'État n'avoient ose secouer
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de difficulté tant que cet honneu de>^ansa'l - ^^^^.^^ ^^ ^^ ^^^^^ ^^
tut réservé aux P""'^^^'!'";'"'^"^' 5,„" es , des emplois et des alliances Longueville, dont la grandeur ««= '^™^„;,jt^ ^f^e avec des avancontinuelles «oit parvenue à a même e ai ^^^^^.^^ ^^ ^^ ^^^^^^
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sa belle-sœur, ";'^"*; ^^^f que le vérLbles ne leur passoient mariage de ces V"^''^'J^^'^^l '\^^^^ longtemps sans pouvoir être ^SSÎsTautre^s p" efs'excités par la facilité de prétendre et d'entreprendre, se ™«"'i™ ''^Yfedl''es'"'rt;ancher court, fatiguèrent le Ces discussions quo.<^a s. ac les a trac^^^^^^^^.^.^ ^ ^^.^^^^^
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