W8 XVI. NOTES SI H DIVERS MONUMENTS
rait d'être soumise, dans son ensemble, à un nouvel examen ; c'est là un travail que je suis loin de vouloir entreprendre. Du moins, à l'appui de ces observations du docte antiquaire sur la nécessité d'admettre quelques exceptions aux règles les mieux établies en matière d'épigraphie, qu'il me soit permis d ajouter ici un exemple nouveau. Je remprunte, sur l'indication de M. Noôl des Vergers, à l'un des derniers mémoires publiés par le comte Borghesi \
Dans le mémoire intitulé : Intorno a due iscrizioni di Oltuvia figliuola di Césure Augustoy mrntemente scoperte in Ronta, mémoire adressé à Salvatore Betti, le comte Borghesi a prouvé qu'on avait tort d'attribuer à Octave toutes les inscriptions qui portent CAESAH AVGVSTVS sans qu'un autre nom puisse déterminer quel est l'empereur dont il s'agit.
Bien que. dans le plus grand nombre do cas. les empereurs romains soient désignés seulement par le titre d'Auguste, AVGVSTI Lihertus, AVGVSTl Fttia, etc., on trouve quelques exemples d'inscriptions dans lesquelles le titre de CAESARIS. AVGVSTl. Libcrius ou FiVm s'applique, non pas à l'empereur Auguste, mais à quelqu'un de ses successeurs.
Entre autres exemples, M. Borghesi cite celui de l'inscription de Muratori, p. 918, n° 4 :
VALERIA IIILARIA NVTRIX ÔCTAVIAE CAESARIS. AVGVSTl HIC REQVIKSCIT.CVM Tl CLAVOIO FKVCTO.VIRO SVO.CARISSIMO TI.CLAVDIVS PRIMVS ET.TI CLAVDIVS BENEMERENTIBVS FECERVfiT
Muratori avait à tort voulu sous-entendre CAESARIS AV- GVSTl snroris, et Orelli, n* 651, n'avait pas été plus heureux
» Giornale Arcadico, t. XLIX, p. 230-438.
D KPIGRAPHIK LATINE. 39H
en y substituant filiœ. Un nom d'homme au génitif, lorsqu'il suit un nom de femme sans que rien lo détermine autrement, ne peut être que le nom du mari. Il s'agit ici dOctavie, femme de Néron, issue du mariage de Claude avec Messaline. Dorénavant il faut donc reconnaître que les inscriptions où les mots de César Auguste n'ont pas de complément, doivent être examinées avec soin avant de décider si ces deux appellations doivent ôtre considérées comme le nom propre du premier empereur romain ou comme le titre de la puissance suprême.
P. S. — Depuis que sont écrites ces observations sur le monument de C. Julius llyginus, et sans les avoir connues, M. G. Henzen, dans sa noie supplémentaire au Recueil d'Orelli. n° 1682 (1856), a restitué, d'après Féa, la dédicace consulaire si longtemps omise par les éditeurs. A mon tour, je reçois trop lard, pour en user dans la révision des notes précédentes, le pre mier volume, rédigé par M. Th. Bfumrnsen, du Corpus inscriptionum Vitinarum que publie l'Académie royale do Berlin et auquel se rattache le Recoeilde M. Ritschl (voir plus haut, p.285j, plusieurs fois cité dans les pages ci-dessus. Je profilerai au moins de l'espace libre qui me reste ici pour indiquer les numéros sous lesquels te retrouvent, daus ce volume, les inscriptions archaïques dont je viens de m'occuper :
Page 352 : bospbs rbsistb, etc., Corpus, n° 1027.
— 352 : siïx.atji.iv*.ii. r, etc., Corpus, n«549.
— 368: c .p.p.treboniortb, etc., Corpus, n° 1091 .
— 3C9 : ego sv« l.lvtativs, etc., Corpus, n° 1065.
— 370 : p.b.salobiei, elc., Corpus, n« 1166.
— 372 : cb.ch.ch.skptvmieis, elc , Corpus, n« 1087.
— 374 : p.t.sbi.herkshiew, etc., Corpus, n° 1169.
— 374: m.p.vkrtyleieis, etc., Corpus, n° 1175.
— 577 : . . .ivs.sEa.f .galba, etc.. Corpus, n° 570.
— 383 : t.FABRicivs, etc., Corpus, n° 600.
— 384: c.otiMTivs.c r., etc., Corpus, n° 1247.
— 585 : B.p.nosciKis, etc , Corpus, n° 1481 .
— 388 : crucums, etc., Corpus, n» 62.