‹ Mémoires d'ophtalmoscopie (volume 2)Chapitre 2 sur 3 · CHORIO-RÉTINITE SPÉCIFIQUE AIGUË · texte numérisé non relu

CHORIO-RÉTINITE SPÉCIFIQUE AIGUË

L’image de la chorio-rétinite spécifique aiguë est trop bien connue, surtout depuis le travail classique de Fœrster, pour que nous ayons à y insister. Ici le diagnostic s’établit aisément grâce à la

présence dans le corps vitré de ljns flocons en pointillé, en poussière, et à l’existence d’un voile causé par la perte de transparence de la rétine occupant le pourtour de la papille ou se concentrant parfois aussi sur la région de la macula. A part cela, aucune autre altéralion ne peut être saisie dans le fond de l’œil , sinon un état de réplétion plus ou moins marqué du côté des veines (voy. les pl. 1, III, Vil, IX, XI). De l’intensité du trouble rétinien, capable parfois de masquer presque complètement les limites de la papille et de confondre celle-ci avec les parties voisines, il n’y a aucune conclusion à tirer sur la marche ultérieure de l’affection. A cette période elle est toujours susceptible de se dissiper en laissant les membranes profondes sensiblement intactes. En outre, sila choriorétinite ne doit pas rétrograder, rien non plus ne peut faire prévoir quelle tournure particulière prendra l’affection et quelles lésions se montreront plus spécialement lorsqu’elle entrera dans la phase chronique.

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