LEGENDRE
Eh ! bien ^ moi aussi j'ai une proposition à faire.
ROBESPIERRE
Quelle est-elle l
LEGEJSDRE.
C'est qu'il est indigne qu'on leur accorde pour
d'u.X PaÊTHË RÉGICIDE. 6*1
vivre ce qui suffirait à trois citoyens. N'a^onsnous pas aboli toutes les distinctions? Qu'est-ce qu'ils sont de plus que moi , de plus qu'un çom cher, qu'un décrotteur? Nous sommes tous égaux ; nous ne valons pas plus les uns que les autres. C'est déjà beaucoup que dç hourrir les Capets à rien faire. On devrait les forcer à travailler,
leur donner un état; et je propose oui,
je propose qu'on n'accorde à chacun d'etix, poinr sa subsistance, que ce qui suffit à un seul citoyen, à des gens qui valent mieux qu'eux j et qui, encore, ne viven^ pas aux dépens de la république.
MARAT
 ta santé, Legendre> tu as parlé comme un prophète.
LSGENDRE.
Il n'y en a plus de prophètes.
MARicT.
C'est égal. Il faut que Barrère propose son arrêté , et qu'il y ajoute l'article de Legendre.