I " MAI I
Domenico, fils d'Antonio Sputasenni, me doit à raison de six écus par mois, ce qui me paraît très-juste, la dépense que j'ai faite depuis le 8 juillet 1559 jusqu'au 25 décembre 1559, c est-à-dire pendant quatre mois et demi, pour la Dorotea, sa femme, Antonio, son fils, et la Margarita, sa fille. Je les ai recueillis chez moi, parce que, le 8 juillet susdit, Domenico fut emprisonné par Tordre des Huit.
Il me doit en outre deux écus par mois pour sa nourriture, que je lui ai envoyée matin et soir, pendant quatre mois, depuis le 25 juillet 1559, jour où il fut emprisonné aux Stinche, jusqu'au 25 décembre, comme le certifie le livre Debitori e Creditori, seg. A, car. 136.
Il me doit encore huit écus par mois pour sa dépense et celle de sa femme Dorotea et de ses enfants Antonio et Margarita, pendant seize mois et cinq jours, c'est-à-dire, depuis la date de son élargissement jusqu'au icr mai 1561, époque de sa sortie de chez moi. Pendant tout ce temps, Domenico travailla dans la fabrique de draps de la maison Amideo ; néanmoins, il ne voulut jamais rien me donner : de sorte que, pour les susdits seize mois et cinq jours, il me doit cent vingt-huit écus, bien que sa famille et lui m'aient coûté plus. Soit cent vingt-huit écus, comme il est consigné dans le livre Debitori et Creditori, seg. A, car. 136.
(Biblioteca Riccardiana.)