SCÈNE Y
Polichinelle , le Commissaire (avec l’écharpe tricolore et une superbe paire de moustaches) .
LE GOMUISSAIRE.
Bonjour , monsieur Polichinelle.
Qui diable êtes-vous ?
LE COMMISSAIRE
Vous ne me connaissez pas ?
Ni envie de vous connaître.
LE COMMISSAIRE
Il faudrait pourtant que nous fassions connaissance ensemble, car vous avez tué je ne sais combien de personnes.
Si vous ne le savez pas, il faut aller l’apprendre.
LE COMMISSAIRE
D’abord , qui est-ce qui a tué l’homme d’en face ?
Qu’est-ce que cela vous fait? Cela ne vous regarde pas.
Digitiz£“i
LE COMMISSAIRE
Je veux savoir qui a tué cet homme d’en face.
C’est moi I eh bien ; après, êtes- vous content î
LE COMMISSAIRE
Alors tu vas aller en prison , et tu seras pendu.
Je n’irai pas.
LE COMMISSAIRE
Tu iras. I
POLICHINELLE. j
Pourquoi irais-je ?
LE COMMISSAIRE. '
Parce que tu as tué le cahareliei*.
Qui vous l’a dit ?
Moi?
Oui, toi.
LE COMMISSAIRE
LE COMMISSAIRE
Et VOUS l’avez cru?
LE COMMISSAIRE
Sans doute.
Vous Ôtes un fameux Nicodème, de croire ainsi tout ce qu’on vous dit ; je l’ai dit pour rire.
LE COMMISSAIRE
Chansons que tout cela !
Ah ! vous voulez des chansons ? Aimezvous cet air-là ?
(Il lui donne des coups de bâton.)
Digiiked by Cic;.
LE COMMISSAIRE
(se sauvant et toujours poursuivi par Polichinelle qui tape sans relâche).
Au meurtre ! au meurtre ! à l'assassin !
au voleur ! au feu !
Ah ! vous aimez les chansons ; j’en sais sur tous les tons, sur le haut, et sur le bas ton...
(Le commissaire parvient à trouver la porte , et , ' se sauve.)