‹ Mémoires d'outre-tombe, Volume 3Chapitre 15 sur 40 · GEOFFROY DE CHATEAUBRIAND^ XYIIF AÏEUL PAT£R?1 EL · texte numérisé non relu

GEOFFROY DE CHATEAUBRIAND^ XYIIF AÏEUL PAT£R?1 EL

Bon Hurlée, tome l, IHIsioire, pages 117-25-32-%, et tome I, PreoTes, culoiioc 707, année 1185.

0, page If.

Don Morlccy tomel, Prenwcs, colonnes 77t, 834 et 797, tome'ldea Preii¥ea, colonne 1851.

Bnpas, pagea 21 et SS, article Aragon, et 128, ¥lcointcs de BInan.

Geoffroy, deuxième du nom^fils de Brient lY, fut neuvième baron de Chateaubriand. Il fut un des pairs du duché, à qui le duc Geoffroy envoya, en 1185, copie de son assise. Il assista aux Ëtats de Vannes,* Tan 1203, au rang des premiers seigneiirs du duché, donna, en 1199, des lettres pour le prieuré deBerée, reçut, en 1 1 99, des réco mpenses pour services militaires rendus au duc de Bretagne , et est mentionné dans un acte de 1204 et 1205 dans la montre des chevaliers bretons qui se présentèrent à Philippe-Auguste , roi de France , fonda le prieuré de Saint-Michel *de Chateaubriand, où il: fut inhumé,, et mit son sceau à une donation faite par Olivier de Chateau-Fromont. Il avait

IM MÉMOIKES DOimœ-TOBIBE.

un frère puîné nommé B rient ^ comme son père, qui épousa Jeanne, fille. d^ Alphonse i roi d^Âragon.

• BRIBNT DE (% ATEAUBRIAND , XIX* AÏEUL PATERNEL; . Hoi^as, pasc 8. Lekani, ckapttre XXX ««s karons «e ¥Uré,

Bnent, quatrième fils de Juhael, fut huitième baron de Chateaubriand et père de Geoffroy IL Les historiens se bornent à le mentionner dans la généalogie de la maison de Chateaubriand.

JUHAEL DE CHATEAUBRIAND^ XX* AÏEUL PATERNEL., IMnn Horlce^ Blatoire, «aie tt.

Juhael, fils, de Tehel, et septième baron de Chateaubriand, était présent en 1 127 à la récon** ciliation de Téglise dç Redou^ avec les principaux seigneurs du pays.

TEHEL DE GHATEAUBRIAtïD , XXI* AÏEUL PATERNEL. »af« 7. Lekani, WaMIre «et taroM «« idiré , eittpttre XXI .

Tehel, second fils de Brient, deuxième du'

HÉMOIEBÇ DOUTRE-f OMBE. 199

nom, succéda à son neveu Brient III Tan 1116, et fut sixième baron de Chateaubriand. Il fut le premier des vingt-quatre otagçs donnés par le duc Alain IV à André de Vitré pour garants de la paix conclue entre eux leS janvier 1107.

page ê, Dom Morice, tome I, PreiiTct, colonoc liSC. , page 6. Bom Morice, tome I, PreiiTes, pase 528. Itapas, pafc 7. Dom Morlcc, tome I/Prea¥e», colohneS».

Geoffroy, premier du nom, frère aîné de Tehel, fut troisième baron de Chateaubriand, confirma la donation faite par Brient II, son père, pour la fondation du prieuré de Berée, et mit son sceau, qui était un semé de pommes de pin sur un fond de gueules, à une autre donation faite à Marmoutiers par le seigneur de Combourg. Il eut pour fils :

1* Goscho , quatrième baron de Chateaubriand, mort sans enfants, lequel fit achever réglise du prieuré de Berée, et y fut enterré Tan 1114. Son épitaplîe porte :

140 MËIVIOIRES D'OUTBE-TOMBE.

Ingenio^ specie^ re, robore^ moribus^ orta Clarus^ formosus^ dives^ forlis et generosus Proconsul Goscho> proconsulîs alla propage, Sumptibas hanc aedem propriis fundavit» etc.

2^ Brîent, troisième du nom, cinquième baron de Chateaubriand par la mort de son frère Goscho^ fut tué pour la défense de sa patrie le 1". décembre 1116 dans la guerre contre Foulques, comte d^Ângers, et fut inhumé au prieuré de Berée avec celte épilaphe :

Egregius princeps Gaufredi principis hseres, Militiae splendor^ procerum decus, borror in bostes^ Perlulit ob patriam lelhalem Brientius ictuni, etc.

On a vu que Tehel^ oncle de Brîent, troisième du nom, lui succéda dans la baronnie de Chateaubriand, dont il fut le sixième titulaire.

BRIENT DE CHATEAUBRIAND; XXII« AÏEUL PATERNEL; t Bopas, paf e 5.

Brient, deuxième du nom, fils de Brîent r% et deuxième baroD de Chateaubriand ^ fonda le prieuré do Berée, près du château qui portait son nom. Il est le chef-lieu d'une ville de Bretagne nommée Chateaubriand, haud longe a Castrobrientii , dit Tacte de fondation, non loin du château de Brient^ ou, par élision, Chateaub rient. La charte de cette fondation fut souscrite par sa mère et Âdelende, sa femme. Telle est Torigine du non! des descendants de cette maison.

BRIENT, XXIIie AÏEUL PATERNEL.

Bopas, pave H, Rérormation de]la noblesse de Bretafnes

Brient I", seigneur baron du château de son nom, passa en Angleterre et se trouva à la bataille de Haslings le 14 novembre 1067, où il* signala sa valeur et rendit de grands services à

142 MËUOnUBS B'OUTBE-TOMBS.

Guillaume le Conquérant. Brient ^tait fils d^Eudon, comte dj3 Penthièvre, et d'Onguen de Cornouailleis. '

Pour établir cette filiation, ainsi que rorigine du nom de Chateaubriand, pris par les descendants de Brient, fils puîné d^Eudon*, comté de P^nlhièvre, et d'Onguen de Coriiouaîlles, on termine à la présente ligne directe par les réflexions suivantes , fondées sur Phistoire, et parliculièrementsur les constitutions de la province de Bretagne.

Observations. *

Le conseil national de Bretagne était eu partie composé dans Torigine d^un certain nombre de barons ou pairs de ce duché. Les terres que possédaient ceux-ci étaient, suivant tous les auteurs, des éclipses du domaine du souverain, et avaient formé des partages des cadets; aussi ont-elles donné, à ceux qui les ont acquis depuis Texiinction de la majeure partie de ces anciennes maisons, le^roitde présider Tordre

^ II&IIOI&BS D'OUrBE-TOliBlL 14S

de la noblesse dans rassemblée des Étatis.

Voici comme les divers historiens s^expriment àcetégaAl: ' ^

Hurlée, page SI, dit la Préfliee «n toM« U <cf PresTCft de riilfttolre de Bretasne.

D>Arf entré, paye n de llilstolre de Breiacne.

(( Les fiefs dont les barons étaient propriétai- < rès étaient, suivant nos plus habiles antiquai- « res, des éclipses des comtés primilifs et des « partages de cadets.

« Les puînés des comtés s^appelaient barons . « par diminution. Le titre de baron emportait « de vraie prééminence sur les autres nobles « aux délibérations, assises, étc.^ pour les'af-* « faires d'État, lis siégeaient comme collaté^ HL raux des princes, à cause du lieu d^où ils fc étaient descendus y et participaient de fait à là « souveraineté , car ils ' donnaient grâce en a leurs terres, et s^en trouvent encore plu- « sieurs données parmi leurs titres, chactes et « trésor, à Vitré et à Chateaubriand^ que f ai

« VU de Torigine susdite des barons. II résulte « qu^en vain on leur demandait leur titre de « création , ils n'en ont point ; mais ils ont <( mieu:!c que cela.: le sang, la race, la maison « et origine ancienne de prééminence sur tous « les autres nobles. De là trouve-t-on que Vi- « tré et Fougères sont apanages du comté de « Rennes, Chateaubriand de même. »

LoMneao, pafe 107 de U préfeee de eon Hbtoire de Bretaf ne.

« Le premier degré de noblesse, c^étaient les « comtes, le second les vicomtes et barons. »

ToosMlnt de Saint-Luc, tome I, page », des Mémoires sur le clergé et la noMesse de Breugne.

« Comme les enfants des premiers comtes « de Bretagne étaient princes du sang , ils « avaient aussi les premières places à la cour « du souverain. C'est ce qui a donné à leurs € terrés, comme, premiers apanages des prîn- « ces de Bretagne, la faculté de [conférer le

IfÉBIOIRfê D'OUTRE-TOMBE. 145

« droit de préséance aux Etats à ceux qui en « deviennent propriétaires. »

Eniîn les lettres patentes d'érection de trois nouvelles baronnies, en remplacement d'un même nonotbre d'anciennes réunies au domaine ducal, données par le duc Pierre à Vannes en 14.^1, ofifrent une nouvelle preuve de Tétat des neuf anciens barons ou pairs de Bretagne. Ces lettres patentes, enregistrées au Parlement, prouvent 1® qu'elles n'étaient accordées à ceux auxquels elles conféraient le titre de baron qu'en vertu, y est-il dit, de leurconsan* guinité bien prouvée avec le duc; 2* que ces rejetons de la maison ducale ne devaient pourtant siéger qu'après les anciens barons de l'assemblée nationale.

Dom Morlcr, blstolrc de Bretagne, tome I, page 117.

Ces anciens barons, à l'époque de la fameuse assise du duc Geoffroy, en l'année 11 85, étaient, suivant les copies qui en restent, les seigneurs de Tre'guicr, de Porhoct, de Rohan, de l-éoa>

Page 1