RÉPCWSE DE M. DE MORNY
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268 IIEIfOIRES
LE PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DE l'iNTÉRIBUR.] \ < Jeudi, 4 décembie.
» Les barricades prennent de grosses proportions dans le quartier Saint-Denis. Des maisons sont déjà occupées par l'émeute. On tire des fenêtres. Les barricades vont jusqu'au deuxième étage. Nous n'avons encore rien eu d'aussi sérieux. »
LB PRÉFET DE POLICE AU HimSTRB DE l'iNTÉRIEUR. « Jeadi, 4 décembre.
D Je suis rassuré pour le quart d'heure : l'énoeute de la rue Saint-Martin est écrasée ; mais je ne le suis pas pour la préfecture de police^ sur laquelle se replieront les insurgés après la défaite. »
LE PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DE l'iNTÈRIEUR. c Jeudi, 4 décembre.
« Ne considérez point la lutte comme terminée : elle va recommencer ce soir. Ne faites donc point rentrer vos troupes dans les casernes. La leçon a été sévère. 11 faut que ce soit la fin et ne plus laisser reprendre Toffensive. Je persiste à demander des secours. »
LE PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DE l'iNTÉRIEUR.
« Jeudi, 4 décembre, 5 heures et demie.
» Ne croyez pas la lutte terminée : elle recommence au faubourg Saint-Antoine.
que Ton ait fait retirer les troupes... 11 y aurait imprudence à le faire.
» Les émeutiers prennent et donnent courage en disant que les chemins de fér voot leur am^ier des renforts. »
LB PRÉFET DE POLICE AU MINISTRE DE l'iNTÉRIEUR.
c 6 heares 90 minutes du matin.
» Je désiremis beaucoup avoir votre avis au sujet d'une perquisition à faire chez M. Foucher, conseiller à la cour de cassation, où paraît être caché M. Victor Hugo. »