‹ Mémoires de A.-C. Thibaudeau, 1799-1815Chapitre 27 sur 211 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

€ pilleau, de Montaiffu. Je ne veux pas que l'on jette de l'huile « sur le feu, quand je fais tous mes efforts pour l'éteindre. II « faut que chacun fasse des sacrifices à la paix. »

Les ordres furent donnés par les ministres pour annoncer ma mission et je me mis en route. Je commençai par Nantes, je suivis le littoral jusqu'à Rochefort, où l'on lança en ma présence un superbe vaisseau. Je me rendis ensuite dans ma ville natale où je restai peu de temps au sein de ma famille sans me pré>valoir de mon titre de conseiller d'État en mission, et je revins H Paris emmenant avec moi mon père.

Cette mission n"ayant été qu'une faveur du Premier Consul, je la remplis assez rapidement. Je ne perdis pas cependant l'occasion de l'utiliser. J'étais d'ailleurs curieux de voir un pays voisin de mon département, que je ne connaissais pas, et surtout cette Vendée si pleine de lugubres souvenirs. Je passai à Montaigu. J'y vis Goupilleau, mon ancien collègue à la Convention, républicain exalté. Il était très irrité et se plaignait de l'insolence des nobles, du fanatisme des prêtres, de l'humiliation des patriotes. Je lui fis comprendre que les temps étaient changés; que le Premier Consul ne pouvait et ne voulait pas gouverner par un parti; qu'il tendait à éteindre les partis et à les confondre en accordant à chacun la même protection, une égale sécurité; que les patriotes devaient les premiers donner l'exemple. Je fis le même sermon aux prêtres. Quant aux nobles, je n'en vis pas un; ils ne vinrent pas à moi, je n'allai pas les chercher. Il y avait encore beaucoup de ruines dans la Vendée; mais on rebâtissait, la culture se ranimait. Chacun travaillait à effacer les traces de la guerre civile sous les auspices d'un gouvernement ([ui mettait sa gloire à en réparer les calamités.

Le Premier Consul fut content du rapport que je lui lis, je lui présentai mon père, il l'accueillit avec bienveillance et causa avec lui de Poitiers, des tribunaux. Il se permit mi*me quelques plaisanteries sur notre grande Vi/lasse. En sortant de cette aidience, mon père, qui était d'une haute taille, me parut frappé de la petitesse de celle de Bonaparte, devant lequel il s'était, me disait-il, rapetissé pour se mettre autant que pos-

sible à son niveau. Du reste, il avait trouvé que le Premier Consul maniait aussi bien la parole que l'épée. Je présentai mon père aux deuxième et troisième consuls et au ministre de la Justice. Lebrun le reçut comme un ancien collègue de l'Assemblée constituante; Camlnicérès avec affabilité, comme un homme de sa robe. Jusque-là tout allait fort liien. Mais mon père, sans ambition et ennemi de la contrainte, en prit à son aise, fit de rares visites et se concentra dans son Corps législatif. Je le laissai suivre sa modeste carrière.

La paix avec l'Angleterre compléta la pacilication générale. Le Premier Consul n'avait été nommé par la Constitution que pour dix ans; cela ne lui suffit pas; il s'occupa d'agrandir et d'affermir son pouvoir. Le Sénat ne le prorogea que pour dix autres années. Un arrêté des Consuls décida que le peuple serait consulté sur cette question : « Napoléon Bonaparte sera-t-il « nommé Consul à vie? i Le 6 prairial, à la fin dune longue conversation que j'eus à ce sujet avec lui. il m'autorisa à lui remettre par écrit mes idées sur les institutions que nécessitait un changement aussi notable dans la constitution consulaire. Le 8, je lui remis la note suivante, ainsi que je l'ai dit dans mes Mémoires sur le Consulat (p. 275j, où, lors de leur impression en 1827. et vu mon état de proscrit, je ne crus pas prudent de l'insérer. Je la restitue ici.

« Note pour le Premier Coiisnl .

« Pour consolider la République, je jetterais un voile épais

(( sur tout ce que la Révolution a eu de calamités ; j'honorerais

8 la nation poui- l'avoir faite, les hommes qui l'ont secondée,

a les institutions, les idées et les principes qu'elle a consacrés.

« J'en confierais la garde à ceux qui sont le plus intéressés

« à les défendre. Je donnerais au peuple la nomination de

« certaines magistratures et surtout de ses représentants. J'en-

« vironnerais la représentation nationale d'une grande consi-

« dération. Je permettrais la libre discussion des lois. J'encou-

« ragerais le développement de l'opinion et la circulation des

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« lumières par la liberté de la presse. Je prote'gerais la sûreté' « personnelle contre les abus du pouvoir. Je voudrais que le « citoyen ne dépendît que de la loi et des juges qui en seraient « les organes indépendants. En un mot, je ferais de la France « un Etat tout à fait nouveau dans le monde et qui finirait par t servir de modèle aux autres peuples.

« Pour fonder un tel ordre de choses, il faut, je le sens, une « volonté forte et un bras puissant. Mais quel homme eût « jamais dans ses mains, comme Bonaparte, les destinées du « premier peuple du monde et celles de l'humanité tout « entière'? Quel homme a jamais réuni à plus de circonstances « fcivorables plus de qualités éminentes? Quelle plus belle car- « rière de gloire s'est jamais offerte au génie?

« Mais quel est le moyen de réaliser ce grand but ? Il est tout « entier, jose le dire, dans une bonne représentation des inté- « rets nationaux. Il ne faut pas se le dissimuler, on ne peut (I plus gouverner autrement un peuple éclairé et qui a été com- 01 plètement révolutionné. Le temps delà foi, des prestiges et « des miracles est passé, en France surtout plus qu'ailleurs. « Toute organisation sociale qui n'y sera pas fondée sur les « intérêts moraux et matériels et sur les nouvelles opinions, sera « factice et n'aura pas de durée.

« Sous le rapport de la représentation, la Constitution « actuelle est extrêmement défectueuse. Il n'y a point de repré- « sentants là où ils ne sont pas nommés par le peuple. Ce vice « est radical. Le Corps législatif a une attitude ridicule, et le a Tribunat n'est plus que la doublure du Conseil d'État; c'est « son écho dans Tantre du silence. Le Sénat ressemble à un « cbapitre de chanoines; ce sont de ricbes bénéfîciers sans « charge d'âmes. Ce sont certainement bien moins les hommes » que les institutions elles-mêmes qu'il faut accuser. Et cepen- « dant on trouve que cela ne va pas encore assez bien, et l'on f veut réformer! Si c'est pour eiïacer tout à fait cette ombre « expirante de représentation, je n'ai rien à dire; si c'est pour « la rappeler à la vie, il faut en revenir aux principes et éta- « blir une représentation nationale digne de ce nom. Peut-être « notre Constitution de l'an III laissait-elle à cet égard peu de

« choses à désirer. Si un Bonaparte avait été à la place du « Directoire, elle existerait encore. Il n'y avait qu'une !?rande s lacune, c'était peut-être de donner au pouvoir exécutif le « droit de convoquer, de proroger et de dissoudre les Conseils « législatifs, de leur proposer des lois et de les sanctionner. On f peut facilement s'accorder sur la nomination des représen- « tants, sur leur renouvellement, leurs attributions et sur le « plus ou moins détendue à donner au droit d'élection.

« Les deux Chambres seront-elles composées des mômes élé- « ments et formées de la même manière? L'une sera-t-elle « démocratique et l'autre aristocratique? C'est un point très « important, il est vrai; mais ce n'est pas ici le lieu d'examiner « toutes ces questions. Je ferai cependant observer en passant « qu'il ne faut plus penser à une aristocratie telle qu'on l'a « entendue jusqu'à présent. Ce serait rétrograder vers la féoda- « lité, et heureusement il n'en existe plus la moindre trace. « L'aristocratie possible ne peut plus être que la sommité des « intérêts nés de l'ordre social actuel en général et, en parti- « culier, de la Kévolution. Dès lors, les deux Chambres ont au » fond le même intérêt. Par conséquent, la division du pouvoir ï législatif est moins une représentation d'intérêts différents « qu'un moyen presque mécanique d'assurer le calme et la « sagesse des délibérations. Je me borne, du reste, aux princitt pales pièces de la charpente. Quoi que l'on décide et que l'on « fasse, l'édifice bâti d'après ce croquis serait toujours meilleur « que tout ce qui existe actuellement. Voilà pour la législa- « tion !

« La représentation serait imparfaite si elle n'était pas « admise aussi dans l'administration des intérêts locaux. Elle « est la base essentielle d'un bon système municipal et dépar- « temental. Le gouvernement peut et doit y participer pour en « tempérer et en diriger l'action. Nos constitutions précédentes (( fournissent à cet égard des dispositions auxquelles il y a peu « de choses à changer.

« Une fois la hiérarchie représentative établie, le peuple et le « gouvernement ont leurs garanties et la nation est véritable- « ment organisée. Tout le reste en découle naturellement. 11

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n'est plus licsoin Je eoips intermédiaires. Le gouvernement et le peuple agissent réciproquement l'un sur l'autre par la représenliition. C'est là ce qui distingue essentiellement le système représentatif du système féodal. Pour que l'opinion publique, qui doit jouer un si grand rôle dans un gouvernement représentatif, soit connue de tous les pouvoirs, il est iiulispensajjle que le peuple puisse communiquer avec eux. Il ne le peut que par la liberté de la presse. C'est le remède nécessaire des erreuis et des abus. Sans cela, toute l'organisation sociale n"est qu'un vain fantôme et un corps sans vie. « Les gouvernants et les représentants sont, comme hommes, sujets à toutes les faiblesses humaines; il faut donc qu'ils s'attendent à èlre relevés, contrariés, critiqués. C'est dans l'essence du système représentatif dont vous avez vousm('me pioclamé l'ère nouvelle. Il faut que chez une nation libre l'opinion puisse citer à son triliunal le premier magistrat comme le dernier citoyen. Pour une grande àme, la compensation de ces contrariétés se trouve dans le développement de tous les genres de prospérité et de puissance qu'enfante la liberté.

« Je vous ai entendu dire qu'on ne pouvait pas gouverner sans arbitraire, et que si l'on renvoyait des Chouans aux tribunaux, ils seï'aient acquittés. Ce serait un bien moindre mal que leur détention illégale. Lorsqu'il survient de ces circonstances, toujours plus rares qu'on ne croit pas, où les lois ordinaires sont insuffisantes pour sauver l'État, c'est sans doute un grand malheur; mais encore, dans ce cas-là, c'est à la loi et non à l'arbitraire qu'il appartient d'y pourvoir. « Enfin, la plupart des embarras qu'éprouvent les gouvernants viennent de ce qu'ils se font un intérêt à part des gouvernés. Alors naît un état de guerre sourde; pour se défendre, le pouvoir s'arme aux dépens des libertés publiques. C'est l'antipode du système représentatif et une déviation funeste du but que se propose la société.

« Je passe au gouvernement. Le mot stabilité est maintenant à l'ordre du jour; je suis étonné qu'on n'y mettre pas celui d^éternité. On ne voulait proroger le Consulat que pour

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« dix ans, on vous l'a donné à vie. Il y a deux jours que cela « s'est fait et déjà Ton parle de le rendre héréditaire dans votre <i famille, ou au moins de vous donner le droit de désigner « votre successeur. Si la France doit avoir un roi, je vous (( donne ma voix; je ne connais personne plus digne que vous « du trône. Vous n'avez qu'à dire un mot, et la nation, éblouie « de votre gloire, vous y place. Mais ce n'est rien de tuer tout « d'un coup la République, on tue en même temps la Révolu- « tion. Toutes les institutions féodales viendront environner « votre trône. Probablement, vous ne le voudrez pas; elles y « viendront malgré vous et vous finirez par vous y soumettre. « Ce seront les anciens privilégiés qui accourront, les hommes « de la Révolution, moi peut-être, qui, ne pouvant plus s'oppo- « ser à la contre-révolution, viendront vous aider à la faire, « n'espérant plus trouver qu'en vous une garantie. Quand cela ï sera consommé, nous serons effrayés de notre fausse situa- « tion; peut-être ne serez-vous pas sans inquiétude sur la « vôtre; mais on ne pourra plus rétrograder, on n'en aura plus « ni la volonté ni la force. L'ancienne aristocratie seule se trouï vera à sa véritable place. Alors, si vous veniez à nous man- « quer, qui viendrait occuper le trône ? Votre successeur « désigné? Vous savez ce qu'on fit du testament de Louis XIV. « Votre héritier? S'il n'a pas votre génie, quel titre opposera-t-il, « devant une nation déchue de son énergie et de sa souveraineté, ï aux titres de l'ancienne dynastie soutenue par toutes celles « de l'Europe? Ouels poids auront alors les hommes qui, après « avoir renversé la monarchie, auront relevé le trône? Où « seront les pères de la Révolution, les fondateurs de la Répu- « blique, les héros qui ont combattu pour elle?

« Mais il faut trancher le mot : Depuis le 48 Brumaire, les t choses en sont venues au point qu'il n'y a plus de constitution « libre possible si vous ne le voulez pas fortement. Oui, si vous t ne le voulez pas, la division des pouvoirs est une chimère; il « faut donc que vous ayez la ferme volonté de respecter et de « faire respecter les grands corps de l'État, de borner vous- « même votre puissance, de ne pas en franchir les limites, de « ne pas tout attirer à vous, responsabilité, gloire, autorité.

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« considération. Sans cela, les grands pouvoirs publics seront

« de plus en plus avilis, et tout sera étouffé par le vôtre; il

« sera grand, fort, terrible, mais il demeurera seul, et si vous

« disparaissiez, que resterait-il ? Rien. Rien de la Révolution,

« de la liberté, de la gloire nationale, de la vôtre, que d'amers

« souvenirs et des déchirements.

« Il resterait les ennemis de la Révolution exerçant leurs

« vengeances; les puissances de l'Europe toujours hostiles et

« humiliées de leurs défaites; l'ancienne dynastie aspirant

« toujours au trône. Qu'aurait à opposer la France à tous ces

» éléments déchaînés contre elle? Une nation insouciante, fati-

« guée, façonnée à l'esclavage et résignée à tout souffrir, des

« corps sans considération, des institutions sans force, et,

« dans l'avenir, de nouvelles catastrophes et une révolution

« peut-être plus sanglante que celle à laquelle nous avons

« survécu.

« Avant de donner ou en donnant tant de stabiUté au gou-

« nement, donnez-en à la Révolution, au système représentatif .

« Trempez le caractère national par des institutions libres,

« élevez entre la Révolution et la féodalité une muraille de la

« Chine! Nous avons la paix, mais longtemps encore nous

a aurons des ennemis. Conservez-nous ce qui peut seul nous

« mettre en état de leur résister et de les vaincre, l'attitude, la

« vigueur et les ressources inépuisables d'un peuple libre!

« Vous êtes Consul à vie; n'est-ce pas assez de stabilité, je

« ne dis pas pour vous, mais pour le gouvernement? Si vous

« vivez âge d'homme, le temps ne manquera pas aux amélio-

« rations ; si une mort prématurée vous enlève à la France,

t votre gloire, que vous lui aurez léguée pure, rendra la patrie

» inébranlable. La Révolution nous a replacé au premier rang

« parmi les nations, le 48 Brumaire peut nous y maintenir.

« L'administration intérieure a lait de rapides progrès, l'ordre

« s'est rétabli de toutes parts, vous avez conquis la paix géné-

« raie, vous avez fait des prodiges. N'est-ce donc pas assez pour

« le peu de temps qui s'est écoulé? Veut-on marcher plus

« vite que le temps? Pourquoi s'élancer si imprudemment

« dans l'avenir? Enfin, si l'on se décide à donner au gouverne-

« ment ce qu'on appelle de la stabilité, que l'on donne dumoins « en même temps une garantie à la nation, c'est-à-dire une « ve'ritable représentation, comme une compensation néces- « saire. Dans cette courte notice, je me suis trop abandonné t peut-être aux sollicitudes p;itriotiques dont je suis obsédé, je ï n'ai pas raisonné avec tout le sang-froid que comporte la « matière, ni avec la modération dont on ne doit jamais s'écar- « ter en vous parlant ; mais je n'ai point l'art de dissimuler ma

I pensée et j'espère que vous pardonnerez la vivacité de « quelques expressions en faveur du sentiment que m'inspirent « et le Premier Consul et la patrie. y>

Le Premier Consul ayant obtenu le Consulat à vie, le sénatusconsulte du 16 thermidor fit à la' constitution de l'an Vlll les changements qu'il jugeait convenables à sa nouvelle dignité. C'était le contre-pied de ce que je lui avais proposé dans ma note. Lorsque, pour la forme, il apporta le projet de sénatus-consulte au Conseil d'État, je gardai le silence et je me soumis à ce que je ne pouvais empêcher.

Quelques jours après, j'allai chez le Premier Consul pour affaire. Je n'avais nulle envie de parler d'une chose accomplie.

II jugea à propos d'y revenir, de m'expliquer ses motifs, de se justifier pour ainsi dire, comme pour me convertir (i). Je ne sais quelle opinion il aurait eue de moi si j'avais faibli; mais je ne lui dissimulai pas mes regrets et mes inquiétudes pour l'avenir. Il m'écouta avec indulgence, essaya de me rassurer et termina la conversation en me disant qu'il aimait toujours à entendre l'opinion d'un honm'te homme. Il m'était agréable de le croire; je ne tardai pas à revenir de mon illusion.

Un projet de règlement pour l'exécution du Sénatus-consulte du 46 thermidor portait, article dernier : « Le collège électoral « du département de la Seine ne s'assemblera jamais dans l'in- « térieur de la ville de Paris. »

Le Premier Consul dit : « Cette rédaction est odieuse; dites : I s'assemblera à Saint-Denis. »

— Lacuée : « Il faut laisser le gouvernement maître. »

(1) Voir Mémoire!^ sur le Consulat, p. 314.

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— Le Premieu Consul : « Non, parce qu'on dirait à chaque « convocation que le gouvernement a peur. Il vaut mieux que le règlement dispose. »

— llÉAL : « Une assemblée de trois cents personnes ne peut « pas être plus dangereuse à Paris qu'à Saint-Denis. »

— Le Premier Consul : « C'est un enfantillage. A Paris, les « électeurs seront toujours tentés d'excéder leurs pouvoirs; ils « y seront poussés. A Saint-Denis il est facile de leur couper « toute communication. Nousavons l'exemple de la Révolution. « Tout le mal, c'est la Commune de Paris qui l'a fait. »

Quelqu'un dit à demi-voix à Héal : Quorum pars maf/na fui.

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