HENRI IV
Lemos, comté, 4 457, pour Pierre Alvarez Ossorio, dont le fils eut un bâtard, la fille duquel le porta en mariage, un peu à la mauresque, à Denis de Portugal, second fils du troisième duc de Bragance dans la postérité masculine duquel il est demeuré.
Medina-Sidonia, duché, février 4460, pour J. Alphonse de Gusman. Jean II l'en avait fait duc en 4445» mais pour sa vie seulement. Henri IV l*étendlt à toute sa postérité légitime, et même à son défaut à i*iliégitime suivant les mœurs mauresques. Il est demeuré dans sa postérité masculine et légitime.
MiRANDA, comté ven 4460, pour Diego Lopez de Zuniga. L'héritière de Zuniga le porta vers 4 670 à Jean deChaVesy Ghacon avec Peneranda, duché érigé en 4 624 , par Philippe III, pour Jean de Zuniga, devenu romte de Miranda, par son mariage avec sa nièce, héritière de Miranda. Ainsi, par soi et par elle, il fut deux fois grand d'Espagne. Mais ces doubles grands, soit de la maison de Zuniga, soit de celle de Chaves, ont toujours porté le nom et titre de comte de Miranda plus ancicB préférablement à celui de duc de Peneranda, qui tous deux sont demeurés dans la maison de Chaves*
Albuquerque, duché, 4464, pour Bertrand de ta Cueva. Sa postérité masculine défaillit bientôt après, el rhéritière le porta en mariage à un Français appelé Ha*
DE SÂmr-smoN. tss
gués Bertrand, qui prit le nom seul et les armes de la Cueva, et de ce mariage est issue toute la maison de la Cùeva^ d*où ce duché n'est point sorti.
ViLLENÀ, marquisat, ^468, pour J. d'Âcuiia y Pacheco, qu'il fit encore Tannée suivante^ 'f 469, duc d'Escalona. Henri IV était impuissant; Isabelle, sa sœur, le voulut faire déclarer tel , et lui succéder. Cela causa de grands troubles et des partis. Celui d'Isabelle déposa Henri IV en 4465. Il se soutint tant qu'il put, et continua à faire des actes valides de royauté. Isabelle, pour s*appuyersur le trône de Castille, épousa, en -1469, Ferdinand, roi d'Aragon, son cousin issu de germain par mâles sortis du roi Henri II. Ce sont eux qui sont appelés les rois catholiques , du titre de roi catholique que Ferdinand obtint à Rome ; et comme chacun d'eux gouvernait son propre royaume avec indépendance Tun de l'autre, on prit l'habitude en Espagne, en parlant d'eux, de dire les rois. Cette façon de parler s'y est tellement établie qu'on y dit encore les rois quand on y parle du roi et de la reine ensemble, quoique depuis Jeanne, fille dlsabelle, et mère de Charles Y, les reines d'Espagne n'aient rien gouverné que quand elles ont été veuves et régentes. Ce peu d'historique eût été mieux en sa place dans la précédente liste détaillée, j'ai mieux aimé en réparer ici l'oubli.
Henri IV étant mort en 4474, il y eut des prétentions du Portugal sur la Castille, et des troubles qui ne sont pas de mon sujet. J. d'Acuna y Pacheco, qui avait été favori de Henri IV, et par conséquent peu attaché à Isabelle, sa sœur, qui de son vivant en voulait à sa couronne, favorisa le Portugal, dont les efforts furent impuissants. La reine Isabelle l'en punit en lui ôtant le marquisat de Villena qui est en Castille, et l'unit à sa couronne, où il est toujours demeuré réuni; sans que la
postérité masculine de ce J. d'Acuiia y Pacheco en ait quitté la prétention, et le titre qu'ils ont toujours porté de préférence à celui de duc d'Ëscalone. On en voit encore d'autres à l'article de Villena dans la précédente liste détaillée. Cette même postérité masculine est encore en possession du duché d'Ëscalone, et du titre de Villena, sans le marquisat.
Albe, duché, ^469, pour Garcias Alvarez de Tolède, et il est demeuré depuis dans cette maison. Jean II Pavait donné en titre de comté dès -1450, à GutUere-^Gomes de Tolède, qui étant évêque, comme on le voit en la précédente liste détaillée, le légua à son neveu, pèie de celui qui fut fait duc. La distance en est si courte que Je n'ai pas cru m'y devoir arrêter, d'autant que cela a commencé par un évéque qui n'était pas dans le cas desricos'hombresj ni par conséquent d'en communiquer la dignité aux siens. Ainsi, je me suis fixé à l'érection d'Albe en duché.
Onate, comté, ^ 469, pour Innlgo Vêlez de Guevara. Il est sorti, puis rentré par des filles héritières, et demeuré enfin dans cette maison.