‹ Mémoires complets et authentiques, sur le sièvle de Louis XIV et la Régence; (volume 2)Chapitre 180 sur 335 · COMÉDIE ENTRE LE DUC · texte numérisé non relu

COMÉDIE ENTRE LE DUC

Irui , et à la sienne propre à lui-même, et qu'il se gardât bien de faire un si grand pas de clerc. Nous n'en dîmes pas davantage. Il m'en reparla près à près deux ou trois autres fois, mais toujours plus foiblement, moi toujours de même, et gagnant toujours du terrain sur lui, jusqu'à ce que, la dernière fois, il convint avec moi qu'il n'y songeroit plus , et qu'il en useroit avec le maréchal de Villeroy comme je le lui avois proposé; mais il n'en eut pas la force. Il le traita toujours de même, et le maréchal, par conséquent, toujours sur le haut ton avec lui. J'en étois dépilé, mais je n'osai lui en faire de reproches, de peur de ranimer l'envie de le chasser. D'ailleurs tout alloit tellement de travers , l'abbé Dubois si fort et si publiquement le maître absolu , que cela joint à la déplorable issue de l'affaire de M. et de Mme du Maine, mon dégoût alloit à ne vouloir plus me mêler de rien , et à voir M. le duc d'Orléans courtement et précisément pour le nécessaire , et pour ne rien marquer au monde si attentif à tout. Ainsi finit l'année 1719.

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