‹ Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocese, continues jusqu'a nos jours avec addition de nouvelles preuves et annotationsChapitre 113 sur 122 · DE SAINT-EU8ÈBE · texte numérisé non relu

DE SAINT-EU8ÈBE

qae Ton pouvoit de la règle d'Âix-la-Chapelle, qui se pratiquoit à la lettre dans la cathédrale. L'évéque Wibaud donna à l'église de Saint- Eusèbe , vers l'an 890 , huit labourages dans la seigneurie de Moulins; et Herîfrid, son successeur, la voyant presque détruite ^ ajouta, vers Tan 900, d*autres biens situés k Leugny, à Serein et k Avignau. De sorte qu'il paroit que tous les biens de cette église étoient presque contigns ; mais les guerres des Normands et autres écartèrent les chanoines et firent négliger la culture des biens. Cent-soixante ans après, Tévéque Geoffroy de Champaleman y établit un abbé et des chanoines. Humbaod, qui siégeoit en -1090, en augmenta le nombre en les rendant réguliers par le moyen des chanoines de Saint-Laurent qu'il y introduisit ; de sorte que le prieur régulier veilla sur ces religieux , et le titre d'abbé, possédé par un chanoine de la cathédrale , ne fut pins qu'un titre d'honneur, et pour marquer l'ancienne dépendance. Comme ce monastère étoit le cimetière des chanoines de la cathédrale, le même évéque trouva convenable d'y annexer la charge de prier pendant un an pour chaque chanoine nouvellement inhumé, et d'y attacher l'émolument de la prébende, eum conseMu totim cleri etpapuli^ disent ses actes. C'est ce qui fut depuis expliqué par l'évéque Alain, vers l'an 4160» et qui a rendu le prieuré de Saint-Eusèbe très*mémorable dans l'histoire du pays.

Du grand nombre d'épitaphes dont les murs du cloître et du Chapitre refaits vers l'an 1 1 00, étoient autrefois garnis (a), on ne lit plus que cellesci qui sont gravées dans la pierre même du bâtimentdu Chapitre, en lettres capitales du xii® siècle : « Nonas martii obiit Renaudus Kichardus » sancti Siephani canonicus. » Autre : « YII idusaugusti obiit Segni- » nus leviia, S. Stephani canonicus. Anima cjus req. in pace. c Autre : « V idus decembris obiit Lupus Miles Treceusis. An. ej. req. in pace. » A l'extérieur de la porte du Chapitre : « ...tobris obiit Isanbardus » sacerdos nosterque canonicus. An. e. r. in p. d La sépulture de ce dernier fut découverte le 51 mars 1728, et on trouva son cercueil de pierre sans fond, en sorte que son corps étoit posé sur la terre même.

(a) Ce cloître dont les restes se voyaient encore il y a quelques années était de style roman. (i^. d, E»)

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