DES CHAPITRES DU SIXIÈME VOLUME
CHAriTREÏ. — Obsèques [de Monseigneur]. — Mme de Maintenon à l'égard de Monseigneur el de Mgr [le duc] el de Mme la duchesse de Bourgogne. — Genre de la douleur du roi . — Ses ordres sur les suites de la mort de Monseigneur,
— Ses occupations des premiers jours. — Duuze mille livres de pension à Mlle Choin, bien traitée du nouveau Dauphin el de la Dauphine. — Gêne de sa vie. — Sagesse de sa conduite après la mort de Monseigneur; n'est point abandonnée. — Princesse de Conti veut inutilement se raccommoder avec Mlle Choin. — Du Mont justement bien traité et Casau. — Princesse d'Angleterre cède à Mme la Dnuphine en lieu tiers. — Deuil drapé de Monseigneur. — Situation de M. [le duc] el de Mme la duchesse de Berry.
— Les deux battants des portes, chez le's fils et filles de France, ne s'ouvrent que pour les fils et les filles de France. — Colère de Mme la duchesse de Berry. — Orage tombé sur Mme la duchesse de Berry. — Elle avoue à Mme de Sainl-Simon ses étranges projets, avortés par la mort de Monseigneur, laquelle l'exhorte à n'oublier rien pour se raccommoder avec Mme la Dauphine. — Mme la duchesse de Berry se raccommode avec Mme la Dauphine. — Service de M. [le duc] el Mme la duchesse de Berry à Mgr le Dauphin et à Mme la Dauphine. — Singulier avis de Mme de Maintenon à Mme la Dauphine. — Duc de La Rochefoucauld prétend la garde-robe du nouveau Dauphin, el la perd contre le duc de Beauvilliers. — Soumission el modération de Mgr le Dauphin ; veut être nommé et appelé Monsieur, et non Monseigneur. — Mari y repeuplé. — Chàlillon el Beauvau obtiennent de draper. — Deuil singulier pour Monseigneur. — Bâtards obtiennent d'être visités en fils de France sur la mort de Monseigneur. — Manteaux et mantes à Marly. — Indécence et confusion parfaite. — Burlesque ruse de Mme la Princesse. — Mgr [le Dauphin] et Mme la Dauphine en mante et en manteau à Saint-Germain. — Ministres étrangers à Versailles, où les compagnies haranguent Mgr le Dauphin, traité par le parlement de Monseigneur par ordre du roi Page 4
Chapitre II. — Mort et caractère de la duchesse de Villeroy. — Mort de l'empereur Joseph. — Prince Eugène mal avec son successeur. — Mort de Mmes de Yaubourg el Turgol. — Mort de Gara vas. — Mariage des deux filles de Beauvau avec Beauvau et Choiseul. — Reprise de l'affaire d'Épernon. — Force prétentions semblables prêtes à éclore. — Leur impression sur les parties du procès d'Épernon. — Ancien projet de règlement sur les duchés-pairies en ^694; son son alors. — Perversilé du premier président d'Harlay, qui le dressa. — Duc de Chevreuse, de concert avec d'Antin, gagne le chancelier pour un règlement sur ce modèle. — Le chancelier m'en confie l'idée et' l'ancien projet. — Raisons qui m'y font entrer sans en prévoir le funeste, et j'y travaille seul avec le chancelier. — Ancien projet et mes notes dessus.
— Grâce de substitution accordée au duc d'IIarcourt enfourne ce règlement. — Sagesse el franchise d'IIarcourt avec moi sur les bâtards. — Je joins le maréchal de Boufflers au secret, qui est restreint d'une pari entre nous deux el Harcourl en général, de l'autre entre Chevreuse et d'Antin en général, et sans nous rien communiquer. — Harcourl parle au roi, et la chose s'enfourne. — Chimères de Chevreuse et de Chaulnes. — Duc de Beauvilliers n'approuve pas les chimères; ne peut pourtant être admis au secret du règlement par moi. — Secret de tout ce qui se fit sur le règlement
uniquement entre le chancelier et moi. — Trait hardi et raffiné du plus délié courtisan de d'Anlin, qui parle au roi, — Le roi suspend la plaidoirie sur le point de commencer sur la prétention d'Épernon Page 4 7
Chapitre IIL — Discussion du projet de règlement entre le chancelier et moi. — Friponnerie insigne et ambitieuse du premier président d'Harlay. — Apophthegme du premier maréchal deVilleroy. — Je fais comprendre lesducs vérifiés en l'édit. — L'amitié m'iniéresse aux lettres nouvelles de Chaulnes, et le chancelier s'y porte de bonne grâce. ^ Je l'y soutiens avec peine, dépité qu'il devient des sopliismes du duc de Chevreuse. — Le chancelier travaille seul avec le roi sur le règlement. — Son aversion des ducs et sa cause. — Scélératesse du premier présidi'nt d'Harlay sur le sacre et la propagation des bâtards. — Je propose le très-foible dédommagement de la double séance de pairs démis. — Le roi, uniquement pour son autorité, favorable à M. de La Rochefoucauld contre moi. — Chaulnes enfourné. — Mémoire uniquement portant sur l'autorité du roi, qui me vaut la préséance sur M. de La Bochefoucauld. — Défaut de foi et hommage; explication et nécessité de cet acte. — Allernalive ordonnée en attendant jugement, et commencée par la tirer au sort. — Préjugés célèbres du roi en faveur de M. de Saint- Simon. — Singulier procédé entre les ducs de Saint-Simon et de La Rochefoucauld lors et à la suite de la réception au parlement du premier. — Autre préjugé du roi tout récent en faveur de M. de Saint-Simon. — L'autorité du roi favorable à M. de Saint-Simon. — Enregistrement sauvage des lettres d'érection de La Rochefoucauld. — Lettres de M. le duc de Saint- Simon à M. le chancelier; de M. le chancelier à M. le duc de Saint-Simon; de M, le duc de Saint-Simon à M. le chancelier. — Éclaircissement de quelques endroits de mes lettres. — Anecdote curieuse de l'enregistrement de La Rochefoucauld 35
Chapitre IV. — Courte et foncière explication de la question de préséance entre la première réception du pair au parlement, et la date de l'enregistrement de la pairie. — Nature de la dignité. — Ce qui de tout tem])s flxoit l'ancienneté du rang des pairs, l'a fixée toujours et la fixe encore aujourd'hui. — Fausse et indécente diCRcullé tombée de la date de chaque réception successive. — Dignité de duc et pair mixte de fief et d'office, et unique de ce genre. — L'impétrant, et sa postérité appelée et installée avec lui en la dignité de pair, à la différence de tout autre officier. — Reprise de l'édit. — Lettre de M. le duc de Saint-Simon à M. le chancelier. — Lettre de M. le chancelier à M. le duc de Saint-Simon. — J'apprends du chancelier les articles de l'édit résolus. — Je confie au duc de Reauvilliers, et au duc et à la duchesse de Chevreuse, que Chaulnes va être réérigé pour leur second fils. — L'édit en gros s'évente. — Mouvements de Matignon et des Rohan; leur intérêt. — Lettres de M. le duc de Saint-Simon à M. le cliancelier; de M. le chancelier à M. le duc de Saint-Simon. — L'édit passé, dont j'apprends par le chancelier tous les articles tels qu'ils y sont. — Double séance rejetée et Chaulnes différé, après avoir été accordés. — D'Antin, reçu duc et pair au parlement, m'invite seul d'étranger au repas. — Le roi se montre content que j'y aie été. — Adresse et impudence de d'Anlin. — Sagesse et dignité de Boufïlers. — Douleur de Matignon et son affaire avec le duc de Chevreuse. — Duc de La Rocheguyon fait au chancelier des plaintes de l'édit; prétend en revenir contre ma préséance, qui le refroidit, et le duc de Villeroy, entièrement et pour toujours avec moi. — Fâcheux personnage du duc de Luxembourg sur l'édit ; est à Rouen, et pourquoi 59
Chapitre V. — Grand changement à la cour par la mort de Monseigneur, et ses impressions différentes. — Duc du Maine. — Duc du Maine fort mal à Marly.
— Princesse de Conti. — Cabale. — Duc de Vendôme. — Vaudemont et ses nièces. — Mlle de Lislebonne abbesse de Remiremont. — Mme la Duchesse.
— Prince de Rohan. — Princes étrangers. — D'Anlin. — Huxelles, Beringhen, Harcourt, Boufflers, Sainte-Maure, Biron, Roucy, La Yallière. — Ducs de Luxembourg, La Rocheguyon, Villeroy. — La Feuillade. — Ministres el financiers. — Le chancelier et son fils. — La Yrillière. — Voysin. — Torcy. — Desmarets. — Duc de Beauvilliers. — Fénelon archevêque de Cambrai. — Union de M. de Cambrai et de tout le petit troupeau.
— Duc de Charost et sa mère. — Duc et duchesse de Saint-Simon. — Conduite des ducs de Chevreuse et de Beauvilliers. — Duc de Chevreuse.
— Mgr le Dauphin. — Mme de Mainlenon point aux ministres, tout au Dauphin. — Ministres travaillent chez le Dauphin Page 73
Chapitre Yl. — Voyages des généraux d'armée. — Permangle bat et brûle un grand convoi. — Duc de Noailles près du roi d'Espagne avec ses troupes sous Vendôme. — La reine d'Espagne attaquée d'écrouelles. — Bonac relève Blécourt à la cour d'Espagne. — Marly en jeu et en sa forme ordinaire; cause de sa singulière prolongation. — Premier mariage de Belle-lie. — Mariage de Monlboissier avec Mlle de Maillé. — Mariage de Parabère avec Mlle de La Yieuville. — Course à Marly de l'électeur de Bavière. — Mort de Langeron, lieutenant général des armées navales. — Mort, caractère, descendance et titres du duc d'Albe, ambassadeur d'Espagne en France ; sa succession. — Fils d'Amelot président à mortier. — Digne souvenir du roi des services de Mole, premier président et garde des sceaux. — Bergheyck à Marly, mandé en Espagne. — Voyage du roi d'Angleterre par le royaume. — Grand prieur à Soleure. — Deuil de l'empereur suspendu, et sa cause. — Le roi d'Espagne donne ce qui lui reste aux Pays-Bas à l'électeur de Bavière, qui passe à Marly allant à Namur, et envoie le comte d'Albert en Espagne; comte de La Marck suit l'électeur, de la part du roi, sans caractère. — Gassion bat en Flandre douze bataillons et dix escadrons; son mérite el son extraction. — Clôture de l'assemblée extraordinaire du clergé ; admirable et hardie harangue au roi de Nesmond, archevêque d'Alby. — Le Dauphin montré au clergé par le roi. — Services de Monseigneur à Saint- Denis et à Notre-Dame. — Merveilles du Dauphin à Paris. — Nul duc ne s'y trouve, quoique le roi l'eût désiré. — Création d'officiers gardes-côtes.
— Pontcbartrain en abuse et de mon amitié, me trompe, m'usurpe, et je me brouille avec lui. — Usurpation très-attentive des secrétaires d'État. — Sottise d'amitié, — Trahison noire de Pontcbartrain. — Étrange procédé de Pontcbartrain, qui me veut leurrer par Aubanton. — Impudence et embarras de Pontcbartrain. — Le chancelier soutient le vol de son fils contre moi. — Peine et proposition des Pontcbartrain. — Ma conduite avec eux 97
Chapitre VIL — Splendeur du duc de Beauvilliers. — Causes, outre l'amitié, de sa confiance entière en moi. — Discussion de la cour entre lui et moi* — Torcy. — Desmarets. — La Yrillière. — Voysin. — Pontcbartrain père et fils. — Caractère de Pontcbartrain. — Je sauve Pontcbartrain perdu. — Je conçois le dessein d'une réconciliation sincère entre le duc de Beauvilliers et le chancelier. — Singulier hasard sur le jansénisme. — Pontcbartrain sauvé par le duc de Beauvilliers. — Conversation sur les Pontcbartrain avec Beringhen, premier écuyer. — Son caractère. — Union et concert le plus intime entre les ducs et les duchesses de Beauvilliers , Chevreuse et Saint-Simon. — Conduite du dernier avec le Dauphin, et sa façon d'y être. — Mon sentiment sur le jansénisme, les jansénistes et les jésuites , ^*i
Chapitre VIII. — Situation personnelle de la duchesse de Saint-Simon à la cour. — Précautions de ma conduite. — Je sonde heureusement le Dauphin. — Court entretien dérobé avec le Dauphin. —Tête-à-tête du Dauphin avec moi. — Dignité : gouvernement, ministère. — Belles et justes espérances. — Conférence entre le duc de Beauvilliers et moi. — Autre têteà-tête du Dauphin avec moi. — Secret de ces entretiens. — Dignité : princes, princes du sang, princes légitimés. — Belles paroles du Dauphin sur les bâtards. — Conférence entre le duc de Beauvilliers et moi. — Importance solide du duc de Beauvilliers. — Concert entier entre lui et moi.
— Contrariété d'avis entre le duc de Beauvilliers et moi sur la succession de Monseigneur. — Manière dont elle fut traitée; extrême indécence qui s'y commit à Marly Page 1 29
Chapitre IX. — Je vois souvent le Dauphin tête à tête. — Le Dauphin, seul avec moi , surpris par la Dauphine. — Ma situation à l'égard de la Dauphine. — Mérite de Mme de Saint-Simon m'est très-utile. — Aversion de Mme de Maintenon pour moi; sur quoi fondée. — Je travaille à unir M. le duc d'Orléans au Dauphin. — Intérieur de la famille royale, et le mien avec elle. — Je donne un étrange avis à M. le duc d'Orléans, qui en fait un plus étrange usage avec Mme sa fille. — Je me brouille et me laisse après raccommoder avec lui, et je demeure très-froidement avec Mme la duchesse de Beriy depuis. — Dégoûts du roi de M. le duc d'Orléans. — Dangereux manèges du duc du Maine, qui projette le mariage de son fils avec une sœur de Mme la duchesse de Berry. — Je travaille à unir M. le duc d'Orléans au Dauphin et au duc de Beauvilliers, [union] à laquelle je réussis. . . 443
Chapitre X. — Mémoire des pertes de la dignité de duc et pair, etc. — Tête-àtête du Dauphin avec moi. — Affaire du cardinal de Noailles remise par le roi au Dauphin. — Causes de ce renvoi. — Discussion entre le duc de Beauvilliers el moi sur un prélat à proposer au Dauphin pour travailler sous lui à l'affaire du cardinal de Noailles. — Voyage de Fontainebleau par Petit-Bourg.
— Dureté du roi dans sa famille. — Comte de Toulouse attaqué de la pierre. — Musique du roi à la messe de la Dauphine. — Je raccommode sincèrement et solidement le duc de Beauvilliers et le chancelier. — Famille et mort du prince de Nassau, gouverneur de Frise. — Mort de Penautier; quel il étoit. — Mort du duc de Lesdiguières, qui éteint ce duchépairie. — Neuf mille livres de pension sur Lyon au duc de Villeroy. — Mort de Pelletier, ci-devant ministre et contrôleur général. — Mort de Phélypeaux, conseiller d'État, frère du chancelier. — Mort de Serrant et du chevalier de Maulevrier; leur famille. — Mort de la princesse de Fiirstemberg; sa famille, son caractère. — Maison de son mari. — Le tabouret lui est procuré tard par adresse. — Mariage du chevalier de Luxembourg avec Mlle d'Harlay. — Mort du cardinal de Tournon. — Mort et caractère du maréchal de Boufflers. — Danger que j'y cours. — Triste fin de vie. — Horreur des médecins. — Générosité de la maréchale de Boufflers, qui accepte à peine une pension du roi de douze mille livres 4 54
Chapitre XI. — Charost capitaine des gardes du corps par le Dauphin. — Domingue; quel, et son propos sur Charost à la Dauphine, — Cause de la charge de Charost. — Fortune des trois Charost. — Cause curieuse du mariage du vieux Charost. — Cause du tabouret de grâce de la princesse dEspinoy. — Prince d'Espinoy chevalier de l'ordre parmi les gentilshommes en H 661 . — Pont d'or fait aux Charost pour leur ôter la charge de capitaine des gardes, et sa cause. — Habileté importante du vieux Charost. — Malice de Lauzun sur le duc de Charost, et sa cause. — Baison qui fit renouveler des ducs vérifiés sans pairie. — Repentir de Louis XIII de l'érection de Paris en archevêché.
— Cause qui fit Charost duc et pair. — Raison qui priva Harlay, archevêque de Paris, du caruinalat, et qui le fit duc et pair. — Importance des entrées.
— Ruses d'Harlay, archevêque de Paris, démontées par Charost. — Dessein du duc de Beauvilliers et du Dauphia de me faire gouverneur de Mgr le duc de Bretagne. — Fortune de Charost du tout complète. — Campagne d'Allemagne. — Campagne de Savoie. — Campagne de Flandre. — Témérité du prince Eugène et de Marlhorough. — Fautes énormes de Villars. — Impudence de Yillars, qui donne faussement un démenti net et public au maréchal de Mnnlesquiou, qui l'avale. — Course de Contade à la cour ; son caractère. — Siège de Bouchain ; Ravignan dedans ; sa situation personnelle ; son caractère. — Bouchain rendu; la garnison prisonnière; générosité des ennemis à l'égard de Ravignan. — Fin de la campagne en Flandre. — Villars assez bien reçu à la cour, et pourquoi Page ^69
Chapitre XII. — Défaite entière du czar en personne sur le Prulh, qui se sauve avec ce qui lui reste par un traité et par l'avarice du grand vizir, qui lui coûte la tête. — Chalais; quel; va trouver la princesse des Ursins en Espagne. — Princesse des Ursins forme et avance le projet d'une souveraineté pour elle, et de l'usage qu'elle en fera; se fait bâtir, sans paroîlre, une superbe demeure en Touraine. — Sort de celte demeure et du projet de souveraineté. — Campagne d'Espagne oisive. — Mort de Castel dos Bios, vice-roi du Pérou. — Prince de Sanlo-Buono lui succède. — Don Domingo Guerra rappelé en Espagne; son caractère; ses emplois. — Arpajon fait chevalier de la Toison d'or. — Retour de Fontainebleau. — Cardinal de Noailles interdit plusieurs jésuites, voit le roi et le Dauphin à leur retour. — Intrigues pour allonger l'affaire, sous prétexte de la finir. — Lettres au roi de quantité d'évêques.
— Le Dauphin logé à Versailles dans l'appartement de Monseigneur. — Retour du duc de Noailles par ordre du roi, qu'il salue, et est mal reçu. — Biens de France du prince de Carignan confisqués; douze mille livres de pension dessus au prince d'Espinoy. — Chimères de M. de Chevreuse mettent en péril l'érection nouvelle de Chaulnes pour son second fils. — Vidame d'Amiens fait duc et pair de Chaulnes. — Cris de la cour. — Le Dauphia désapprouve cette grâce. — Rare réception du duc de Chaulnes au parb^ment. — Plénipotentiaires nommés pour la paix. — Utrecht choisi pour le lieu de la traiter. — Retour des généraux, de Tallard de sa prison en Angleterre, et du roi Jacques de ses voyages par le royaume. — Comte de Toulouse fort heureusement taillé par Maréchal ; la galerie et le grand appartement fermés jusqu'à sa parfaite guérison. — Mort et caractère de Mlle de La Rochefoucauld. — Mort et caractère de Sebville. — Mort, étal et caractère de Mme de Grancey. — Mort et singuliers mariages de la maréchale de L'Hôpital. — Abbé de Pomponne conseiller d'État d'Église. — Tremblement de terre peu perceptible. — Nouvelle tontine. — Grand prieur à Lyon -180
Chapitre XIII. — Mariage du czaréwitz avec la sœur de l'impératrice régnante.
— Départ de l'archiduc pour l'Italie et l'Allemagne, qui laisse l'archiduchesseà Barcelone avec Staremberg. — Molinez, Espagnol, doyen de la Rote, interdit par le pape. — Duc d'Uzeda ; sa maison ; sa grandesse ; ses emplois ; sa défection ; renvoie l'ordre du Saint-Esprit. — Sa vie et sa fin obscure. — Catastrophe, à Vienne, de son fils. — Entrevue du duc de Savoie et de l'archiduc dans la chartreuse de Pavie. — L'archiduc, élu empereur, reçoit à Milan les ambassadeurs et le légat Imperiali. — Quel étoit ce cardinal. — Étiquette prise d'Espagne sur les attelages. — L'empereur à Inspruck; y reçoit froidement le prince Eugène. — Causes de sa disgrâce et ses suites jusqu'à sa triste mort. — Tortose manqué par les Impériaux. — Mariage de la fille d'Araelot avec Tavannes, qui manque la grandesse par le roi. — Mariage
du chevalier de Croissy. — Six mille livres de pension à d'O. — Trois cent mille livres de brevet de retenue au duc de Tresmes, à qui cela en fait cinq cent mille. — Causes du retour du duc ;de Noailles et de sa secrète disgrâce. — Embarras et fâcheuse situation du duc de Noailles à la cour. — Noailles se jette à Desmarels. — Noailles brouillé avec M. [le duc] (>t Mme la duchesse d'Orléans, et pourquoi. — Noailles se propose de lier avec moi. — Caractère du duc de Noailles. — Je me laisse entraîner à la liaison du duc de Noailles. — Duc de Noailles, brouillé avec M. [le duc] et Mme la duchesse d'Orléans, me prie de le raccommoder avec eux. — Mes raisons de le faire ; j'y réussis. — Sa délicate mesure. — Duc de Noailles me confie à sa manière la cause de son retour d'Espagne et sa situation. — Ses vues dans cette confidence. — Son extrême désir de ra'engager à le rapprocher du duc de Beauvilliers, conséquemment du Dauphin. — Mes raisons de le faire; j'y réussis. — Ma liaison avec le cardinal de Noailles, qui devient intime jusqu'à sa mort. — Scélératesse du complot des jésuites contre le cardinal de Noailles mise au net par le paquet de l'abbé de Savoie à son oncle l'évêque de Clermonl, tombé entre les mains du cardinal de Noailles, qui n'en sait pas profiler. — Cris publics. — Le Dauphin ne se cache pas sur son avis de chasser le P. Tellier, et me le dit. — Affaire du cardinal renvoyée en total au Dauphin pour la finir. — Grand mot qu'il me dit en faveur du cardinal. — Il m'ordonne de m'instruire à fond sur les matières des libertés de TÉglisc gallicane et sur l'affaire du cardinal de Noailles, et me dit qu'il la veut finir définitivement avec moi Page i 9 1
Chapitre XIV, — ^ 7 1 2. — Pelletier se démet de la place de premier président.
— M . du Maine la fait donner au président de Mesmes. — Extraction et fortune des Mesmes. — Caractère de Mesmes, premier président. — Nos plénipotentiaires vont à Utrechl. — Cardone manqué par nos troupes. — L'empereur
" couronné à Francfort. — Marlborough dépouillé veut sortir d'Angleterre. — Duc d'Ormont général en sa place. — Troupes ^ngloises rappelées de Catalogne. — Garde-robe de la Dauphine ôtée, puis mal rendue à la comtesse de Mailly. — Éclat entre Mme la duchesse de Berry et Mme la duchesse d'Orléans pour des perles et pour la de Vienne, femme de chambre confidente, chassée. — Pierreries de Monseigneur. — Judicieux présent du Dauphin. — Dîners particuliers du roi; musique, etc., chez Mme de Maintenon. — Tailleurs au pharaon chassés de Paris. — Voyage de Marly. — Avis de poison au Dauphin et à la Dauphine venus par Boudin et par le roi d'Espagne. — Mariage de la princesse d'Auvergne avec Mésy par l'infamie du cardinal de Bouillon. — Mort de Mme de Pomponne. — Mort de Mme de Mortagne. — Mort et caractère de Tressan, évêque du Mans; ses neveux.
— Mort de l'abbé de Saint-Jacques. — Extraction et fortune des Aligre. — Éloge de l'abbé de Saint-Jacques. — Mort de Gondrin. — Plaisant contraste de La Vallière. — Mort de Bazilly et sa dépouille. — Conduite étrange de Mme la duchesse de Berry là-dessus. — Éloge et mort du maréchal Catinat. -r Mort de Magnac. — Mort de Lussan , chevalier de l'ordre. . . 2 H
Chapitre XV. — La Dauphine à Marly pour la dernière fois. — M. le Duc ébor gné. — Retour à Versailles. — Tabatière très-singulièrement perdue. — La Dauphine malade. — La Dauphine change de confesseur et reçoit les sacrements. — Mort de la Dauphine. — Éloge, traits et caractère de la Dauphine^
— Le roi à Marly. — Le Dauphin à Versailles, puis à Marly. — État du Dauphin, que je vois pour la dernière fois. — Le Dauphin malade. — Le Dauphin croit Boudin bien averti. — Boulduc ; quel; juge Boudin bien averti. — Mort du Dauphin. — Je veux tout quitter et me retirer de la cour et du monde ; Mme de Saint-Simon m'en empêche sagement. — Éloge, traits et caractère du Dauphin 227
Chapitre XVI. — Obsèques pontificales à Rome pour le Dauphin. — Époque et date de leur cessation à Rome et à Paris pour les papes et pour nos rois. — Étrange pensée de l'archevêque de Reims sur le duc de Noailles. — Pourquoi [il étoit] mal avec les Noailles. — Embarras du P. La Rue qui surprend étrangement^le roi du changement de confesseur. — Appareil funèbre chez la Dauphine. — Prétention des évêques refusée. — Régies de ces choses. — Carreau et goupillon, à qui donnés et par qui présentés. — Annonce à haute voix ; pour qui. — Garde par les dames, et quelles. — Première garde; comment réglée par le roi entre les duchesses et la maison de Lorraine. — Eau bénite de peu du sang royal et du comte de Toulouse, et point d'autres. — Le corps du Dauphin porté sans cérémonie près de celui de la Dauphine. — Transport en cérémonie des deux cœurs au Val-de-Grâce. — Mgr le duc de Rrelagne Dauphin. — Madame entre les soirs dans le cabinet du roi après le souper. — M. le duc d'Orléans, seul de tous les princes, donne en cérémonie l'eau bénite au Dauphin. — Convoi des deux corps à Saini-Denis en cérémonie. — Retour du roi à Versailles, où il voit en passant la foule des mantes et des manteaux, qui vont après chez tout le sang royal sans ordre et pour la première fois. — Privance de la duchesse du Ludë. — Le roi voit à la fois tous les ministres étrangers en manteaux ; reçoit les harangues des autres. — Extrémité des deux jeunes fils de France, qui sont nommés sans cérémonie. — Mort du petit Dauphin. — Le roi d'aujourd'hui comment sauvé. — Le corps et le cœur du petit Dauphin portés sans cérémonie près de ceux de M. [le Dauphin] et de Mme la Dauphine.
— M. le duc d'Anjou, aujourd'hui roi, succède au titre et au rang de Dauphin, — Douleur de M. le duc de Berry, et en Espagne. — Singularité des obsèques jusqu'à Saint-Denis. — Deuil aussi singulier que ces obsèques. — État du duc de Beauvilliers et le mien. — Cassette du Dauphin qui me met en grand péril, dont l'adresse du duc de Beauvilliers me sauve. . Page 250
Chapitre XVIL — Dauphine empoisonnée. — Le maréchal de Villeroy, raccommodé avec le roi, devient tout d'un coup favori. — Le Dauphin empoisonné. — Le duc du Maine et Mme de Mainlenon persuadent le roi et le monde que M. le duc d'Orléans a fait empoisonner le Dauphin et la Dauphine.— Crayon de M. le duc d'Orléans. — Eclats populaires contre M. le duc d'Orléans. — Cri général contre M. le duc d'Orléans. — Conduite de la cour à sou égard. — Maréchal de Villeroy et autres principaux. — Embarras du duc de Noailles, qui se dit en apoplexie et s'en va à Vichy. . 262
Chapitre XVIII. — Effiat avertit M. le duc d'Orléans et lui donne un pernicieux conseil, qu'il se hâte d'exécuter. — Crayon d'Effiat. — Conduite que M. le duc d'Orléans devoit tenir. — M. le duc d'Orléans totalement déserié et seul au milieu de la cour. — Je lui reste unique. — Je l'empêche de faire un cruel affront à La Feuillade. — Crises et bruits contre M. le duc d'Orléans entretenus avec grand art et toujours. — Alarme de mes amis sur ma conduite avec M. le duc d'Orléans. — Service de Maréchal à M. le duc d'Orléans. — Deux cent trente mille livres de pensions et vingt mille livres distribuées dans la maison du Dauphin et de la Dauphine. — Mort de Seignelay ; son caractère. — Maillebois maître de la garde-robe sans qu'il lui en coûte rien, et La Salle en tire le double. — Douze mille livres de pension à Goesbriant. — Survivance des gouvernements de Béarn, Bayonne, etc., au duc de Guiche. — Tallard duc vérifié. — Appartement de Monseigneur donné à M. [le duc] et Mme la duchesse de Berry; le leur aux fils du duc du Maine; et, au prince de Dombes, la survivance du gouvernement de Languedoc. — Estaing vend sa charge dans la gendarmerie.
— Chimère de ce corps sur l'ordre du Saint-Esprit. — Digression sur le prétendu droit des fils de France, etc., de présenter au roi des sujets pour
être faits chevaliers de l'ordre. — Plaisante anecdote sur la promotion d'Étampes à l'ordre du Saint-Esprit Page 273
Chapitre XIX. — Arras bombardé par les ennemis. — L'Ecluse emporté par Broglio. — Ducasse arrive avec les galions. — Son extraction, sa fortune, son mérite; est fait chevalier de la Toison, — Mort et caractère du comte de Brionne. — Monlerey et Los Balbazès ; quels; se font prêtres. — Raison ordinaire de cette dévotion en Espagne. — Altesse accordée en Espagne et à la princesse des Ursins et au duc de Vendôme, avec les traitements à ce dernier des deux don Juan. — Explication de ces traitements et de l'éclat qu'ils firent. — Le roi à Marly, où il rétablit le jeu et la vie ordinaire avant l'enterrement du Dauphin et de la Dauphine. — Lœwenstein fait prince de l'empire. — Abbé de Vassé ; son caractère ; refuse l'évêché du Mans. — Le roi d'Angleterre a la petite vérole à Saint-Germain ; répudie son confesseur jésuite. — Mort de la princesse d'Angleterre à Saint-Germain. — Mort et caractère de Mlle d'Armentières. — Sa famille, sa fortune, sa maison. — Mort de Mme de Yillacerf, douairière. — Courageuse opération de Mme Bouchu. — Mort, caractère et famille de la marquise d'Huxelles. — Mort et caractère du bailli de Noailles. — Le roi nomme le P. La Rue confesseur de M. le due de Berry, et retient le P. Martineau pour le petit Dauphin. — Mémoire publié du Dauphin sur l'affaire du cardinal de Noailles.
— Service et enterrement du Dauphin et de la Dauphine à Saint-Denis. — Queues étranges. — Bout de l'an de Monseigneur à Saint-Denis. — Service à Notre-Dame pour le Dauphin et la Dauphine. — Le clergé y obtient le premier salut séparément de celui de l'autel, — Violet des cardinaux. — Le cardinal de Noailles mange avec Mme la duchesse de Berry. — Service à la Sainte-Chapelle, où le P. La Rue fait l'oraison funèbre. — Je vais passer un mois ou cinq semaines à la Ferté. — Causes de ce voyage. — Chalais vient d'Espagne arrêter un cordelier en Poitou ; ce qu'il devient, — Renouvellement d'horreurs sur M. le duc d'Orléans. — Adresse d'Argenson à son égard. — Mme de Gesvres demande juridiquement la cassation de son mariage pour cause d'impuissance. — Départ des généraux : Villars en Flandre, Harcourt et Besons sur le Rhin, Berwick aux Alpes, Fiennes en Catalogne. — Mariage de Bissy avec Mlle Chauvelin. — Mariage de Meuse avec Mlle de Zurlauben. — Mort, extraction, caractère de l'abbé de Sainte- Croix. — Mort, famille et caractère de Cominges, et sa dépouille. — Mort et caractère de La Fare. — Mort du président Rouillé. — Mort de l'abbé d'Uzès. — Rohan, évèque de Strasbourg, fait cardinal. — Désordres de la Loire. — Duc de Fronsac sort de la Bastille 285
Chapitre XX. — La reine d'Espagne accouche d'un prince. — L'empereur couronné roi de Hongrie à Presbourg. — Mort du duc de Vendôme. — Éclaircissement sur la sépulture du duc de Vendôme. — Dames du palais en Espagne.
— Mort , fin et dernier bon mot d'Harlay, ci-devant premier président. — Singularité du roi sur ses ministres. — Course d'un gros parti ennemi en Champagne.—Trêve publiée entre la France et l'Angleterre. — Porto-Ercole pris par les ennemis. — La Badie rend le Quesnoy ; est mis à la Bastille. — Broglio défait dix-huit cents chevaux. — Emo ne peut raccommoder la république de Venise avec le roi. — Voyage de Fontainebleau par Petit-Bourg.
— Rohan, évêque de Strasbourg, fait cardinal, en reçoit la calotte elle bonnet. — Mme la grande-duchesse en apoplexie. — Siège de Landrecies par le prince Eugène. — Combat de Denain. — Montesquieu prend Marchiennes. — Prince Eugène lève le siège de Landrecies. — Villars prend Douai. — Nos lignes de Weissembourg inutilement canonnées. — Cantons catholiques, battus par les cantons protestants, font la paix, — Cassart prend, rase, pille et brûle Santiago au cap Vert. — Échange du marquis de
Villena et de Cellamave avec Stanhope et Carpenter. — Mort du fila atné du duc de La Rocheguyon. — Mort de l'abbé Tallemant. — Mort du frère du maréchal de A' illars et du fils unique de du Bourg ; leur caractère. — Albemarle, pris à Denain, renvoyé sur sa parol€= — Mort, conduite, fortune, famille de M. de Soubise. — Injure espagnole qui ne se pardonne jamais.
— Mort du marquis de Saint-Simon. — Mort de Mme de La Fayette. — Mort de Cassini, grand astronome. — Mort, caractère et savoir de Refuge.
— Mort de Mme Herval. — Abbé Servien chassé, et pourquoi; son caractère et sa fin. — Désordres des loups en Orléanois Page 305
Chapitre XXL — Renonciations exigées par les alliés en la meilleure et plus authentique et sûre forme pour empêcher à jamais la réunion sur la même tête des monarchies de France et d'Espagne, — Mesures sur ces formes. — Formes des renonciations traitées enire les ducs de Chevreuse, de Beauvilliers et moi, puis avec le duc de Noailles, qui s'offre à en faire un mémoire, et qui le fait faire, et enfin le donne pour sien. — Intérêt de M. le duc de Berry et de M. le duc d'Orléans à la solidité des renonciations et de leurs formes, qui n'ont que moi pour conseil là-dessus. — Sentiments de M. le duc de Berry à l'égard du duc de Beauvilliers. — Aux instances du duc de Beauvilliers, je fais un mémoire sur les formes à donner aux renonciations ; le voir parmi les Pièces. — Division de sentiment sur un point des formes entre le duc de Noailles et moi. — Sa conduite là-dessus. — Le duc de Noailles gagne à son avis le duc de Chevreuse. — Danger de sa manière de raisonner. — Le duc de Chevreuse nous propose d'en passer par l'avis du duc de Beauvilliers, qui nous assemble chez le duc de Chevreuse. — Le duc de Chevreuse, et moi après, exposons à la compagnie nos différentes raisons. — Leduc de Beauvilliers se déclare de mon avis et malmène fort le duc de Chevreuse, qui se rend , et le duc de Noailles aussi 34 8
Chapitre XXII. — Conférences sur les formes des renonciations entre le duc de Beauvilliers et moi. — Différence essentielle de validité entre celle du roi d'Espagne et celle des ducs de Berry et d'Orléans. — Le roi non susceptible d'aucune autre forme que d'un enregistrement ordinaire. — Peine extrême du duc de Beauvilliers là-dessus, sur ce que je lui représente. — Le duc de Beauvilliers de plus en plus en peine. — Je lui propose une façon inouïe d'en sortir. — Je m'anéantis au duc de Beauvilliers. — Puissants moyens des ducs de Berry et d'Orléans d'appuyer les justes formes valides en leur faveur. — Je ramène les ducs de Berry et d'Orléans à laisser le roi régler sans nulle résistance la foriue des renonciations. — Caractère, état et friponnerie de Nancré. — Il ne tient pas à lui et à Torcy de me faire une affaire cruelle auprès du roi sur les renonciations. — Ducs d'Harailton et d'Aumont ambassadeurs en France et en Angleterre. — Grand traitement de ce dernier, qui, avant son départ, est fait seul chevalier de l'ordre. — Extraction et mort du duc d'Hamilton. — Duc de Shrewsbury ambassadeur en France. — Bailli de La Vieuville ambassadeur de Malte, au lieu du feu . bailli de Noailles. — Course de l'électeur de Bavière à Fontainebleau. -^ Retour du roi par Petit-Bourg à Versailles. — Départ de la duchesse d'Albe pour l'Espagne. — Abbé de Caslillon ; quel. — Il l'épouse, et sa fortune. — La Salle ; son extraction, son caractère, sa fortune, son mariage.' — Quelques anciennes et courtes anecdotes 329
Chapitre XXIII. — Le roi à Rambouillet. — Mort de Ribeire, conseiller d'État; ea place donnée à La Bourdonnaie, son gendre. — Mort de Godolphin. — ^ te Qnesnoy rendu à discrétion, — Bouchain; la garnison prisonnière. — ValeWy et Varennes gouverneurs. — Châtillon brigadier, depuis duc et pair et gouterûeur de Mgr le Dauphin.— Perte de la Quenoque. — Les campagnes finies. —
Retour des généraux d'armée à la cour. — Monlesquiou demeure à commander en Flandre. — Princesse des Ursins aux eaux de Bagnères ; Cbalais l'y va trouver; pompe de celle dame. — Survivance du gouvernement de Lyon, etc., au duc de Villeroy, et les lieulenances à ses fils. — Villars gouverneur de Provence; Saillant gouverneur de Metz; Tessé général des galères. — Les frères Broglio gouverneurs de Gravelines et du Mont-Dauphin. — Dangeau donne à son fils son gouvernement de Touraine. — Comte de Toulouse et d'Antin achètent leurs maisons à Paris. — Quatre cent mille livres d'augmentation de pension à M. le duc de Berry; il entre au conseil de dépêches. — La musique du roi à la messe de Mme la duchesse de Berry. — Hammer à la cour; merveilleusement reçu; quel est cet Anglois. — Duchesses, etc., conservent leur nom et leur rang en se remariant au-dessous de leur premier mari, en Angleterre. — Marlborough se retire en Allemagne ; quelle y étoil sa principauté de l'empire. — Renonciation du roi d'Espagne à la couronne de France en pleines corlès. — Lettre tendre qu'il écrit là'dessus à M. le duc de Berry. — Mort de l'abbé d'Armagnac. — Mort du duc de Chevreuse. — Anecdotes sur sa famille, sur lui, sur la duchesse sa femme. — Mort du duc Mazarin. — Anecdotes sur lui, sur sa famille, sur leur fortune. — Mort de la duchesse de Charost. — Mort du duc de Sully. — Berwick enRoussillon, etc. — Chamillart revoit le roi. — Plénipotentiaires d'Espagne. — Besons joué par Mme la duchesse de Berry.
— Mme de Pompadour gouvernante des enfants de M. le duc de Berry. —
— La Mouchy et son mariage. — Mariage de Meuse avec Mlle de Zurlauben. — Musiques et scènes de comédies chez Mme de Mainlenon. — Le maréchal de Villeroy y est admis. — Dessein sur lui. — Gouvernement de Guyenne donné au ctmle d'Eu. — Conduite des ducs de La Rochefoucauld dans leur famille. — État de cette famille. — Désir, jalousie, vains efforts des ducs de La Rochefoucauld pour le rang de prince étranger. — Duc de La Rochefoucauld obtient la distraction du duché de La Rocheguyon avec la dignité pour son second petit-fils et sa postérité, au préjudice de l'aîné.
— Ce cadet duc par démission de son père. — Nouveaux efforts inutiles sur l'abbé de La Rochefoucauld, qui, moyennant un bref, prend l'épée et va mourir à Bude Page 340
Chapitre XXIV. — 4 713. — Victoire de Steinbok sur les Danois, qui brûle Altona. — La Porte secourt le roi de Suède d'argent, et change à son gré son ministère. — Ragotzi en France. — Digression sur sa manière d'y être; son extraction, sa famille, sa fortune et de ses proches, de Serini et Tékéli; son traitement; son caractère. — Trente mille livres de pension à Mlle d'Armagnac.— Trois mille livres de pension rendues à Mlle de Chausseraye. — Trois mille livres de pension à Mme de Vaugué. — Girone délivré et ravitaillé. — Berwick de retour à la cour. — Bockley brigadier. — Brancas chevalier de la Toison d'or et ambassadeur en Espagne. — Amusements multipliés chez Mme de Maintenon. — Matignon cède à son fils ses charges de Normandie.
— Mariage de Maillebois avec une fille d'Alègre. — Mariage de Chàteaurenauld avec une fille de la maréchale de Noailles. — Mariage de M. d'Isenghien avec Mlle de Rhodes. — Arias, Polignac, Odescalchi, Sala, expectorés cardinaux; quels les trois éti'angers; pourquoi in petto; pourquoi expectorés. — Polignac, seul rappelé d'Utrecht, arrive et reçoit de la main du roi sa calotte rouge. — Jacques II, sous le nom de chevaUer de Saint- Georges, se retire pour toujours de France par la paix, et va en Lorraine.
— Foiblesse du roi pour les cardinaux, qui leur marque une place à la chapelle pour le sermon. — Adoucissements sur les preuves pour entrer dans le chapitre de Strasbourg, et se» causes. — Bévue à l'égard des ducs.
— Mort de la marquise de Maiily et sa conduite dans sa famille. — Mort
de l'évêque de Lavaur, son fils. — Mort de Brissac, ci-devant major des gardes du corps. — Sa fortune; son caractère. — Plaisant tour de Brissac aux dames dévotes de la cour Page 360
Chapitre XXV. — Mort, état et caractère du comte de Nassau -Saarbrùck. — Mort et singularité de Chambonas, évêque de Viviers. — Singularité étrange de Desmarets, archevêque d'Auch. — Mort du connétable de Castille. — Villena, majordome-major du roi d'Espagne, en sa place. — Chalais reconduit son cordelier prisonnier en Espagne. — Duc et duchesse de Shrewsbury à la cour. — État et nom de cet ambassadeur et de l'ambassadrice ; caractère de la duchesse, qui change entièrement les coiffures des femmes, dont le roi n'avoit pu venir à bout. — Maison du duc d'Aumont, à Londres, brûlée.
— Caractère du duc d'Aumont. — L'incendie coûte cinq cent cinquante mille livres au roi. — Bout de l'an à Saint-Denis du Dauphin et de la Dauphine. — Histoire de la compagnie de Jésus, du P. Jouvency. — Scandale de ce livre, dont les jésuites se tirent à bon marché. — Abbé de Castries premier aumônier de Mme la duchesse de Berry. — Son caractère ; sa forlune. — Longepierre secrétaire des commandements de Mme la duchesse de Berry; son caractère. — Mort de l'électeur de Brandebourg, premier roi de Prusse. — Électeurs de Cologne et de Bavière à Paris et à Suresne ; voient le roi. — Bèglement en vingt-cinq articles, fait par le roi, entre les gouverneurs ou commandants généraux de Guyenne et le gouverneur de Blaye, dont je gagne vingt-quatre articles, de l'avis du duc du Maine, contre le maréchal de Montrevel. — Ténébreuse noirceur de Pontcliarlrain, qui me fait éclater. — La Chapelle; quel; je lui fais une étrange déclaration.
— Conversation étrange entre le chancelier et moi. — Même conversation avec la chancelière. — Mme de Saint-Simon vainement attaquée. — L'intimité entière subsiste entre le chancelier, la chancelière, et Mme de Saint- Simon et moi 372
CHAriTKE XXVI. — Extraction abrégée de Tallard. — Mariage de son fils avec une fille du prince de Rohan. — Fiançailles du duc de Tallard et de la fille du prince de Rohan dans le cabinet du roi, et la cause de cet honneur. — Signature du roi par lui déclarée de nul poids aux contrats de mariage hors sa famille.— Adresse, puis hardiesse des secrétaires d'État pour se décrasser de leur qualité essentielle de notaires publics et de secrétaires du roi. — Maréchal de Tallard signe partout au-dessus du prince de Rohan, et le duc de Tallard au-dessus de sa future. — Abus faux d'une galanterie du roi, dont les Rohan tâchent d'abuser le monde. — Renonciations. — Réflexions sommaires. — Pairs conviés de la part du roi, chacun par le premier maître des cérémonies, de se trouver au parlement. — Embarras de M. le duc de Berry pour répondre au compliment du premier président, comment levé. — Ducs de Berry et d'Orléans vont de Versailles au parlement. — Messe à la Sainte- Chapelle. — Marche de la Sainte-Chapelle à la grand' chambre. —Séance en bas. — Pairs séants et absents ; nombre de pairs et de pairies. — M. le duc de Berry demeure court. — Entre-deux de séance. — M. le duc de Berry et tous pairs en séance en haut. — Orgueilleuse lenteur des présidents à' revenir en place, pour lesquels nul ne se lève. — Séance en haut. — Deux petites aventures risibles. — Levée de la séance et sortie. — Dîner au Palais-Royal. — Retour à Versailles. — Indiscret compliment de Mme de Montauban à M. le duc de Berry. — Désespoir et réflexions de M. le duc de Berry 38i
Chapitre XXVII. — L'impératrice va de Barcelone à Vienne par l'Italie fort incognito. — Plénipotentiaires d Espagne reçus à Utrecht. — Orry rappelé en Espagne. — Bassi-^se, caractère et fortune du duc de Bournonville. — La paix
signée, publiée; fêles à Paris. — Hardie politique de M. et de Mme du Maine. — Bailliage d'Haguenau assuré à M. de Chàlillon. — Quarante-huit mille livres d'augmentation de pension à Madame. —Douze mille livres de pension au duc de Charost. — Vingt mille livres de pension assurées à Mme de MonasteroJ. — Fiefmarcou lieutenant général de Roussillon. — Lueurs trompeuses sur l'archevêque de Cambrai. — Mort de Monlgaillard , évêque de Saint-Pons. — Mort de L'Aigle ; son caractère. — Mort et caractère de Sévigné. — Mort, caractère et fortune du vieux Clérembault. — Mort de la marquise de Mirepoix. — Mort de la comtesse d'Uzès. — Mort, fortune et caractère du cardinal de Janson. — Beauvais donné à l'abbé de Saint-Aignan, malgré le duc de Beauvilliers. — Adresse hardie de Rome sur ses bulles. — Naissance et mort du duc d'Aleuçon. — Électeurs de Cologne et de Bavière voient le roi plusieurs fois. — Princesse de Conli, ûlle du roi, achète l'hôlel de Lorges, à Paris. — Mariage d'Aubigny avec Mlle de Villandry. — Villars s'excuse de servir, puis va sur le Rhin; Besons sur la Moselle. — Harcourt, destiné au Rhin, hors d'état de servir. — Cent mille livres à Villars. — Départ des généraux. — Steinbok et ses troupes prisonniers des Danois. — Châteauneuf ambassadeur en Hollande; Bonac à Conslantiuùple; du Luc en Suisse. — Abbé de Mornay ; quel, et pourquoi en Portugal. — Lassai fils envoyé en Prusse, où il ne fut point. — Lœwenstein évêque de Tournai Page 399
Chapitre XXVIII. — Menées sourdes et profondes du P. Tellier et de Bissy, évêque de Meaux.— Voysin substitué à Torcy pour les affaires du cardinal de Noailles. — Bissy nommé au cardinalat, — Projet énorme du P. Tellier. — L'affaire du cardinal de Noailles portée à Rome. — P. Daubenton et Fabroni ; quels. — Ils dressent seuls, et en secret, la constitution Unigenitus, — Le pape engagé de parole positive à ne donner sa constitution que de concert ei approuvée du cardinal de La Trémoille en particulier, et du sacré collège en général. — Audacieuse visite du P. Tellier au cardinal de Rohan. — Caractère du cardinal de Rohan; son éducation. — Il doit tout au cardinale Noailles. — Privilèges de la vie des cardinaux. — Combat intérieur du cardinal de Rohan. — Tallard entraîne le cardinal de Rohan au P. Tellier. — Cardinal de Rohan grand aumônier. — Cardinal de Polignac maître de la chapelle du roi. — Orgueil de son serment. — Il reçoit le bonnet de la main du roi; il le harangue à la tête de l'Académie françoise sur la paix. — Vitlemeni recteur de l'Université; sa belle harangue et son très-singulier effet. . . 44 0
Chapitre XXIX. — Histoire de France du P. Daniel; son succès ; son objet; sa prompte chute; récompense. — Cardinal Gualterio à la cour. — Cause de sa disgrâce à Rome, et de ce que les nonces en France n'y reçoivent plus la nouvelle de leur promotion à la pourpre. — Grâces faites au cardinal Gualterio, qui retourne à Rome. — Retour du maréchal d'Huxelles et de Ménager. — Mérite de Ménager, à qui le roi donne une pension de dix mille livres. — Mort, caractère, friponnerie, état et famille de Sainctot. — Branche trésetïeclive de La Tour non reconnue par les La Tour-Bouillon. — Plaisant tour là-dessus de Wartigny au cardinal de Bouillon. — Querelle du duc d'Estrées et du comte d'Harcourt. — Prétentions des maréchaux de France et leurs tentatives de juridiction sur les ducs, avortées. — Court abrégé de la nouveauté, de l'absurdité et du peu de succès des prétentions d'autorité des maréchaux de France sur les ducs, et de la manière d'accommoder leurs querelles. — Maréchal d'Estrées commissaire du roi sur l'insulte de Mademoiselle à Madame 42 <
Chapitre XXX. — Proposition de mariage conduite par Mlle de Conti entre une fille de M. le duc d'Orléans et M. le prince de Conti. — Mlle de Conli, accu-
SAIJiT-SlMON VI 21
hrlnu^ fv M^ î^^i^'f ''S*" P^"'' '°° ^°^'^^^^' e° estirréconciliablement nïïi rnnf /"î? ^' ^"'^'''/ "^^ ^"^''y- - ^«^« ^^ P^-i^-^esse fait ordonner par le roi le double mariage de M. le Duc avec Mlle de Conti et de mZ prmce de Conti avec Mlle de Bourbon. - Présent ordinaireXroi aux pdn! ces et princesses du sang qui se marient. - Fiançailles, mariage feS
CnlT^'u ''''''' ?^ ^°"^^' ^^^^^S« ^' M- 1« Duc et de M. e prince 5è Conti. -Mauvais ménage du prince et de la princesse de Monaco.- Grâces
v'm^ M.ZïTn ^- '' ''''''? P°"' '^ transmission de son dach ! Sarn rrT. mZ^h V'^' ^^ '°™^' ^' ^^^^^ P^^P^^é avcc Mlle de Monaco, que Mme de Monaco rompt avec éclat ; [ellel vient à Paris et à la
ml'.Z 'ï' ''''''' PL" d'agréments. - MarLge W duc d'Yonne av c ^ l rb^^'..r ''"'■ 7 ^''i^^' ^' Pontchartrain avec Mlle de Verderonne, FÏ.i.Hn . r ' . "^^ ^''^ d'assister. - Mort de la comtesse de Prado. J Extraction et fortune des Prado. -Mort de la duchesse d'Angoulême veuve
- Mort de abbe Regmer. - Changement de charges chez Madame. - S Pn^'nn'' T?"' de Toulouse. - Amusements du roi chez Mme de
f srtou7/r^?;ru:itr.^f.'?.'^! r: ^:.!^. f^'.^:- ^^%-f,?;
^^tl'^^^A^J^^^- " ^-î^^ ^^ Landau.- La garnison et celle de Kaiserslautern se rendent prisonnières. - Biron perd un bras à Landau et en a le gouverne-
?lV7iI' .''^"'''n '^''' ^^ ^^ "^^^''^ ^'^^' P^^^^ 1« ï^hin ; investit Fribourg.
- Cardinal de Bouillon s'achemine des Pays-Bas à Rome. - Électeur de Bavière voit le roi à Marly. -Voyage de Fontainebleau par Petit-Bourg. --l4
m.'h"' I ""-^'^ J 'l^"".^ P^''^' ^"'"'^ J^"^^ «' retourne à Compiègne. - Mariage du prince de Robecque et de la fille du comte de Solre. i Branche de Robecque de la maison de Montmorency. - Fortune du prince de Ro! becque en Espagne; sa mort, et son frère. - Branche de Solre de la
^nob// rv'- ~ ""''tl ^^ T'' °^^^^^^- - ^^ï- de Solre sortîs de a branche de Chimay. - Evêque de Cambrai fait duc. -Chimère du fils aîné
de la b anche de Solre. - Eclat près d'arriver entre le duc de La Rochefoucauld et moi, arrêté par le duc de NoaiUes. - Trois mille livres d'augmen- Sn,n ^tVw'' ' Samt-Herem. - Douze mille livres d'appointements à Bloin sur la ^ormandle pour le gouvernement de Coutances. — Comte de La Mothe, rappelé, voit le roi dans son cabinet. - Sage politique du roi sur les emplois dans les provinces. — Naissance de l'infant don Ferdinand. 443
I. Des anciennes pairies ; pairs ecclésiastiques et laïques. ... 453
II. Des secrétaires d'Etat; de leur origine et de leurs départements
dans l'ancienne monarchie .k.
III. Cardinal de Bouillon ; arrêt du parierii"en*t(2'janviêr Wiï) a^q
IV. Des chanceli.ers et gardes des sceaux pendant la première moitié ' '
du XVII* siècle
V. Règlement fait par Louis XIV,' à *lâ" m'oVt' dû' 'chancelier 'ségûier*
pour la tenue du sceau ar-i