CHAPITRE XXIX
Histoire de France du P. Daniel; son succès; son objet; sa prompte chute* récompense. — Cardinal Gualterio à la cour. — Cause de sa disgrâce à Rome, et de ce que les nonces en France n'y reçoivenl plus la nouvelle de leur promotion à la pourpre. — Grâces faites au cardinal Gualterio, qui
retourne à Rome. — Retour du maréchal d'Huxelles et de Ménager.
Mérite de Ménager, à qui le roi donne une pension de dix mille livres. — Mort, caractère, friponnerie, état et famille de Sainctot. — Branche trèseffective de La Tour non reconnue par les La Tour-Bouillon. — Plaisant tour là-dessus de Warligny au cardinal de Bouillon. — Querelle du duc d'Estrées et du comte d'Harcourt. — Prétentions des maréchaux de France et leurs tentatives de juridiction sur les ducs, avortées. — Court abrégé de la nouveauté, de l'absurdité et du peu de succès des prélenlions d'autorité des maréchaux de France sur les ducs, et de la manière d'accommoder leurs querelles. — Maréchal d'Estrées commissaire du roi sur l'insulte de Mademoiselle à Madame.
Les libéralités si populaires et si surprenantes , par rapport au génie du roi, de M. et de Mme du Maine que nous avons rapportées à l'occas on de la publication de la paix à Paris , ne tardèrent pas à se développer. Les jésuites, si adroits à reconnoître les foibles des monarques, et si habiles à saisir tout ce qui peut eux-mêmes les protéger et les conduire à leurs fins, montrèrent à quel point ils y étoient maîtres. On vit paroître une nouvelle , et assurément très-nouvelle , Histoire de France