‹ Mémoires d'un imbécile: écrits par lui-mêmeChapitre 12 sur 98 · TOUT VA MIEUX · texte numérisé non relu

TOUT VA MIEUX

L'année suivante fut la meilleure que j'aie eue au collège. On commença de nous y enseigner quelques éléments de physique, et je pris goût à cet enseignement, h tel point qu'à la fin de l'année, j'obtins un second prix.

Si, de ce côté, je m'intéressai davantage à l'étude, je fus aussi moins sauvage avec mes camarades. Je pris part à leurs jeux, comme je ne l'avais pas encore fait, et fus bientôt parmi les plus forts aux barres, à la balle, à la sauterelle; cependant je causais toujours peu , parce que , sur trop de choses , nous n'aurions pu nous entendre : ils avaient dans la tète des idées , des théories, des systèmes, et je n'y avais, moi, que bestiaux et paysans.

Je tâchais de cacher, sur ce point , mon infériorité.

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38 uÉuoiitES d'un imbécile.

Mais, aux barres , à la balle , à la sauterelle , au cheval fondu , au père Larillon , je reprenais avantage , ça me suffisait.

A la fin de l'année , le prix de physique fît grand plaisir à mon père , et cela me valut (jugez de ma joie ! ) d'être envoyé pour toutes les vacances à la ferme.

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