CHAPITRE XXI
la lois sur la rue Saiut-Honoré, sur le quai du Louvre, et sur le Pont-Royal. • (P. 3fil.)
* Alors une voix ferme s'élève ; • Les prétentions des sections
< étaient sans fondement, dit-elle, mais dans tous les cas nous
* serions des insensés si nous consentions à traiter comme une
* affaire judiciaire l'établissement d'une grande République! Il n'y
* a plus de ménagements à garder : il faut réduire les révoltés par « la force, et vaincre ou périr ' ! » (P. 362.)
• Pendant l'action, Barras, ses collègues adjoints et leur étatmajor se sont portés partout où leur présence pouvait être le plus nécessaire. On les a vus successivement au cul-de-sac Dauphin, à la rue Saint-Nieaise, aux batteries du Pont-Royal. » (P. 365.)
« A neuf heures, Barras se présente à l'assemblée, il descend de cheval : * J'ai opposé la force à la force, dit-il à ses collègues; « il a bien fallu combattre ceux qui s'avançaient obstinément pour c s'établir sur vos banquettes. Maintenant il ne s'agit plus que de
< dissoudre les restes de la rébellion. Les assaillants de Saint-Roch
■ se sont retranchés dans l'église. Ceux de la rue de l'Échelle et de « la rue Saint-Nicaise se sont repliés sous les galeries du théâtre de € la République et du Palais- Royal. Ils sont encore trop voisins; et € voici les dispositions qui vont terminer la journée. Duvigneau et
< Montchoisy, qui ne sont plus nécessaires à la place Louis XV, se c sont mis en marche avec deux pièces de canon par la grande rue t Royale ; ils tournent la place Vendôme par le boulevard de la
< Madeleine ; en même temps, Berruyer débouche des passages des
< Feuillants sur la place Vendôme. Brune, sorti du déùïé de la rue « Saint-Nicaise, pousse devant lui des obusiers qui achèvent de € balayer la rue de Richelieu ; et Carteaux, qui n'a plus rien à faire € du côté du Louvre, passe sur la place du Palais-Royal pour
■ dégager la rue Saint-Honoré jusqu'à l'Oratoire. Le succès n'étant • plus contesté, on ne tire plus qu'à poudre. • (P. 366.)
€ Dans la séance du 18, cinq Jours après l'événement, le nom du général qui a commandé en second sous Barras est enfin prononcé....
• Barras vient appeler formellement l'attention de ses collègues sur les services de son lieutenant, et fait rendre le décret qui le
1. " Les premiers coups de fusil partirent, non de l'hôtel de Noailles, non, comme on le dit dans le temps, de l'hûl^l occupé par le restaurateur Vénus, mais d'une maison voisine-.. Ces coups de fusil eurent pour but de faire cesser l'irrcsolulion des comités et d'empêcher qu'ils consentissent à quelques transactions qui auraient évidemment assuré le triomphe des S' " efTet, ce fut le siRnal du combat. Bonaparte laissa même croire que c 'lui avait fait tirer. - ITliibaudeau, Fie de Napoléon, p. t2t et 122.)
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confirme dans l'emploi de commandant en second de l'année de l'intérieur.
• De la tribune, le nom du général de brigade Bonaparte passe dans les journaux, et sort dès ce moment de l'obscurité qui l'avait jusqu'alors enveloppé.
€ Le 24 vendémiaire, 16 octobre 179o, Bonaparte est promu au grade de général de division ; enfin^ dis jours après (4 brumaire, 26 octobre), il est définitivement nommé général en chef de l'armée de l'intérieur. . (P. 372 et 373.)
f La commotion de Vendémiaire a lancé le général Bonaparte et sa fortune! . (P. 383.)