‹ Mémoires d'outre-tombe, Volume 3Chapitre 13 sur 40 · BRIENT DE CHATEAUBRIAND , X\* AÏEUL PATERNEL · texte numérisé non relu

BRIENT DE CHATEAUBRIAND , X\* AÏEUL PATERNEL

Acte daté de Fan de Tlncarnation ^251, contenant traité de paix et accord entre Thebaud, seigneur de Rochefort, et Bouabez, son frère, Olivier, seigneur de Tinteniac, et les leurs, d^une part ; et monseigneur Joffroy de Chaste!brient et Brient, son fils, et les leurs, d^autre part, par lequel ledit seigneur de Rochefort reconnaît que Jebanne, la fille de monseigneur Âllain de Beaufort, est femme de Brient de Chasteibrient et la lui rend, et Joffroy de Chash telbrient promet sa fille Marguerite en mariage à Guillaume, fils dudit Thebaud; Thebaud, de son côté, se reconnaît et ses hoirs obligés à défendre et garder le Chasteibrient à ycelui Jofiroy et ses hoirs quand ils en auront métier

et le requerront. Ledit acte scellé sur cire rouge aux armes de Rochefort.

Lettres lor losunee, 128».

Lettres données en novembre 1285 par Brient de Chateaubriand, chevalier, seigneur de Beaufort, au sujet d'une instance en la cour de Beaufort, à Dinan, entre Geoffroy de Montfort et Geffrey Saligot. Lesdites lettres scellées de trois sceaux.

HIftoIre Kénéaloçfqoe de Bretagne , par Dupât; maison de Ghateanlirland , pages is et 17.

Article de Geoffroy, quatrième du nom, ba-r ron de Chateaubriand, et autres. Dupas s'exprime ainsi :

€ Il est le seul entre les barons de Château- € briand duquel j'aie vu le testament scellé de « dix-huit sceaux (en date du samedi avant la « Nativité de Notre-Dame, 1262), écrit en latin « sur vélin qui se commence : Ego Gaiiffredus, « dominus Càstribrienti, miles, par lequel, etc..

130 V . HÉMOIRES D'bUTAE-TOMBE.

«veut et ordonne que Guillotte, sa fille, ait m 50 livres et deux charretées de vin lors- « qu^elIe sera retournée à son mari, et que « Brietit de Chateaubriand, son fils chevalier, * jouisse du revenu de deux forges, Tune étant « -en la forêt'du Tillay, Taulré en celle de Juî- « gnéj pour les dépenses du travail qu^il ferait « aura à Texécution de son testament, jusqu^à « ce qu'il soit paj^failement accompli; donne à « Alain de Beaùfort, chevalier, la moitié de ce « que celui-ci lui devait ; fonde une chapellenie <c'au prieuré de la Trinité, pour prier Dieu pour « le remède de l'âme de sa première femme « Sibylle; choisit pour exécuteurs de sondil tes-" « tsiment les évéques de' Rennes et de Nantes; (c Gérard Chabot, seigneur de Rais ; Olivier, « seigneur de Clisson ; Brient de Château-^ « briand^ sonfds; Raoul Dumas, Gohier de <c Champeigne et Philippe de La Motte, cheva- « liers; les prieurs de Berée et de Meilleraye, ff et des frères-précheurs de Nantes; Jean de « Sillé, prêtre; Âumur de Thouars, sa seconde

HËMOtaES D'OUTBE-TOMBE. 131

«femme; le commandeur d^Âquitaine, ou « quatre d'yceux. » •

ÙhêtTtmtîpÊM.

Des pièces ci-dessu|j énoncées il résulte que le présenté descend en ligneJirecte de Christophe de Chateaubriand, maintenu d^ ancienne extraction noble et dans la qualité de cheva' lier^ par arrêt rendu en 1 669 par la chambre établie pour la>éfprmàtron de la noblesse en Bretagne (voyez cet arrêt au degré de Christophe, quarlaïeul);quece Christophe, d'après les lettres énoncées dans cet arrêt et au présent Mémorial, était petit-fils deBriandde Chateaubriand -Beau fort , fils puîné de François de Chateaubriand , sire de Beaufort , du Plessis- Bertrand et d'Oranges , et que ledit François, qui vivait en 1532, était (comme le prouve une • suite non interrompue de titres) originairement issu de Brient, fils puîné de<îeoffroy, XI* baron de Chateaubriand^ lequel Brieht épousa, vers Tannée 1251, Jehanne de Beaufort^ et ftit tige

de la branche cadette de Chateaubriand-Beaufort, qui a subsisté pendant quatre siècles.

Quant à la branche ainée de celte noiaison à laquelle le présenté a prouvé son attache par Brient, fils aîné, de Geoffroy, XI* baron de Chateaubriand , il Remploiera que les témoignages des historiens de Bretagne les plus accrédités, savoir : le père Dupas, déjà cité, qui a donné, dans le seizième siècle , les généalogies des principales maisons de Bretagne; dom Mo^ rice, également cité , qui a donné Fhistoire de cette province, suivie de la collection de ses chartes; dom Lobineau, d^Ârgentré, Toussaint de Saint-Luc, Le Borgne , et autres historiens et auteurs bretons. Toutes les citations sont exactes, tous les faits fondés sur les titres et les autorités lespluS graves. Messieurs les commissaires des preuves du présenté pourront très-facilement le vérifier.

GEOFFROY DE'CHi^TEÂUBRIAND; XVl' AIECL PATERNEL.

On a vu par les lettres énoncées et les témoi-

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gnages des auteurs invoqués sous le degré de Brient de Chateaubriand , quinzième aïeul du présenté, que celui-ci était fils de Geoflroy de Chateaubriand, onzième baron de ce nom. Voici ce que les historiens de Èretagne rapportent de Geoffroy de Chateaubriand.

Dopas, Histoire généalogique de Brelagne ; pages 15, M, 17 et 19»

Don .Morlce, tome l de i*Hl%tolre, 171-74^-87, et tome I de» Frenvety coloone Wtf .

Le Borgne, dans TArmorlal Breton.

Geoffroy, quatrième du nom, fils d^un autre Geoffroy, fils de Brient, quatrième du nom, fut onzième baron de Chateaubriand. Il fut donné pour caution, avec André de Vitré , au roi de France par le duc de Bretagne, en 1238, et fit, en 4240, le même serment que le duc. Il suivit le roi saint Louis à la croisade, fpt fait prisonnier avec lui à la bataille de la Massoure, donnée le 3 février 1250, et obtint pour prix de sa valeur le droit de porter pour armes, ainsi que les descendants de sa maison% les fleurs de li$^

%U . MÉMOIREâ BOUTRE-VOMBB.

d^or sans nombre, comme étaient alors les armes de France. Cui etejus hœredibusy porte un v^etix cartulajre latin du prieure de Beréei sanctus Ludos^icus tumFrancorumreœ,prop-' ter ejus probitatem iti armis , flores lilii auri loço pomorum pini auri contulit. Cest depuiâf ce temps que la maison de Chateaubriand porte pour devise : Notre sang a teint la bannière de France.

Le même Geoffroy fonâa , au mois d'août 1 252, le prieuré ^de la Trinité de Chateaubriand, en actions de grâces au ciel des périls auxquels il avait échappé,* fil dix ans après son testament et mourut le 19 mars 1263.

Il avait épousé en secondes noces Aumur deThouarsv première fille «d'Agnès de Lavad,' . petite-fille de Geoffroy, dit lé Bel , comte tf Anjou, du Maine et Touraine, et de Mathildl) d^Angleterre , issue des souverains de ce royaume.

La branche aînée, continuée par Geoffroy Y, frère aîné de Briept, quinzième aïeul du pré*

sente) s^éteignît en la personne de Geoffroy, huiuème du nom , tué au siège de la Hochë- Dérîen, le 23 juin 1347, en tenant le parti de Charles de BloiscontreJehan.de Montfort. Les . principaux biens de cette maison, entre autres * la baronnie de Chateaubriand , qni donne encore aujourd'hui à son propriétaire le droit de présider Tordre de la noblesse aux États de Bretagne, passèrent , par le mariage dé Thérî- ' tière de Chateaubriand i dans la maison de Dî-. , nan, puis dans celle de Laval, et enfin dans celle de Bourbon- Condé, qui la possède aujourd'hui. Jean de Chateaubriand, fils puîné de Geoffroy V et neveu de Brient, quinzième aïeul du présenté, forma une branche sous le nom de Chateaubriand des Rochès-Bariteaux, qui s^est éteintedans le dernier siècle, et a fourni, Qqtre antres personnages illustres , un capitaine dé vénerie de France, un gouverneur de Fontenayle-Comte, des lieutenants-généraux de province, des lieutenants-généraux des armées du Roi, des jnestres de camp et des chevaliers de

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Tordre du Roi, avant rétablissement de Tordre du Saint-Esprit.

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