‹ Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocese, continues jusqu'a nos jours avec addition de nouvelles preuves et annotationsChapitre 5 sur 122 · MICHEL DE GRENET · texte numérisé non relu

MICHEL DE GRENET

1390 à 1409. l'âttachoient à la cour. Son emploi de confesseur du roi Fempécha de résider dans son diocèse ; on fut plus de dix ans à attendre son entrée solennelle. Il prit cependant possession, mais sans solennité , et il confia le spirituel de son diocèse k un vicaire général, nommé Jean du Pont (1) qui fut aussi son officiai, et qui devint, parla suite, grand archidiacre. Michel vint aussi, au moins une fois, pour faire l'ordinanation, mais sans entrer dans la ville. Il avoit indiqué , pour cette cérémonie, l'abbaye de Saint Marien au delà de la rivière d'Yonne ; ce fut aux Quatre-Temps du Carême de 1505. Comme c'étoii une pratique nouvelle h Tégard d'une maison de l'ordre de Prémontré, dès le lendemain de l'ordination il marqua , par écrit , quMl n'entendoit point s'acquérir, à lui ni à ses successeurs, un nouveau droit au préjudice des religieux, ni qu'eux non plus ne dévoient point se prévaloir de sa déclaration, ni s'en servir au préjudice de l'église cathédrale et déa évéques d'Auxerre (2). Pendant sa longue absence, le Chapitre se voyant sans évêque , pria quelquefois d'autres prélats qui se trouvoient dans le pays d'ofiicier dans la cathédrale. L'évêque d'Evreux étant k Auxerre k la fin d'octobre 1596, fut prié d'oflScier Iç jour de la Toussaint (5). Cet évéque étoit Guillaume de Yallan, Jacobin du couvent d'Auxerre , dont j'ai déjà parlé dans la vie de Ferrie Cassineh Pendant que Michel résidoit h Paris, le corps d'un saint Thibaud • confesseur, qui reposoit h deux lieues d'Auxerre dans le prieuré de Beaumont, autrement dit Saint-Thibaud-des-Bois, fut levé de son tombeau et transféré dans l'église de Saint-Germain ; Michel consentit à cette translation qui lui fut demandée par I abbé de Saint-Germain et Philippes Froment , évéque de Nevers , aussi Jacobin du couvent d'Auxerre (4) ; on fit la cérémonie le mercredi d'après Pâques de l'an 1400. Michel de Creney, quoique absent de son diocèse, ordonna qu'on dressât un catalogue où seroient marqués les revenus et les <;harges de tous les bénéfices, hôpitaux et léproseries qui y sont situés ; et il voulut que ce registre fût gardé dans les archives de l'évéché. Ce catalogue , qui a formé ce qu'on a depuis appelé du nom de pouillé.

(1 ) Eœ tu. capell. 5. Nie. de Seignelay. | (5) Registr, capitulù

(2) Tab. S, Mariani {Àrchiv. de VTanne,) | (4) Invent. des titres de l^ërdché.

QUATEB-TIflGT-TROISliME ÉVÉUUB d'àUXBRRB. 21

fal commencé vers Tan 1395. Quoique ces sortes de déelaralious le missent en état de réunir plusieurs petits bénéfices, on voit seulement que le 23 septembre 1397, il réunit deux chapellenies de la chapelle du petit Saint-Etienne , située dans le cloitre du Chapitre , à celle de Notre-Dame fondée dans la même chapelle. Lune de ces chapellenies étoit sons le titre de saint Etienne pape ; Fautre sous celui de saint Denjs. On croit que les charges avec les revenus des trois titres furent depuis portées k un autel de la paroisse de Saint- Regnobert, où , dans le siècle dernier » le culte de saint Etienne pape et de saint Denys, étoit encore en vigueur. Notre évéque poursuivit, dans la même année , deux procès commencés par son prédécesseur : Tun touchant la nomination à ja léproserie de Toucy, Tautre sur un ancien droit du doyenné. Etant informé des revenus modiques de Tabbaje de Saint-Père , il contribua à lui faire unir pour toujours le prieuré de Saint-Loup, de Césy proche Joigny, qui n'y avoit d'abord été uni que pour la vie de Tabbé Jean. La bulle d'union (i) est da 28 novembre 1597. Par sa médiation fut aussi conclu le fameux traité qui règle les charges du trésorier de la cathédrale : il est appelé la Nazarie^ du nom de celui avec qui le Chapitre transigea en 1398. On peut voir ailleurs la requête qui lui fut présentée à ce sujet dont le détail contient plusieurs articles (2).

Quant aux affaires temporelles , Michel ne les négligea point. Obligé, par arrêt du parlement du 5 janvier 1391, de reconnoitre le bailliage d'Auxerre (3) au lieu de celui de Villeneuve-le-Roi, il fit publier, en ce même bailliage. Tannée d'après, dans les assises qu'y tiot Colart de Calleville , bailli de Sens et d'Auxerre , la transaction que Pierre de Villaines, l'un de ses prédécesseurs, avoit faite avec Jean de Challon , alors comte d'Auxerre, et le Chapitre, touchant les limites de la juridiction temporelle (4). Prévoyant, en 1393, la durée de son éloignement, il obtint du roi des lettres par lesquelles, en qualité de confesseur du prince , tous ses biens étoient mis en sa garde et protection. Les héritiers de son prédécesseur dévoient à l'évêché

(1} Tabul. s. Ptiri. \o) Ex lU. urbii AutUs.

t) Yoy. le» Preaves, t. iv, n. 337. j (4) Ex duplo signif. capiiulo 6 marliû

ia90 h lie».

2i MICHEL DE GRENBT ,

7750 floriDs; il obtini, le 22 mars 1593, un.rescrît du pape, dalé d'ÂvigooD, pour qu'ils fussent contraints de payer. La même année, il fit un concordat avec l'abbé de Saint-Satur en Berri, apparemment sur le prieuré de Saiot^Amatre, où Tévéque avoit un droit (1). Il engagea facilement le roi à prêter foi et hommage pour le comté d'Auxerre. Dès Tan i394, Philippe de Savoisy baron de Seignelay, sénéchal du roi , fut chargé de procuration à cet égard et l'acte d'hommage fut effectivement rendu alors (2).

Le séjour de notre évéque à la cour lui donna occasion de siéger au parlement. On l'y trouve nommé comme présent au troisième décembre 1592. Mais il assistoit plus communément au conseil du roi. Il est compris dans Ténumération de 'ceux qui s'y trouvèrent au mois de janvier 1592 (5), lorsque Louis, duc d'Orléans, frère du roi , fut nommé gouverneur du royaume (4). Il est nommé à son rang parmi les cinquante évêques qui, selon l'invitation du roi, se rendirent au palais, à Paris, en 1594 le jour de la Purification, pour conférer sur les moyens de procurer la paix à l'Eglise (5). On ne peut douter qu'il n*ait pareillement assisté a celle qui fut indiquée pour le même sujet au onzième jour d'août 1596, puisque le Chapitre même y envoya le doyen avec un chanoine du corps (6). Il fut enfin de l'assemblée tenue à Paris le 18 janvier 1597, dans laquelle on agita quelque chose touchant le château de Vincennes. Deux cérémonies plus augustes, auxquelles il parut en qualité d'évêque (7) , furent la translation du corps de saint Louis, faite en 1592, dans l'église de Saint-Denys ; el la dédicace de l'église des Blancs-Manteaux de Paris (8), le 50 novembre 1597 (a).

(1) Excartui episc.

{^} TabuLepiêc.

(3) Minorité des rois, pag. S80.

(4) Etant confesseur du roi Charles VI, il est nommé Tun des exécuteurs de son testament en janvier 1592. invçnt. du trésor

des Chartes, f5) SpiciL t. VI. p. 71.

(6) Regiti. capit. 3 Aug. 1936.

(7) Hist. de Paris. Preuves, 1. 1, p. 200.

(8) Hist. de Paris, Preuves 1. 1, p.

(a) C'est vers cette époque qu'on trouve , pour la dernière fois, les traces de la vénération que conservaient les rois d'Angleterre pour saint £dme, archevêque de

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Les maladies qui commeacèreat à régoer dans Paris, l'an 1599, doot on ressentit les effets vers la Saint-Jean, firent résoudre plusieurs évoques à quitter cette ville (1). Il y en eut environ vingt qui prirent ee parti ; Michel de Creney fut du nombre. Il ne se rendit point pour cela dans Auxerre; mais il fit attention, vers ce temps-là, qu'il ne pouvoit plus différer d'y faire son entrée, et il demanda au roi un homme de sa part pour aider à le porter dans cette cérémonie. Adam de Gallomiel , son chambellan , en reçut Tordre an mois de mai i401 , et eut commission de prêter foi et hommage; mais cet officier s'en étant déporté, un autre seigneur parut pour le roi. Michel de Creney arriva à Âuxerre le samedi de Toctave de la Fête-Dieu quatrième juin, vers les dix heures du matin (2). Ayant diné à Tabbaye de Saint- Germain avec l'abbé du monastère, il y passa le reste de la journée et y coucha. Le lendemain, sur les neuf heures du matin, assis sur une chaise de bois couverte d'étoffe de soie, revêtu de chape, la mitre en tête et la crosse en main, il fut porté jusqu'à la cathédrale par quatre écuyers qui avoient auprès d'eux quatre chevaliers dont chacun touchoit un des coins de la chaise. Lorsqu'il fut arrivé au milieu de la place, devant l'église de Saint-Etieone, dont la grande porte étoit fermée, Pierre de Chissy, doyen; Jean du Pont, archidiacre; Guillaume Nazaric, trésorier, et quelques chanoines , sortirent par une des petites portes, accompagnés seulement du diacre et du sous-diacre avec la croix et l'eau bénite ; ils approchèrent de l'évéque descendu de chaise au milieu du parvis , et le doyen lui porta la parole en françois de ce temps-là : « M^^ . , vous venez en votre église pour y faire > votre entrée ; nous ne savons se vous y venez ainsi que vous devez , » c'est à savoir se vous avez avecque vous vos quatre vassals, c'est à » savoir, le comte d'Auxerre, le duc de Bar, le seigneur de Saint-

(1) PreaTes de riiist.d*ÀaTergne, p. 470. i (2) Megist. capUuU,

Cantorbéry, dont le corps avait été inhumé à Pontigny. Richard II ordonna , en 1396, que la rente de 20 marcs sterling^ qui avait été anciennement payée à Tabbaye, pour Fentretien de quatre cierges ardents autour de la châsse du saint, serait réCabfie comme avant la guerre. — Voy. Preuves, t. iv, n» 336. (iV. d. £.).

24 MICHEL DE CRENBY,

1390 111409. * VeraÎD, et le baron de Donzj ou aultres pour eulx ayant d'eulx » espécial mandement, ou se vous avez fait diligence d'eulx avoir : et x> si vous plaist, respondez-nous sur ce. » Le prélat répondit en même langage : c J*ay en ce fait bonne diligence et les ay fait citer adjourner » à cette journée, pour comparoir par devant moy, et faire ce k quoy > ils sont tenus ; et nonobstant ce, le seigneur Ae Saint-Verain et » ledit baron de Donzy ne sont pas venus ne comparus ; mais icy est » Mess. Dreux de Mello, seigneur de Saint-Bry, pour le comte x> d'Âuxerre, et Mess. Robert de Bonnay, chevaliers, pour le duché » de Bar, sont icy présents. » Ces deux seigneurs étoient aux deux coins du devant de la chaise. L'évéque ajouta que, n'ayant point vu dans l'église de Saint-Germain les deux autres vassaux au moment quMl s'assit dans la chaise, il les avoit déclarés contumaces, et que sans préjudice à ses droits, le seigneur de Maligny, pour le baron de Donzy, et Etienne de Chanteloup, chevalier (1), pour le seigneur de Sainl-Yerain, y suppléoient provisionnellement. Le doyen prit alors, des mains du sous-diacre, le livre de TEvangile et fit voir k l'évéque la formule du serment. Le prélat baisa d'abord le texte sacré, et, les deux mains posées sur le livre ouvert, il prononça le serment tel que les évéques précédents Favoient prêté. Ensuite il fit Faspersion d'eau bénite sur le peuple, il baisa la croix qui lui fut mise en main, et fit des signes de croix sur la multitude ; puis il s'assit et fut encore porté, comme auparavant, jusqu'à la porte de l'église , où ayant sonné une petite cloche, on la lui ouvrit. Â ce moment, tout le clergé assemblé commença Te JDetim, et Hugues Blanchet, archidiacre de Sens (2), l'introduisit dans l'église. Â la porte du chœur, il descendit de chaise et alla k pied jusqu'aux cordes du petit clocher. L'archidiacre de Sens les lui ayant présentées, il les sonna chacune; il alla jusqu'au grand autel, y fit sa prière k genoux, et déclarant encore contumaces les deux vassaux absents, il protesta de les poursuivre par les voies de droit ; il baisa l'autel et y offrit trois parements de drap d'or. Pui^

(1 ) Apparemment seigneur de TUlefar- : de la Sainte-Giapelle de Paris , selon \^

geau, déjà nommé ci-dessus. I P. Anselme, Biét. des grand» Aumôniers ;

(2) Cet Hugues étoit aussi alors tré&orier et il a cette quaUté dans un acte ci-après.

QUATRE-VINGT-TROISIÈMB ÉVÊQOE d'àUXERRE. 25

rarchîdiaçre de Sens le conduisit à la chaire de pierre, à côté de Tautel, ^390 ^^ 140g. et Ty installa. Cette auguste cérémonie achevée, Michel de Creney célébra pontificalement la gratid'messe. Il donna ensuite k diner au Chapitre et à tous ceux qui y avoient assisté (1) ; le tout se passa en présence de Guillaume, abbé de Saint-Père d'Âuxerre ; de Robert, abbé de Saint-Laurent et autres tant nobles que bourgeois. La commiinanté des habitants avoit envoyé h Coulanges et k Irancj, afin de * choisir en chaque lieu un mutd de vin de pinot dont elle fit présent au prélat pour la fête de sa nouvelle entrée (2). Si personne ne parut à cette entrée au nom du baron de Donzy, ce ne fut pas la faute de Tévéque, qui Tavoit fait sommer dès le 6 mai ; le comte de Nevers agit en conséquence, et adressa à Hugues de Saint-Aubin un mandement ; mais cette procuration étant arrivée trop tard , Philippe, duc de Boulogne, fit excuse k Tévéque, le ^ décembre suivant, comme ayant la tutelle de Jean, son fils qui, en qualité de comte de Nevers, étoit baron de Donzy. Le baron de Toucy, plus exact, lui rendît encore, au bout de deux ans, foi et hommage pour sa portion dans la seigneurie de Toucy. Ce prélat n'alla point k Sens faire le serment ordinaire k l'église métropolitaine et k l'archevêque.

Michel de Creney, dès les premiers jours qui suivirent son entrée, témoigna de vouloir vivre en paix avec son Chapitre. Environ cinq ans auparavant, il avoit commencé k attaquer la juridiction spirituelle de ce corps (a) , en combattant l'ancienne possession et donnant une explication arbitraire k la charte de Jean d'Âuxois , Tun de ses prédécesseurs. Le parlement avoit commis, en 4596, Jean, abbé de Pontigny, pour veiller au maintien de la juridiction du Chapitre pen-

(1) Ex eod. reçût, 1 fol. 27.

(2) Compte de Gaillaume de Val de-Marcy |

(a) Ce ne fut pas la seule circonstance où il essaya de diminuer les charges de son siège. Il refusa aussi, sous différents prétextes, de payer une rente de 26 liv. qui était due à l'abbaye Saint-Marien, sur le tonlieu et le salage d'Auxerre, par suite d'échanges faits du temps de Tévéqne Gui de Mello. Mais après un procès devant les gens tenant l'hôtel des requêtes du palais, il fut condamné dans ses prétentions, en mai 1397 (iV. d. E,),

26 MICHEL DB CRBMBT ,

1190 à 1409.'^^!^^ Id durée du procès (1); cet abbé ne le pouvaDt pas lai*méme, s'en étoit déchargé sur le prieur de Saini-Eusèbe (2), le chanlre de Notre-Dame-de-la-Gité, et sur les curés de Satnt-Pierre->en-Château et de Saînt-Regnobert. Mais, malgré l'arrêt de défense, Jean du Pont, officiai de l'évéque, n'a voit pas laissé d'agir contre des particuliers dépendants du Chapitre. L'évéque d'Evreux avoit essayé de pacifier ce * différend. A Farrivée de Michel de Greney , on vint de part et d'autre à composition. Le cinquième jour après l'entrée solennelle, fut fait ua accord dont voici les articles (5) :

1® Par le nom latin familiares de la chartre de Jean d'Âuxois, sont entendus les domestiques des chanoines, demeurant avec eux, nourris à leurs dépens et dans Tenceinte des murs de la cité, sans fraude ou surprise ;

3fi Par les ministres dont il est parlé, s'ils ne sont pas chanoines, il faut entendre le chambrier, le grenetier, le receveur des anniversaires, le notaire du Chapitre, le maître de l'hôpital de Saint-Etieone, et le portier du Chapitre, lesquels venant à délinquer, sont sujets et justiciables du Chapitre, pourvu qu'ils portent l'habit ecclésiastique (réservé le portier) , et qu'ils n'aient commis homicide ni rapt. Les vingt-huit bénéficiers, obligés au service divin, seront seulement justiciables du Chapitre pour le fait de l'office divin ^ et tant qu'ils résideront dans l'église et dans la cité , demeurant sujets à l'évéque en tous autres cas. Or de ces bénéfices (continue l'acte), il y en a douze vicaires , savoir : six de Saint-Michel et six de Saint-Jean-le- Rond, lesquels doivent assister , avec les tortriers , à toutes les heures de l'office, hors prime et none. Les deux chapelains de Saint-André sont obligés d'assister aux matines , h la grand'messe et aux vêpres. Le chapelain de Saint-Gervais , à certaines heures ; le chapelain de Saint- Ëloi, à toutes les heures ; le chapelain de la chapelle de Saint-Pierre, fondée à l'autel de Notre-Dame-des-Reliques, est tenu de porter la chape du doyen, parer le chœur, coucher en l'église, etc. Les deux

(I) Reoisi. capit. 24 octob. 1596.

'2) LiiUrœabb.Pontig.

(^) Ces articles sont ainsi dans les col-

lections mss. du P. Viole et dans ceUe du sienr Bargcdé, assessenr.

QUATRE-VINGT-TROISIÈME ÉYÊQUE d'àUXBRRE. 27

ckapeiains de i'autel de Saiote*Croix sont obligés de coucher dans Tégiise et de parer Tâutel, etc. Le chapelain de l'autel de Sainte- Marie-Magdeleine, près Tentrée du chœur , est obligé de se trouver k toutes les heures. Le chapelain de Sainte-Catherine proche Taulel de Saint-Sébastien , est obligé d'assister h toutes les heures , avec les tortriers. Le chapelain des SS.-Lazare , Marie--Magdeleine et Marthe, à toutes les heures. Le chapelain de Sainte-Catherin^du-Revestiaire, est obligé de préparer tout ce qu'il faut pour l'entretien de la lampe devant le revestiaire » etc. Le marguillier, clerc du trésorier, est obligé de sonner et préparer l'autel, allumer et éteindre les cierges, ouvrir et fermer les portes, etc. Les quatre chanoines de la Trinité sont obligés d'assister aux matines, etc.

5<^ Il est accordé que le Chapitre aura un seul officiai, qui exercera, au nom de la compagnie, la juridiction spirituelle dans un certain lieu déterminé, soit au Chapitre ou en la maison claustrale du Chapitre, située devant le portail neuf, en laquelle le bailli de la temporalité du Chapitre tient son siège auprès du cimetière des clercs du chœur (i). Lequel officiai pourra connoitre des causes qui regardent la juridiction spirituelle, et se transporter tant par lui que par autres, aux maisons situées dans les limites de sa juridiction, pour informer, enquérir et faire semblables choses, sans lesquelles la juridiction ne se peut commodément exercer. Et cependant, la cause principale ne se pourra décider autre part que dans ledit Chapitre ou maison, sans qu'il soit besoin de multiplier les officiers. Le Chapitre pourra pareillement connoitre et déterminer capitulairement des causes commencées ou non commencées devant ledif officiai, ou bien les lui renvoyer.

4® Le Chapitre aura juridiction spirituelle dans les maisons claustrales, tant acquises qu'à acquérir, dans les limites néanmoins du cloitre; mais à l'égard des externes ou forains qui viendront à délinquer dans icelles maisons, l'évèque aura sur eux toute juridiction, autant que les bornes de sa justice peuvent s'étendre.

5® Le Chapitre n'aura point juridiction sur les familiers et officiers de Pévéque, lorsqu'ils ne seront ni chanoines, ni tortriers. ni du

(1) Ce cimetière cloit au midi du chœur, | proche la chapeUe de Saint-Michel.

28 MICHEL DE CREMBT ,

1890 il 1409. nombre des six ministres ci-dessus déclarés. Si ces familiers étoient chanoines on torlriers, ou du nombre des six dont il a été parlé, et qu'ils vinssent à manquer h leur office, le seigneur évéque pourra les punir et corriger selon l'exigence des cas , sans néanmoins les détenir ou emprisonner. Aura aussi le Chapitre puissance sur les vingt-huit obligés au service divin, en ce qui regarde ledit office seulement, si tant est qu'ils soient familiers ou officiers de l'évéque.

6^ S'il arrive que les familiers et ministres, ci-devant nommés, appellent du doyen et Chapitre, l'appellation ne relèvera pas devant l'évéque, non plus que celle des 28 bénéficiers, dans les causes qui concernent l'office divin auquel ils sont obligés par la fondation de leur bénéûce.

1^ L'official de l'évéque et l'official du Chapitre se donneront mutuellement des lettres, soit pour entendre les témoins ou faire autres choses quand besoin sera, aux dépens néanmoins des parties.

8^ Par cet accord , les parties n'acquièrent rien de nouveau et ne perdent rien.

9® La juridiction spirituelle, dans les maisons canoniales et claustrales, est ici entendue comme dans la charte de l'évéque Jean.

lO^* Le Chapitre pourra faire publier, a l'aigle du chœur, les sentences et autres mandements, comme aussi citer et excommunier les témoins, ainsi que l'évéque.

ll^* L'évéque donnera à l'avenir des dimissoires, conjointement avec le Chapitre, aux chanoines de l'église d'Auxerre et tortriers pour recevoir les ordres.

12<> Sur ce que l'évéque avoit formé ses plaintes en nouvelleté de ce que le Chapilre avoit prié le bailli d'Auxerre d'ajourner certains témoins pour déposer la vérité en des causes pendantes pardevant eux, a été accordé que la plainte demeurera comme non faite sans préjudice des parlies.

15^ Le bailli de l'évéque et celui du Chapitre, informeront et termineront le différend qui étoit entre l'évéque et les chanoines, touchant la succession des habitants des Bordes qui avoient du bien, tant audit lieu des Bordes, où l'évéque a le droit de main-morle , qu'à Monéleau qui esl de la jurididion temporelle du Chapilre.

QUATRE-VINGT-TROISIÈME ÉVÉQUE d'aUXERRE. 29

i4* Sur ce que le Chapitre préteDdoit jouir de la succession de Robert Roussel, curé de Beauvoir, mort sans héritiers, k cause que la seigneurie de ce lieu lui appartient, Tévêque la prétendant aussi, attendu la qualité de curé du défunt, son sujet, a été accordé que le testament de ce curé sera suivi, ses dettes payées, et le reste de la succession employé k la réfection du presbytère , sans préjudice des parties.

i5^ Le trésorier fournira les parements et tapisseries du trésor pour le synode, et les bâtonniers auront soin de les tendre.

46° Touchant la clôture de la porte de la maison épiscopale, qui regarde sur le grand autel de l'église (a), a été accordé que l'évéque étant k la cité d'Auxerre , cette porte ne sera point fermée , ni de jour, ni de nuit. Mais Tévèque étant hors de la ville, elle sera fermée, la nuit, du côté de l'église, et ouverte depuis le second coup de matines jusqu'k ce que le service du matin soit fait, et depuis nones jusqu'k la fin de TotEce.

47° Pour ce qui est de la basse porte, par laquelle on va de la maison épiscopale aux grottes de l'église, elle sera murée, et sera faite une ouverture dans un autre endroit, par où l'évéque puisse entrer de sa maison épiscopale en la chapelle de la Trinité qui est dans ces grottes, tant de jour que de nuit, quand il sera k la ville; mais pendant son absence de la ville, celte porte sera continuellement fermée du côté de Téglise.

48° Le Chapitre donnera un état des héritages qu'il a k Âppoigny, tant d'ancienne que de nouvelle acquisition, et les deux baillis de Tévéque et du Chapitre jugeront s'il y a quelque chose qui doive dime k l'évéque.

49° D'autant qu'un nommé Jacques de Lorme ayant été trouvé

(a) La porte dont il est fait mention dans ce paragraphe , était placée dans le bas-côté nord du sanctuaire. On en voit encore la place murée. Elle communiquai^ par un passage, dans le palais épiscopal. Les changements opérés, en 1837, dans la préfecture, Tont fait supprimer ; et les panneaux de cette porte, qui datent du temps de l'évéque J. Baillet, forment Vornement de la porte principale de l'hôtel.

50 MICHEL DE GRENEY ,

mort en l'église d'Auxerre , le bailli du Chapitre a visité le cadavre , il a été dit qu'en pareil cas Févêque pourra faire la même chose.

20^ Et sur .ce que plusieurs chanoines, assemblés au Chapitre le jour de la Fête des Fous, y avoient créé, et nommé des officiers qui avoient expédié certaines lettres; ce qui avoit obligé Tévéque d'intenter procès contre ces chanoines en cour séculière, d'où ils auroient interjeté appel à la cour ecclésiastique de Sens , a été accordé que le tout seroit réputé comme non avenu, sans préjudice des parties.

21^ Pour ce qui est des sceaux de la cour épiscopale d'Auxerre, a élé accordé, que le corps du Chapitre ne payera jamais rien pour lesdits sceaux, et que les chanoines, chacun en particulier, les tortriers et autres bénéficiers auront le même privilège pour les ordres. En autre chose , Tévêque , qui est de présent , et ses successeurs en feront comme ils aviseront bon être.

22^ Les procès commencés contre les chanoines-curés, en ce qui regarde le soin des âmes, réduit à néant, sans préjudice des parties (1).

Il fut dit, à la fin de ce traité, que s'il arrivoit quelque difficulté pour l'interprétation des articles, on auroit recours à Hugues Blanchet, trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris, maître Jean d'Arcy , et Guillaume de Villars, conseiller du roi, et maître Silvestre Baudry. Tous étoient alors présents , venoienl d'assister à l'entrée solennelle de Michel de Creney , avec Jean Gharreton , archidiacre de Rivière en l'église de Soissons ; Jean Daguy, chantre de Tournai ; Jean Blanchet et Jean MoreU chanoine de Sens, lesquels sont aussi nommés témoins de cet accord fait le 9 juin 4401.

Cette grande affaire fut terminée sans qu'on y fit mention d'abolir la Fête des Fous. Ceux qui ont cru que l'article vingtième de ce concordat la proscrivoit se sont trompés. Outre qu'il n'y «st point

(1) Il y a<iaelqaes indices, que TéTôque avoit demandé qu'il y eût deux prébendes anien à la mense épiscopale, et qu'il aroit accordé d>tt noir une à la fabrique, ou pour l'entretien des enfants de chœur. Mais on

croit que cela ne fut point arrêté et que TarcheTéque de Sens, de la confirmation duquel on aroit besoin, n'y consentit point. Ex cartul. Capi/., et regitiris.

QUATRE-YlNGT-TROISlàllE ÉVAqUS D AUXERRB. 5i

parlé da fond de la fête , mais seulement de Texcès de ceux qui y eréoient capitolairement des officiers, on la vit encore subsister à Auxerre, durant tout Tépiscopat de Michel dé Creney, malgré le sermon prêché contre cet usage, Fan 1401, par l'abbé de (1) Pontigny (2) , et nonobstant la parole donnée à Tévéque de faire en sorte qu'il n'en restât aucun vestige. Tout ce qu'on put obtenir alors, fut d en retrancher les choses les plus criantes et les plus grossières. Il est assez probable que ce fut Fobstination de certains chanoines en faveur de cette fête abusive, qui obligea le prélat à attaquer de nouveau la juridiction du Chapitre en 1406; mais cette seconde attaque n'eut point de suite.

Michel de Creney marqua aussi une grande attention pour la sanctification des fêtes. Informé des profanations qui s'y commeltoient, il en retrancha un grand nombre au rapport de Nicolas de Clamenges, qui le qualifie , après sa mort, d'évêque de êaifUe mémoire (3). Ce qui arriva à l'abbaye de Regny , fait juger que ce prélat entreprit la visite du diocèse peu de temps après son arrivée dans le pays. Il exigea, en 1402, des religieux de ce monastère, qu'il y fût nourri, lui et les siens, en passant dans ces quartiers-là, et même il usa de violence pour maintenir ce droit, s'il en faut croire la collection des statuts de l'Ordre de Ctteaux. Mais la violence ne consista apparemment qu'en sommations qui firent naître un procès (a). Tous les abbés et abbesses de l'ordre, situés dans les diocèses d'Âuxerre et de Sens, furent taxés pour aider à cette occasion l'abbaye de Regny (4)^ et Tabbé de Poniigny fut commis par le Chapitre général pour faire cette levée ; l'évêque se conduisit plus doucement envers l'abbaye de Saint- Marien-lez-Auxerre. Donnant la bénédiction abbatiale k Richard Colas

(1) n aToii été eommift prot^etenr de U j (2) Begist. Capit. 2 déc UiO. juridictkm spiritaélle du Chapitre par le I (S) Lib. de fesliv. novis non inttii, putemcnU — Voy- ci-demis. I (4) Tkes. aneedot.y t. ir, p. 1540.

(a) n est dit dans une assignation donnée anx moines qu'ils injurièrent Tévéque et sa compagnie, quand il se présenta à la porte du monastère (F. Reigny).

52 MICHEL DE CRENEY,

1890 a 1400. ^^^ '^ ^^ ^^ '^ même année i402, il lui fit prononcer celte formule cl*obéissance : < Ego frater Richardus humilis abbas S. Mariani Âulis-

> siodor. Ordinis Premonstratensis , reverendo in Christo palri in » Domino , D. Michaëli divinà permissione Autissiodorensi episcopo

> suisque successoribus atque matri ecclesiae Autissiodorensi debitam » subjectionem y obedientiam, et reverentiam secundum instituta )> sanctorum Patrum ore promitto et manu confirmo. j> Il la fit signer par cet abbé, la disant tirée des anciens livres de Féglise d'Auxerre. Mais it donna acte, le 2 avril avant Pâques, comme il n'entendoit point acquérir de nouveau droit sur ce monastère ni préjudicier à TOrdre (1).

Les ermites de Saint-Augustin surent gagner la bienveillance de Michel de Greney. Il se joignit \k Jean Agelard, religieux de cet ordre, pour demander au roi une croix de vermeil doré, d'un pied et demi de haut, garnie de pierreries, dans laquelle étoit renfermée une portion de la vraie croix; te prince fit présent de cette croix, l'an 4401, à frère Jean de Saens, maiire en théologie, pour le couvent d'Amiens (2); aussi les armoiries de Michel de Grenej furent-elles mises sur le pied de cette croix avec une inscription latine qui marque le fait. C'est peut-être par reconnoissance que frère Jacques le Grand, religieux du même institut , lui dédia un livre de morale intitulé Sophologium, qui fut imprimé à Paris dès le commencement de l'usage des caractères. Get auteur nous apprend que Michel de Greney conserva longtemps, depuis son entrée h Auxerre , le titre de confesseur du roi ; et quand nous n'aurions pas ce témoignage, la quittance qu'il donna de quatorze livres reçues pour cause de cet office à un maitre de la chambre des deniers royaux , le 5 janvier 1407, suffiroit pour le prouver (5).

Peu de temps après avoir achevé la visite de son diocèse, il reprit son ancien genre de vie, et pour ce qui concernoit l'utilité, soit de son clergé , soit de son peuple, il le fit à Paris, ob il s'en déchargea sur un vicaire général. Sur les dernières années de sa vie, le i5 janvier 1406, il obtint un arrêt du parlement qui regarde l'usage de l'absolution des censures. Il y est«ordonné, k l'occasion d'une bai*

i\) Tabul. s . Nariani. I d^Àmiens.

(2) Lettre de M. Vilman . chanoine | (5) Portefeuilles de Gaigniéres.

QUATRE-VINOT-TROISIÈMB ÉVÉQOE d'âUXERRE. 55

terie arrivée entre des ecclésiastiques (i) , que quiconque auroit été ^^^^ ,^^ interdit ou excommunié pour des violences faites k des gens d'église, ne seroit relevé de Texcommunication que par Tévéque. Les registres du parlement font foi qu'il y assista quelquefois en 1405 et 1407 (2). Il y étoit encore en 1408 , le 19 février, lorsque Jean Périer, chanoine de Chartres, avocat du roi , parla contre les lettres que le cardinal de Pîse , légat en France, avoit écrites en cour de Rome au déshonneur du roi (5), et quand ce cardinal fit ses excuses en latin. II assista aussi quelquefois au conseil du roi ; il en reste une preuve dans celui qui fut tenu le 26 décembre 1407, où Charles VI ordonna que les fils aînés de rois seroient appelés rois (4) , et qu'ils se gouvemeroient par Tavis des reines, de leurs plus proches parents, du connétable et du chancelier. Au commencement du xv« siècle, on le trouve dans la célèbre conférence tenue à Paris, où se fit un décret contre ceux qui, pendant le schisme causé par l'élection de deux papes, improuveroient la voie de cession ou celle de la soustraction de Tobéissance (S). En 4409, il assista par procureur au Concile de Pise. Sébastien Rouillard nous apprend, dans son Histoire de Meluu, que Charles VI donna commission k notre évéque, avec Pierre d'Ailly, grand aumônier, de dresser des statuts pour les chanoines de Notre-Dame de Melun. Alors Michel de Creney résidoit a Paris et n'avoit pas fait, k Âuxerre , son entrée solennelle. Entre les savants qu'il fit chanoines de son église, fut Renaud de Fontaines, ami intime de Nicolas de Clamenges ; sur les avis de celui-ci (6j, Renaud fut fait préférablement a des concurrents, curé de Varzy ; il parvint enfin k Tévêché de Soissons. Le reste de sa notice se voit dans l'Histoire de l'Université de Paris.

Michel de Creney n'oublia point ceux qui portoient son nom. On trouve, dans les registres du Chapitre, en 1400, la réception de Guillaume de Creney , chanoine de Troyes, k la prébende de défunt Guillaume Mouton : on croit qu'il étoit frère de l'évêque. Il y a aussi.

(f ) Mémoire de G. Viole. (5) Preuves de libertés de VÈgU GâU.

(î) Au 12 nov., jour de la rentrée. ! P- 571 .

(3) G. Tiole. (6) Bpùt, Ctameng.

(A) Minorité des Rois.

Il 5

54 MICHBL DE CRENEY,

1390 h 1409. ^^^^ ^^ nécrologe de la collégiale de Notre-Dame-de-la-Cilé, un Michel de Creney , chanoine de cette église, dont Renaud de Fontaines intima au Chapitre de la cathédrale les lettres expectatives du pape, le 15 avril 1412; dans sa réception k un canonicat, le 11 novembre 1415, il est qualifié maltre-ès-arts et bachelier en théologie; il mourut chanoine d'Auxerre en 1457 ; ce dernier pouvoit être neveu de notre évéque (1). Quinze jours avant sa mort, il avoit conféré une > autre prébende de la cathédrale à Pierre de Creney, docteur de Paris , sur lequel je n'ai pu rien savoir davantage (2).

Le treizième d'octobre, Michel de Creney décéda k Paris, dans l'hdtel des évéques d'Âuxerre, et fut inhumé chez les Chartreux, près le grand autel du côté du septentrion, à l'endroit où on lit encore, sur une tombe de marbre tirant sur le noir, cette inscription : a Hic jacet Michael de Creneyo, oriundus Trecis, episcopus quondam > Âutissiodor. et Caroli YI , régis Francorum confesser ; qui obii^ » Parisiis, in domo sua, XIII mensis octobris anno Domini M. CCCC. » IX. Anima ejus requiescat in pace. » Par testament (5) il légua à Téglise d'Auxerre, pour son anniversaire, cinq cents écus d'or, et tous ses ornements pontificaux , outre quatre chapes avec la dalmatique du diacre et la tunique du sous-diacre, le tout d'une étoffe parsemée d'un parc avec une biche dedans. Le mercredi 5 mars suivant, Renaud de Fontaines, Tun des exécuteurs testamentaires, présenta aux chanoines assemblés ce que l'évéque leur avoit laissé ; il y ajouta de plus un épistolier et un évangelier provenant de la bibliothèque du défunt. Jean Charton, archidiacre dans l'église de Soissons, le principal d'entre les exécuteurs, s'acquitta, pour Michel de Creney, de certains devoirs qu'il n'avoit pas rendus de son vivant envers l'église de Sens ; il offrit , à cette métropolitaine, une chape sur laquelle étoient les armoiries de l'évéque, une aube, un amîct, une étole, et la somme de quatre livres en argent; excusa le

(t) Ce pouvoit être le même Michel de Greneyqui, en qualité de trésorier de Saint- Frambauld de Senlis, paya, en 1407, vingt livres à Oudard, abbé de Saint-Vincent de la même ville. Ex hUt ms S. Vinc. Silvan.

in bibl. 5. Genov. Paris.

(2) JR^f. Capit. dieb, not. et 4 fior.

(3) Regitt, Capit. 27 fébr. 14,10.

QUATRE-YINGT-TBOISIÈME ÉVÊQUE d'aUXERRE. 35

défunt de n'avoir pas prêté le serment accoutumé, sur ce qu'il avoit ^^ ^ ^^^^^ été continuellement occupé auprès du roi (i). Les exécuteurs testamentaires délivrèrent au Chapitre de Notre-Dame-de-la-Ciié, soixante écus d*or (2) ; sur quoi les chanoines statuèrent de distribuer chaque année, à son anniversaire, une somme de quatre livres , ce qui étoit alors assez considérable.

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