‹ Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la régence (volume 3)Chapitre 281 sur 345 · RENONCIATIONS · texte numérisé non relu

RENONCIATIONS

Tallard contents de la réalité et d'en avoir la preuve par le contrat de ma ia.e même, où l'ordre des signatures démentoit la fausse vanterie Tles articles aussi où le maréchal de Tallard avoit encore signe devan le pnnc de Rohan , et le registre encore du curé ne firent semhlan de'ien. A minuit le mariage fut célébré par le -rdmal de Rohan d^n la chapelle . où le roi ni aucun prince m prmcesse n allèrent Le cure de Yersail dit la messe. Il y avoit force conviés partages a souper en nuatriieux différents, qui furent chez Mme de Ventadour ou furent le. mar^s chez e mare hal de Tallard . chez le prince de Rohan et chez 1^ ca dinaïle Rohan. Le lendemain elle reçut, sur le lit de la duchesse de Yenladour, les visites de toute la cour et celles que les duchesses ont accoutumé de recevoir des personnes royales

L'affaire des renonciations étoit mûre. La paix ^toit arrêtée. Le roi étoit pressé de la voir signée par son plus instant intérêt: et la cour d'In.Merre à qui nous la devions toute . n'en avoit pas moms de cont.mmer ce grand ouvrage, pour jouir, avec la gloire de l'avoir impos àToutesTes puissances? du repos domestique qu'agito.t sans cesse le Lr ^qui lui'étoit opposé, et qui. excité par les ennemis delà pa.x du dehors ne pouvoit cesser de donner de l'inquiétude au ministère de a reine unt que par le délai de la signature, les vaines espérances de la ïr ubier e de llmpêcher subsisteroient dans les esprits. Le roi d E rn^e avoit satisfait sur ce grand point des renonciations avec toute !a LlStée ato^^^^^^^ qui se pouvoient désirer des lois, coutumes et usages d'Espagne : il n'y avoit plus que la France a l'imiter.

on a dk?ur°cette matière tout ce dont à peu près elle se trouve fu^" cent^bîe et la matière est encore plus éclaircie parmi les Pièces'. Ce LToit donc répéter inutilement que vouloir représenter de nouveau ce nue peu ent eue des renonciations à la couronne de France d'un pnnce et d'une Wn he aînée en faveur de ses cadets , contre l'ordre constan e tmals interrompu depuis Hugues Capet , sans que la France 1 accepte ^a uTe ornouvelle dérogeant à celle de tous les siècles et Pa^ une ^o ?evètue des formes et de la liberté qui puissent Im ^^q^^^'/ /.^^^f^^^ L soïdité nécessaire à un acte si important: et a renonciation a leur droit à la couronne d'Espagne, uniquement fondée sur celle au droit a faF ance et sur ^'accession plus prochaine par le retranchement de tou e Inrbranche en faveur de deux princes et de la leur, et des autres d nrinces du sang après, suivant leur aînesse, qui soumis au roi le plus absolu et le plus jaloux de l'être qui ait jamais régne grand-pere de l'un oncl et'beau-père de l'autre , grand-père encore d'une autre façon de. deux princes du sang, sont forcés d'assister avec les pairs a la lectu;e et à l'enregistrement de ces actes, sans quavec leur lecture on ait auparavant exposé, moins encore traité la matière, m après, que personne ai été interpellé d'opiner , ni que , si on l'avoit^ ete , personne eu "os^dire un seul mot que de simple approbation. Cest neanmo ns ?out ce qui fut fait, comme on le va voir, pour opérer ce grand ac destiné à régler., d'une manière jusqu'alors mouie en France, un ordre

i. Voir les Piî'ces. {Xote de Saint-Simon.)

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