CHAPITRE IV (i
Arrivée à Fontainebleau. — Présentation au roi. — Voyage en Dauphiné.
— Désappointements. — Départ pour la Terre Sainte. — Le messager.
— Retour. — Générosité de François Ier. — Commandes. — Installation à Paris. — Le Petit-Nesle. — Le prévôt de Paris. — Monseigneur de Villeroy. — Le seigneur de Marmagne. — Le vicomte d'Orbec.
Nous trouvâmes la cour du roî à Fontainebleau, et nous nous rendîmes chez le cardinal, qui nous fit aussitôt donner des logements; cette soirée se passa très-bien. Le lendemain, la charrette nous apporta nos bagages. Le cardinal apprit alors notre arrivée au roi, qui voulut me voir sur-lechamp. Je me présentai à Sa Majesté avec le vase et l'aiguière. Dès que je fus en sa présence, je lui baisai lesgenoux : elle me releva avec une gracieuseté extrême. Je la remerciai de m'avoir délivré de prison, et je lui dis que de tels bienfaits étaient inscrits sur les livres de Dieu avant les actions les plus méritoires, bien que tout prince juste et bon comme lui fût obligé de protéger les hommes de talent, surtout quand ils étaient aussi innocents que moi. Cet excellent roi m'écouta avec une rare bienveillance. Quand j'eus fini de parler, il prit le vase et l'aiguière et s'écria : — « En vérité, je ne crois pas que les anciens aient jamais rien produit d'aussi beau. Je me souviens d'avoir vu tous les chefsd'œuvre des meilleurs maîtres d'Italie, mais aucun ne m'a autant frappé que celui-ci. » — Ces choses, et d'autres beaucoup plus flatteuses encore, furent dites en français par le roi au cardinal de Ferrare. Il se tourna ensuite vers moi et
me dit en italien : — « Benvenuto, passez joyeusement quelques jours; amusez-vous et faites bonne chère. Pendant ce temps, nous songerons à vous faciliter les moyens d'exécuter quelque chef-d'œuvre. » — Le cardinal de Ferrare reconnut que le roi était enchanté de mon arrivée, et que les petits ouvrages que j'avais montrés à Sa Majesté avaient suffi pour qu'elle se promît de pouvoir réaliser les grands projets qu'elle nourrissait.
Nous suivîmes la cour, non sans tribulations de tout genre, le train du roi se composant toujours de plus de douze mille chevaux. En effet, lorsque l'on est en paix et que la cour est complète, on y compte dix-huit mille hommes. Parfois nous campions dans des endroits où il y avait à peine deux maisons; on dressait alors des baraques en toile, à l'instar des Zingani, et souvent on avait beaucoup à souffrir.
Je ne cessais de tourmenter le cardinal pour qu'il sollicitât le roi de m'envoyer travailler, mais il me répondait que je n'avais rien de mieux à faire que d'attendre que le roi s'en souvînt lui-même. Il me recommanda aussi de me montrer quelquefois aux yeux de Sa Majesté. Je lui obéis, et, un matin, le roi m'appela près de lui pendant son dîner. Il me parla en italien, et me dit qu'il ruminait de grandes entreprises; que bientôt il m'indiquerait où je devais travailler, et qu'il pourvoirait à tous mes besoins. Il ajouta ensuite une foule de choses qui me causèrent un vif plaisir.
Le cardinal de Ferrare était présent à cet entretien, parce qu'il mangeait presque tous les matins à la petite table du roi. Lorsque Sa Majesté se fut levée de table, il lui dit, comme on me le rapporta plus tard : — « Majesté sacrée, ce Benvenuto a une telle envie de travailler que c'est presque un péché de faire perdre du temps à un artiste d'un si grand talent. » — Le roi lui répondit qu'il avait raison, et il le chargea de s'entendre avec moi sur les appointements que je désirais.
Le cardinal, qui avait reçu cette commission le matin, m'envoya chercher le soir, après souper, et m'annonça de
la part du roi que Sa Majesté avait résolu de me mettre à l'œuvre, mais qu'auparavant elle voulait que je susse quels seraient mes appointements. — « Il me semble, continuat-il, que, si Sa Majesté vous donne trois cents écus par an, vous pourrez très- bien vous en tirer. Du reste, reposez-vous sur moi du soin de vos intérêts ; car, chaque jour, il se présente d'admirables occasions dans ce grand royaume, et je ne manquerai jamais de vous servir de tout mon pouvoir. » — « Quand Votre Seigneurie révérendissime, lui répondisje, me laissa à Ferrare, elle me promit, sans que je l'en priasse, de ne me faire quitter l'Italie qu'après m'avoir instruit des conditions auxquelles je devais entrer au service de Sa Majesté. Au lieu d'observer cet engagement, Votre Seigneurie m'a envoyé l'ordre exprès de partir en poste, comme si mon art se professait au galop. Si Votre Seigneurie m'eût parlé de trois cents écus, je lui aurais appris que je ne me serais pas bougé pour six cents. Quoi qu'il en soit, je rends grâces au ciel et à Votre Seigneurie révérendissime, qui a été l'instrument choisi par Dieu pour me tirer de prison. C'est pourquoi je déclare à Votre Seigneurie que, si grand que soit le tort qu'elle me cause maintenant, il n'équivaut pas à la millième partie de l'immense bienfait que j'ai reçu d'elle. Je la remercie donc de tout mon cœur, et, en prenant congé d'elle, je lui promets que, partout où je serai et tant que je vivrai, je prierai Dieu pour elle. » — « Va où tu voudras, s'écria le cardinal irrité : on ne peut faire du bien à un homme malgré lui. » — Certains parasites, qu'il traînait à sa suite, ne manquèrent pas de dire : — « Il se croit donc un bien grand personnage, qu'il refuse trois cents écus par an ! » — Mais en revanche, on leur répliqua : — « Le roi ne trouvera jamais un artiste de ce mérite, et notre cardinal veut le marchander comme un fagot. » — On m'assura que ce futmesser Luigi Alamanni qui parla de la sorte. Cela se passait le dernier jour d'octobre, en Dauphiné, dans un château dont j'ai oublié le nom.
En quittant le cardinal, je me dirigeai vers mon logement, qui était situé à trois milles de là. Un secrétaire de Sa Sei-
gneurie, qui habitait le môme endroit, m'accompagna pendant tout le chemin ; il ne cessa de me demander quelles étaient mes intentions et quels appointements j'aurais désirés. — « Je m'attendais à tout cela. » — Tels furent les seuls mots qu'il put tirer de moi.
Je trouvai chez moi Pagolo et Ascanio ; ils s'aperçurent de mon trouble, et me forcèrent de leur raconter ce que j'avais. Lorsque je vis la stupéfaction de ces pauvres jeunes gens, je leur dis : — « Demain matin, je vous donnerai largement de quoi retourner chez vous. Quant à moi, je partirai seul pour une affaire de la plus haute importance, que j'ai en tête depuis longtemps. »
Notre chambre n'étant séparée que par une cloison de celle du secrétaire, peut-être entendit-il cette conversation, et écrivit-il au cardinal ce que j'avais projeté : toutefois, je n'en ai jamais rien su. Je passai la nuit sans fermer l'œil. Il me tardait que le jour arrivât pour exécuter la résolution que j'avais formée.
Dès que le matin se montra, je fis seller les chevaux, j'achevai lestement mes préparatifs, et je donnai à mes deux jeunes gens tout ce que j'avais apporté avec moi, et, en outre, cinquante ducats d'or. J'en gardai autant pour moi ainsi que le diamant que j'avais reçu du duc de Ferrare. Je conservai seulement deux chemises et quelques vêtements de cheval en assez mauvais état, que j'avais sur le dos.
Je ne pouvais me débarrasser de mes deux jeunes gens, qui voulaient à toute force venir avec moi. Enfin, je me moquai d'eux en leur disant : — « Comment! un de vous a déjà de la barbe, l'autre va en avoir; je n'ai rien épargné pour vous communiquer mon pauvre talent, si bien que vous êtes les premiers ouvriers d'Italie, et vous ne rougissez pas de n'oser marcher sans lisières ! c'est vraiment honteux ! Et si je vous laissais sans argent, que diriez-vous donc? Allons ! éloignez-vous, que Dieu vous bénisse mille fois. Adieu ! » — Là-dessus, je tournai bride, et je les quittai tout en larmes.
Je suivis une très-belle route qui traversait un bois. Je
voulais faire dans la journée quarante milles au moins, afin d'atteindre l'endroit le plus solitaire que je pusse imaginer.
A peine avais-je parcouru deux milles, que j'avais déjà résolu de ne plus paraître désormais dans un pays où je fusse connu, et de ne plus exécuter d'autre ouvrage qu'un Christ haut de trois brasses, en m'efforçant de lui imprimer, autant que possible, cette indicible beauté avec laquelle il m'avait apparu. J'étais décidé à aller visiter le saint Sépulcre.
Au moment où je pensais que j'étais assez éloigné pour que personne ne sût me retrouver, j'entendis des chevaux galoper derrière moi. Je ne fus pas sans éprouver quelque appréhension, car ces parages étaient infestés de bandes d'aventuriers qui n'hésitaient pas à assassiner sur les grands chemins. Bien qu'il ne se passât pas de jour sans que l'on pendît quelques-uns d'entre eux, ils semblaient s'inquiéter fort peu de la potence.
Lorsque les cavaliers qui me poursuivaient se furent rapprochés, je reconnus un messager du roi et mon jeune ouvrier Ascanio. Le messager me cria en m'abordant : — « Au nom du roi, je vous somme de vous rendre auprès de Sa Majesté. » — « Je n'obéirai pas, lui répondis-je, attendu que tu es envoyé par le cardinal. » — Il me répliqua que, si je refusais de le suivre de bon gré, il était autorisé à requérir l'assistance des habitants pour megarotter et m'emmener prisonnier.
Ascanio me supplia de ne point résister, et me rappela que, quand le roi jetait quelqu'un en prison, il laissait toujours s'écouler au moins cinq ans avant de se décider à l'en tirer. A ce mot de prison, je songeai à celle de Rome, et je fus saisi d'une telle épouvante, que je mis aussitôt mon cheval dans le chemin que m'indiqua le messager du roi. Cet homme, tant que dura le voyage, ne cessa de marmotter en français des bravades et des injures capables de me faire renier Dieu.
En arrivant aux logements du roi, nous passâmes devant ceux du cardinal de Ferrare. Comme il se trouvait sur sa
porte, il m'appela et me dit : — « Notre roi très-chrétien vous a assigné des appointements semblables à ceux qu'il donnait au peintre Léonard de Vinci, c'est-à-dire sept cents écus par an. De plus, il vous payera tous les ouvrages que vouslui ferez, et, en outre, il vous gratifie, pour votre bienvenue, de cinq cents écus d'or qui vous seront remis avant que vous ne partiez d'ici. » — Quand le cardinal eut fini de parler, je lui répondis que c'étaient là des offres vraiment dignes d'un si grand roi.
Le messager, qui ne savait qui j'étais, voyant qu'on me proposait, de la part de Sa Majesté, un si magnifique traitement, se confondit en excuses, pendant que Pagolo et Ascanio s'écriaient : — « Dieu nous a donc aidés à reprendre nos honorables lisières ! »
Le lendemain, j'allai présenter mes remerciements au roi. Il m'ordonna d'exécuter les modèles de douze statues d'argent destinées à être employées en guise de candélabres autour de sa table. Il voulait qu'elles représentassent six dieux et six déesses, et qu'elles fussent exactement de sa taille, qui était à peu près de quatre brasses.
Il se tourna ensuite vers le trésorier de ses épargnes, et il lui demanda s'il m'avait compté les cinq cents écus. Le trésorier répondit qu'on ne l'en avait point prévenu. Le roi en fut très-mécontent, car il avait recommandé au cardinal d'avertir son trésorier. Enfin, Sa Majesté me dit d'aller à Paris et de chercher un atelier convenable, et il ajouta qu'il aurait soin de me le faire donner.
Après avoir reçu les cinq cents écus d'or, je partis pour Paris où je m'installai dans une maison du cardinal de Ferrare.
Je me mis aussitôt à l'œuvre en invoquant le nom de Dieu, et j'exécutai en cire quatre petits modèles, hauts de deux tiers de brasse, représentant Jupiter, Junon, Apollon et Vulcain.
Sur ces entrefaites, le roi vint à Paris. Je m'empressai d'aller le trouver avec mes ouvriers Ascanio et Pagolo et de lui porter mes modèles. Il en fut très-content, et il me recom-
manda de commencer par exécuter en argent le Jupiter de la dimension convenue.
Je présentai alors à Sa Majesté mes deux jeunes gens en lui disant que je les avais amenés d'Italie pour son service, parce qu'étant mes élèves ils devaient m'aider beaucoup mieux que les ouvriers de Paris. Le roi m'approuva et me dit de leur fixer moi-même un salaire. Je répondis que cent écus d'or pour chacun d'eux seraient suffisants, et que je saurais leur faire bien gagner cet argent. Ce fut chose conclue.
J'appris ensuite au roi que j'avais trouvé un emplacement qui me semblait convenir parfaitement à mes travaux. — « Cet endroit, continuai-je, se nomme le Petit-Nesle et appartient à Votre Majesté, qui l'a cédé au prévôt de Paris ; mais comme celui-ci ne l'utilise point, Votre Majesté peut le donner à moi, qui en tirerai bon parti pour son service. »*
— « Ce château esta moi, répliqua le roi, et je sais très-bien que celui à qui je l'ai laissé ne l'habite point. Ainsi donc prenez-le pour vos travaux. » — Et aussitôt il enjoignit à un de ses lieutenants de m'en mettre en possession. Cet officier lui représenta que cela était impossible ; mais le roi se fâcha et déclara qu'il entendait donner son bien à qui bon lui semblait, et surtout aux gens qui travaillaient pour lui ; que ce château ne servait à rien, et enfin qu'il voulait qu'on ne lui parlât plus de cela. Le lieutenant ajouta qu'il faudrait employer un peu de force. — « Allez, allez, s'écria le roi, et si un peu de force ne suffit pas, employez-en beaucoup. »
— Le lieutenant me conduisit alors au Petit-Nesle. Il fut en effet obligé d'avoir recours à la force pour m'y installer. 11 m'avertit ensuite de bien me tenir sur mes gardes si je désirais ne point y être tué.
Dès que j'eus pris possession du château, je m'entourai de domestiques et j'achetai une grande quantité d'armes d'hast. Pendant quelques jours, j'eus à subir de rudes tribulations : car, le prévôt de Paris étant un personnage très-puissant, tous les autres gentilshommes m'étaient hostiles et m'accablaient de tant d'insultes que je ne pouvais y résister.
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Je noterai qu'à l'époque où j'entrai au service de Sa Majesté, nous nous trouvions en 1^40, et que, par conséquent, j'avais précisément quarante ans.
Abreuvé d'insultes, j'allai supplier le roi de m'établir ailleurs. — « Qui êtes-vous ?s'écria-t-il, et comment vous nommez-vous? » — Ma stupéfaction fut complète ; je ne savais ce que cela pouvait signifier. Comme je ne soufflais mot, le roi, presque en colère, me répéta les mêmes demandes. Je lui dis alors que je m'appelais Benvenuto. — « Eh bien ! répliqua le roi, si vous êtes ce Benvenuto dont j'ai entendu parler, agissez selon votre coutume, je vous en donne pleine liberté. » — Je répondisà Sa Majesté que du moment qu'elle me promettait la conservation de ses bonnes grâces, je ne m'inquiétais nullement du reste. — « Allez donc, reprit le roi en riant sous cape, mes bonnes grâces ne vous manque- 'ront jamais. » — Puis il enjoignit à son premier secrétaire, nommé monseigneur de Villeroy, de veiller à ce qu'on me pourvût de tout ce qui m'était nécessaire.
Ce Villeroy était intime ami du prévôt à qui avait appartenu le Petit-Nesle. Cet antique et vaste édifice était de forme triangulaire et touchait aux murs de la ville : il était fortifié, mais il n'avait pas de garnison. Monseigneur de Villeroy me conseilla d'y renoncer et de chercher une autre habitation, attendu qu'il appartenait à un homme extrêmement puissant qui, à coup sûr, me ferait tuer. Je lui répondis que j'étais venu d'Italie en France pour servir son illustre maître. — « Quant à mourir, ajoutai-je, je sais qu'il faut passer par là : que ce soit un peu plus tôt, un peu plus tard, je ne m'en soucie guère. » — Ce Villeroy était excessivement riche : il parlait avec lenteur, et, sous un extérieur plein de gravité et de distinction, il cachait un esprit subtil et une habileté extraordinaire en toutes choses. Rien au monde ne lui aurait coûté pour me nuire, mais il avait soin de ne point le laisser voir. Il me détacha un autre gentilhomme qui était trésorier du Languedoc et se nommait monseigneur de Marmagne.
Le premier acte de ce personnage fut de chercher les
meilleures chambres du château et de les faire arranger pour lui. Je lui déclarai que, le roi m'ayant donné ce château pour y travailler, je ne voulais point y souffrir d'autres habitants que moi et mes serviteurs. Cet homme, qui était d'un caractère fier et audacieux, me répondit qu'il entendait agir à sa guise ; que, si j'osais entrer en lutte avec lui, il me casserait la tête contre les murs, et enfin que tout ce qu'il faisait lui avait été ordonné par Villeroy. Je lui répliquai alors que moi, j'avais reçu les ordres de Sa Majesté, et que ni lui ni Villeroy n'avaient le droit d'agir de la sorte.
A ces mots, mon orgueilleux adversaire me débita en français une foule d'injures. Je lui répondis en italien qu'il mentait.
Enflammé de colère, il porta la main à son poignard. Aussitôt je saisis ma longue dague, que j'avais toujours au côté pour ma défense, et je lui dis : — « Si tu oses dégainer, *je te tue sur place I » — Il était accompagné de deux serviteurs : moi j'avais mes deux jeunes gens. Le Marmagne était hors de lui et ne savait à quoi se résoudre. Il inclinait plutôt vers le mal que vers le bien, car il murmurait entre ses dents : — « Jamais je ne supporterai un tel affront. »
Ayant reconnu que les choses allaient se gâter, je pris à l'instant mon parti, et je dis à Pagolo et à Ascanio : — « Dès que vous me verrez tirer ma dague, jetez-vous sur les deux valets et tuez-les si vous pouvez. Quant à celui-là, je me charge de l'expédier; puis nous décamperons tous ensemble avec la grâce de Dieu. »
Le Marmagne, effrayé de cette résolution, s'estima heureux de sortir vivant du château.
J'écrivis toutes ces choses, en les atténuant un peu, au cardinal de Ferrare qui en informa Sa Majesté sur-le-champ. Le roi, irrité, me donna en garde à un autre de ses courtisans, nommé monseigneur le vicomte d'Orbec. Ce gentilhomme me procura ce dont j'avais besoin avec toute la complaisance imaginable.