‹ Mémoires d'anthropologie (volume 2)Chapitre 9 sur 69 · L ORDRE DES PRIMATES, — STERNUM ET THORAX · texte numérisé non relu

L ORDRE DES PRIMATES, — STERNUM ET THORAX

simple ou double de points d'ossification qui représentent les sternèbres, mais qui affectent rarement une disposition régulière, et qui pour la plupart se fusionnent les uns avec les autres. Seule, la sternèbre supérieure, qui supporte la première côte, reste distincte, et constitue une pièce supérieure appelée poignée ou manche du sternum. Les six autres sternèbres se soudent avec une seconde pièce qu'on appelle le corps du sternum, et qui supporte les dernières côtes sternales. Le sternum humain se compose donc seulement de deux pièces distinctes ; une troisième pièce terminale, cartilagineuse, connue sous le nom à' appendice xiphoïde, complète l'appareil sternal. Chez les anthropoïdes, le nombre des pièces définitives du sternum est toujours inférieur au nombre des sternèbres primitives, mais il est assez variable. La première pièce, le manche du sternum, est constante chez eux, comme d'ailleurs chez tous les mammifères pourvus de clavicules. Il en est de même de la pièce terminale^ ou appendice xiphoïde. Ce qui varie, c'est le degré de fusion ou d'isolement des six dernières sternèbres. Le type humain ne s'observe que chez les gibbons ; leur sternum osseux ne se compose que de deux pièces que Ton peut appeler, comme chez l'homme, le manche et le corps ;en y ajoutant l'appendice xiphoïde cela fait trois pièces. Le nombre des pièces définitives s'accroît chez l'orang, le gorille et le chimpanzé. C'est seulement chez les pithéciens qu'il devient égal au nombre des sternèbres [\). C'est ce que montre le petit tableau suivant :

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