PESTE DE MARSEILLE
pantes, les plus viles, les plus continuelles. Ils gagnèrent en cette translation un grand louagje ' , de nouvelles facilités et de nouveaux tributs. Law, leur grand ami, qui avoit logé quelques jours au Palais- Royal, étoit retourné chez lui où il recevoit force visites. Le roi alla voir à diverses repri.ses les troupes qu'on avoit fait approcher de Paris, après quoi elles furent renvoyées. Celles qui avoient formé un petit camp à Charenton retournèrent au leur de Montargis travailler au canal qu'on y faisoit.
Law avoit obtenu depuis quelque temps par des raisons de commerce que Marseille fût port franc. Celte franchise qui y fit abonder les vaisseaux, surtout les bâtiments du Levant, y apporta la peste faute de précaution, qui dura longtemps, et qui désola Marseille, la Provence, et les provinces les plus voisines'. Les soins et les précautions qu'on prit la restreignirent autant qu'il fut possible, mais ne l'empêchèrent pas de durer fort longtemps, et de faire d'affreux désordres. Ce sont des détails si connus qu'on se dispensera d'y entrer ici.