‹ Mémoires, contes et autres œuvresChapitre 58 sur 64 · APOLLON ET, LES NEUF MUSES · texte numérisé non relu

APOLLON ET, LES NEUF MUSES

Le brillant Apollon, l'œil et Pâme du monde, De toutes les clartés est la source féconde ; La noble Calliope en ses vers sérieux Célèbre les héros, chante les demi-dieux ; De la sage Clio la main trace l'histoire, Et du temps qui s'enfuit conserve la mémoire ; L'amoureuse Érato d'un plus simple discours Conte des jeunes gens les diverses amours ; L'agréable^Thalie instruit, plaît et folâtre, Et de cent mots plaisants réjouit le théâtre ; Le grave Melpomène en la scène fait voir Des rois qui de la mort éprouventle pouvoir ; L'agile Terpsichere aime surtout la danse, Et se plaît d'en régler les pas et la cadence ; Euterpe la champêtre à l'ombre des ormeaux Fait retentir les bois de ses doux chalumeaux ; La docte Polymnie, en l'ardeur qui l'inspire, Sur mille tons divers fait résonner sa lyre, Et la sage Uranie élève jusqu'aux cieux De ses chants immortels le vol audacieux.

SSR

l'amour et l'amitié. 349

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